Editos – Archives2018

du dimanche 25 novembre 2018 (fête du Christ Roi)

Vous le savez, Jésus est présent dans son Église, spécialement à travers les plus nécessiteux. Nous devons remarquer cette présence pour comprendre la tendresse du Christ envers nous :

« Son amour est si élevé, nous dit saint Ambroise, qu’Il s’est fait petit et humble pour que nous devenions grands; Il s’est laissé attaché par des langes comme un bébé, pour nous libérer des liens du péché; Il s’est laissé clouer sur la croix pour que nous soyons comptés parmi les étoiles du ciel… »

Aussi devons-nous rendre grâce à Dieu et découvrir la présence parmi nous de Celui qui nous visite et nous rachète.

 

Entrer dans l’Avent, c’est partager avec d’autres une espérance de bonheur pour ce monde et agir pour ce bonheur.

Attention à nous-mêmes: à nos faits, nos gestes, nos paroles (pour que nos vies s’épanouissent vers une vie nouvelle, plus pure (à l’image du nouveau-né), plus généreuse, plus dirigée vers les autres.

Attention aux autres: aux plus petits, aux exclus, aux malades, aux isolés, à nos proches,…

La lumière qui est en nous
est pour être donnée,
partagée, éparpillée.

lmaguimey


du dimanche 18 novembre 2018 (33°B)

Cette journée mondiale des pauvres a été demandée  par le Pape François en Novembre 2016.

De nombreux organismes s’occupent tout au long de l’année des  personnes en difficulté, tels que le mouvement ATD QUART MONDE, les RESTOS DU CŒUR, LE SECOURS CATHOLIQUE, et bien d’autres que vous connaissez. En général, les Français sont généreux, et répondent vite aux catastrophes naturelles ou autres, ou sont donateurs réguliers de telle ou telle œuvre.

Le Christ, cependant, ne s’est pas arrêté seulement à la pauvreté matérielle, c’est tout l’homme qu’il veut restaurer autrement dit tout ce qui en nous est blessé, abimé : « Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecins, mais les malades » ( Matthieu 9.12)  Dans ce sens, nous sommes tous pauvres, et nous avons besoin les uns des autres. Jésus a souvent parlé de l’amour du frère, du prochain. (Parabole du Bon Samaritain, du pauvre Lazare qui mendiait quelque nourriture à la porte d’un homme riche, etc..).

Quelles sont aujourd’hui nos pauvretés spirituelles ? Elles sont nombreuses…

Qui de nous n’a pas été bouleversé par l’annonce d’une maladie grave chez un proche, par la solitude (véritable lèpre de notre temps), par l’angoisse d’un licenciement, par la mésentente d’un couple et les répercussions sur leurs enfants.

Le Pape François, comme le Christ, nous invite au souci de l’autre, qu’il soit notre conjoint, notre enfant, un membre de notre famille, la voisine, ou le collègue de travail. Il écrit «  …. C’est cela souvent la sainteté  de la porte d’à côté » (Gaudete et Exultate) .

Et aussi Jean Vanier, dans son livre « un cri se fait entendre », rapporte une affirmation du Père Joseph Wresinski,  fondateur d’ATD QUART MONDE : « les personnes exclues sont les sauveurs de l’humanité.»

– « On ne sait jamais jusqu’où le pauvre va nous entraîner. Suivre Jésus est toujours un risque. Il nous faut servir humblement les plus pauvres, les relever, pour qu’ils puissent prendre pleinement leur place dans l’Église et dans nos Sociétés. Et pour qu’ils nous aident à accueillir la vérité de notre propre pauvreté ».

Contribution MJM


du dimanche 11 novembre 2018 (32°B)

Jésus n’a pas peur d’attaquer des personnes, de les mettre en procès : «Méfiez vous des scribes! – dit-il – … Ils dévorent les biens des veuves ». En même temps Il nous a appris à y entendre un message positif : Il n’y a pas de fatalité ! L’homme peut changer le monde en changeant son attitude. Si on l’aide à regarder en face ce qui est injuste autour de lui et surtout en lui-même, sans fermer les yeux. A lui de réagir.

Jésus est l’ami qui sait dire les choses sans passer par quatre chemins. Il est l’homme au cœur droit qui s’appuie sur le Seigneur et sert sa loi jour et nuit.

Écoutons et regardons encore Jésus : Juste après avoir « averti » ses disciples de vanité, la cupidité et l’hypocrisie qui étouffent le cœur des scribes, il salue la générosité d’une pauvre femme glissant une petite pièce de monnaie dans le trésor du temple.

