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Carême 2019 –  Avec le CCFD…. 

Le Carême, un temps pour changer

« C’est un scandale que la faim et la malnutrition soient encore présentes dans le monde ! […] Quelque chose doit changer en nous-mêmes, dans notre mentalité, dans nos sociétés…» Pape François

C’est ce qu’a compris aussi le CCFD, après 50 ans de partenariat au sein des populations qui subissent la faim. Il faut aider, il faut former, oui ! Mais il faut aussi transformer… nos mentalités.

Durant ce carême 2019 en paroisse, nous avons choisi de suivre l’appel du CCFD à une conversion :

Le mercredi des cendres : Comment devenir des semeurs de solidarité ? Les paroissiens dans l’église de Beaumont ont pensé aux personnes hospitalisées et malades près de nous. À ceux qui perdent leur emploi et n’en trouvent pas, à ceux qui subissent un divorce ou une séparation douloureuse, également à ceux qui vivent un deuil ; et encore ceux qui se retrouvent très seuls. Et les paroissiens se sont redit qu’il y avait une foule de gestes et d’attentions possibles envers les proches et moins proches en grande difficulté. Oser le partage. Et ne pas oublier de se tourner vers Dieu dans la prière. Et de savoir inviter aussi – avec beaucoup de délicatesse – celui ou celle qui se trouve dans une mauvaise passe, à prier aussi.

Le 1er dimanche, comment devenir des semeurs de paix ? Le groupe du chapelet du mardi a répondu. Voici quelques-unes de leurs paroles : « Il faut apprendre à supporter les autres avec respect ; ne pas répondre aux attaques même sur les choses les plus intimes, sauf avec bonté. »

Le 2ème dimanche, comment devenir des semeurs de fraternité ? Le groupe de lecture de l’Évangile au presbytère de Beaumont a réagi ainsi : « En écoutant la demande de Jésus de se renier pour le suivre, nous nous écartons de l’égoïsme, et pouvons mieux écouter les besoins des autres. »

Le 3ème dimanche, comment devenir des semeurs de justice ? Le groupe de lecture de l’Évangile au presbytère de Presles a répondu : « Aujourd’hui, les actionnaires en veulent toujours plus, et les gens qui travaillent ne gagnent pas toujours assez pour vivre. Nous devons vivre et consommer autrement. »

Le 4ème dimanche, appelés à devenir des semeurs d’humanité… avec le témoignage du groupe des 4°-3° et des jeunes confirmands

Le 5ème dimanche, appelés à devenir des semeurs d’espérance… avec le témoignage du groupe de préparation de la messe des peuples.

Ainsi, dès le 1er jour du carême puis dimanche après dimanche, un témoignage bref a été rapporté à la messe au moment de l’homélie.

Voici ces témoignages, ci-dessous:


(Célébration des cendres – 6 mars 2019)
Devenons semeurs de solidarité

« Face à l’épreuve, la perte de confiance en Dieu peut arriver ! »

Pour s’interroger à quelques uns, deux questions :

 1 – Quand m’est-il arrivé de rencontrer des personnes dans l’épreuve ?
Et   2 – Qu’est-ce que j’ai cherché à faire ?




Une personne hospitalisée. J’ai essayé de l’aider à supporter sa maladie

Notre amie a son fils en détention. Nous l’aidons au quotidien, et nous l’emmenons pour visiter son fils. Nous l’aidons à faire lien avec lui.

Des personnes subissent un divorce ou une séparation.

Des personnes qui sont dans le deuil – d’autres qui perdent leur emploi… A Lourdes, c’est là qu’on peut apercevoir beaucoup de souffrance dans les familles.

Comment aider ? Dans la mesure nos moyens ? Chercher à soutenir le moral de l’autre. Lui offrir son amitié. Prendre des nouvelles. Lui offrir de lui faire quelques courses

 Et aussi prier pour chacun… Et les inviter à nous rejoindre dans cette dimension de l’existence : prier Dieu notre père. Se nourrir dans la lecture des psaumes, et de toute la Bible

On cherche à les comprendre, à être à l’écoute les uns des autres.

Une personne sans vraie logement : l’héberger
Et lui offrir de quoi manger, à l’occasion. En allant collecter dans les grands magasins

On peut l’aider auprès de ses enfants.

Proposer une vie de communauté, cela aide les plus souffrant

Devenons semeurs de paix
(1er dimanche de carême – 10 mars 2019

Depuis le désert,
 Jésus nous invite à la vie au-delà de nos faims de pain,
 au-delà nos faims de pouvoir et de domination,
 de nos défis posés à Dieu
 « l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ».

Pour devenir un semeur de paix, comment faire grandir en moi la non-violence, la sérénité ?

 Il faut apprendre à supporter les autres avec respect.
 Le manque de respect de l’autre provoque des réactions violentes.

Quelque soient leurs provocations, essayons de calmer le jeu,
de ne pas répondre aux attaques même sur les choses les plus intimes.

Quand on est blessés par une injustice, par des paroles, ne jamais vouloir répondre par le mal.

On n’est pas bien placé pour faire à l’autre son éducation, mais on peut essayer de le faire évoluer par une attitude de bonté, un regard amical, un geste bienveillant.

Parler, se parler sans se décourager, échanger, installer un dialogue dans la confiance pour trouver une solution au problème.

Seigneur, tu nous demandes de prier pour nos ennemis, ceux qui nous font du mal.
 Aide-nous à prier pour que la paix règne autour de nous.

Devenons semeurs de fraternité
(2ème dimanche de carême – 17 mars 2019)

« Celui qui veut marcher à ma suite qu’il renonce à lui-même… ».
Jésus nous trace un sentier pour vivre la fraternité.

Renoncer à sa vie ou comment réformer son cœur voilà notre réflexion.

Renoncer à soi c’est écarter l’égoïsme, c’est écouter les besoins des autres.

En priorité nous devons apporter l’aide à nos proches, nous nous dispersons dans des réseaux sociaux et nous ne connaissons pas notre voisin de palier. Faisons donc attention à ce qui nous entoure.

N’essayons pas de favoriser notre famille, nos amis, par des privilèges. Acceptons que notre enfant soit traité à l’égal des autres. Protégeons le bien commun, respectons la nature et toute la création pour la gloire de Dieu et le salut du monde.

« Celui qui veut marcher à ma suite qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive ». Ta croix Seigneur signe de ton amour infini pour tous les hommes nous engage à faire attention aux autres, à les aimer, à les aider.

Devenons semeurs de justice
(3°dimanche de carême – 24 mars 2019)

Aujourd’hui, les actionnaires en veulent toujours plus, et les gens qui travaillent  ne gagnent pas toujours assez pour vivre.

On produit trop. On pourrait vivre sans tant de choses.

Nos pays vivent sur des dettes et continuent de creuser leur dette.

Le commerce équitable, c’est acheter au producteur un prix qui lui permet de faire vivre sa famille dignement. C’est une promesse de plus de justice dans nos achats.

Dans les plantations de cacao, les fruits qui permettent de fabriquer le chocolat, on nous apprend que beaucoup de gens sont exploités. Parfois ils sont réduits en esclavage. Particulièrement des enfants.

Quand on achète, on peut faire attention  à la manière dont la fabrication a été faite, a respecté les hommes et la nature.
Il faut exercer son pouvoir de consommateur.

Des associations nous aident à recycler les légumes abandonnés, ou pas assez beau.
Mais aussi pour réparer les petits appareils électroménagers.
Et pour les habits usagés encore en bon état, on peut aussi les acheter dans des « friperies » qui les recyclent.

Quand on écoute la parabole de Jésus du riche et du pauvre Lazare, on découvre que la justice de Dieu renversera les injustices des hommes…

DEVENONS « SEMEURS D’HUMANITÉ »
(4°dimanche de carême – 31 mars 2019)

Au cours des précédents dimanches, nous nous sommes interrogés sur la manière de semer la Paix, la Justice et la Fraternité. Pour ce 4ème dimanche de carême, nous souhaitons partager avec vous les réflexions des jeunes de l’aumônerie qui recevront leur Confirmation le 11 mai prochain.

Les jeunes ont centré leur réflexion autour de la manière dont ils voient
le carême et le vivent. En quelques lignes voilà ce qu’il en est ressorti.

Nous vivons ce Carême comme un chemin vers Pâques, comme un engagement à changer notre manière de vivre et plus largement vers la Confirmation de notre Foi.

Selon nous, pour devenir « Semeurs d’humanité », nous devons commencer
par changer nos habitudes, nos comportements afin de devenir des modèles pour les autres. Nous devons montrer l’exemple.

Nous voulons que ce temps de carême, de prière et de partage, nous permette d’abord de nous aider à changer nos relations avec les autres. Cela commence tout simplement par « un bonjour », « un merci » tourné vers
l’autre. En nous tournant vers l’autre, en nous intéressant à notre prochain,
nous pensons que c’est une bonne manière de transmettre nos valeurs humaines.

Nous nous sommes engagés pendant ce temps à changer nos habitudes, ou plutôt à être plus attentifs à notre comportement avec les autres.
Nous confions nos engagements et nos espérances au Seigneur afin qu’il nous aide à tenir nos engagements, que ces valeurs puissent toucher les personnes que nous rencontrerons, et qu’à leur tour elles pourront les transmettre.
Pour semer l’humanité, chacun de nous doit être humain, bon, dans son
comportement. Selon nous, c’est ainsi que nous pouvons inspirer les autres et qu’au-delà de nos espérances, cette humanité pourra s’étendre autour du
Seigneur.

«  Devenons semeurs d’Espérance »
(5ème dimanche de carême – dimanche 7 avril 2019)

C’est le groupe organisateur de la « Messe des peuples », que nous avons célébrée au mois de janvier dernier, qui a été chargé de travailler cette invitation du CCFD pour ce 5° dimanche de carême:  devenir semeurs d’espérance.

Dans l’encyclique « Laudato Si », le pape François nous a parlé du développement humain et intégral. C’est le développement de tout homme et de tout l’homme.

Le développement c’est idée que l’homme n’est pas achevé et qu’il peut toujours aller plus loin.

 Quelle société je souhaite voir advenir ?
Je souhaite voir advenir une société de partage où règne la paix, la joie, la solidarité, l’amour… Une société ou les jeunes et les vieux s’entraident. En particulier que les vieux comprennent les jeunes et les jeunes apprennent aux vieux ce qu’ils savent ; par exemple l’aide dans le domaine de l’Internet…

Les enfants de maintenant n’écoutent pas disent les anciens. Mais on a oublié d’apprendre aux enfants comment écouter.

 Qu’est-ce que c’est être plus humain ?

C’est être plus en relation les uns avec les autres. C’est être plus à l’écoute de soi même et des autres.

Être plus humain c’est croire à l’Amour ; Être plus humain c’est accepter de tendre la main…

«Partout où on ira il y a toujours des gens qui voudront nous aider»

«Dans notre humanité il y a plus de gens qui croient à l’amour »…

Comment suis-je témoin, rayon et graine d’Espérance autour de moi ?

Voici un exemple vécu récemment : Nous sommes amis avec une femme enceinte, près d’accoucher et logée dans un foyer. Avec ses difficultés, nous avons découvert qu’elle s’est trouvée en fin de contrat de logement et elle a été placée à l’hôtel pour deux jours. Dans une rencontre où nous étions ensemble, on l’a mis en relation avec d’autres personnes pour qu’elle puisse trouver de l’aide. Elle est très touchée car elle ne s’attendait pas à cette attention portée sur elle. A travers le témoignage d’Espérance que ses amis lui ont donné, cette femme découvre qu’on peut vivre avec plus d’humanité.