Pour Jésus, le vrai culte qu’il est venu rendre à Dieu son Père, ce n’est pas « des prières » plus ou moins savantes et gracieuses, mais c’est l’offrande de soi. C’est le don de soi à l’autre, et en se donnant aux frères, aux pauvres, on se donne à Dieu.
En effet, il n’y a pas de relation vraie et forte entre deux personnes autrement que lorsqu’elles se sont rendues dépendantes l’une de l’autre ; lorsqu’elles se sont données l’une à l’autre.

La pauvre veuve n’avait plus rien à perdre puisqu’elle avait tout donné. Elle n’avait plus rien à défendre, alors plus rien ne la séparait des autres, elle s’était fait proche de tous en s’appuyant sur le Seigneur.

Contribution du P. Henri. A partir d’un commentaire de Daniel DUIGOU dans le journal « La Croix »


du dimanche 04 novembre 2018 (31°B)

Ces jours-ci, nous pensons davantage à nos morts, Chantal nous dit « Ils sont vivants ! »

Chantal est née avec une maladie chronique et son enfance a été une suite continue de périodes de souffrance. Cette fragilité et ces souffrances lui ont forgé un caractère de battante, avec l’envie de prouver aux autres que sa vie valait la peine d’être vécue et pouvait être belle. Elles lui ont aussi appris à prier intensément le Seigneur Jésus : « Mawu (c’est-à-dire « Dieu » en mina, la langue parlée dans le sud du Togo), j’ai trop mal, viens m’aider.  Mawu, je suis affligée, console-moi !»…

  Venue étudier en France, elle trouve un meilleur traitement, réussit ses études et devient juriste ; elle épouse Christophe et mets au monde 3 beaux enfants. « Rien ne pouvait plus m’arrêter ! » Mais sa fragilité est toujours là : le 5 juin 2017, double rupture d’anévrisme !

« 7 juin 2017. Centre de réanimation de l’hôpital Bicêtre, près de Paris. […] J’émerge doucement de six heures d’intervention chirurgicale au cerveau […]. Je suis encore plongée dans le noir quand, soudain, remonte à la surface l’incroyable expérience que je viens de vivre. […]     L’impression est si forte que je m’empresse de raconter à mon inséparable sœur Mayie ce que j’appelle un « petit voyage » : J’ai atterri sur une estrade brumeuse. Face à moi sur la partie gauche, des myriades d’êtres de lumière flottaient en demi-cercle dans un enlacement glorieux. Sur la droite, se tenaient d’autres êtres aux tuniques ternes et délavées. Je ressentais derrière moi la présence des personnes aimées de mon existence, mais je n’avais pas un regard pour elles tant j’étais envahie par l’amour absolu, par l’amour en son essence. De pleurs, de cris et de souffrance, il n’y en avait plus. Uniquement la paix, la sérénité. Et un grand silence. À ce moment-là, une voix qui venait de l’intérieur de moi – c’était Jésus, j’en étais sûre – m’a dit que j’avais encore du chemin à parcourir sur terre pour rejoindre ces êtres de lumière dans le Royaume. Il me recommandait de renoncer à certains de mes travers et de me mettre au service des plus faibles et des affligés. J’ai fini par obéir à Jésus, mais non sans peine : j’aurais voulu passer mon éternité en ce lieu de délices !

[…] Parce que je veux pouvoir revêtir un jour les habits de lumière et ainsi entrer dans le royaume de Dieu, je n’ai plus de temps à perdre sur terre. Fini donc la recherche du « toujours plus » […] : toujours plus d’argent et de biens à consommer, toujours plus de pouvoir, de succès, de plaisir ou d’amis sur Facebook, toujours plus belle, plus jeune, plus regardée, plus autonome aussi…   Je sais, à présent, que mon salut ne viendra pas d’une quête matérielle et égocentrique, mais de mon ouverture de cœur à Dieu et aux autres. … »

Contribution du P. Henri, à partir du témoignage de Chantal Bonhomme dans le journal LA VIE


du dimanche 28 octobre 2018 (30°B)

On imagine bien la scène. Un homme se tient assis au bord de la route, et attend que les passants lui donnent quelques petites pièces. Banal, dans le sens où cet aveugle, est là, tous les jours, à la même place. (Un aveugle ne change pas facilement d’environnement, car tout nouveau lieu n’a pas de repères pour  lui). De tous les handicaps qui peuvent nous toucher, perdre la vue est sans doute l’un des plus durs…  La preuve : nos craintes quand on nous parle de DMLA.
Or, voilà que du bruit se fait entendre, Jésus passe sur la route et va arriver assez près de lui. Nous venons d’entendre la suite de cet Évangile, et son « Happy end ». Comment cet épisode peut-il nous toucher, aujourd’hui ?

D’abord, Jésus passe sur notre route. Bartimée ne s’est pas déplacé spécialement pour rencontrer le Christ, ce dernier est venu sur son chemin  « ordinaire », comme il est  présent dans notre vie de tous les jours. Ensuite, Jésus s’est arrêté parce que l’aveugle n’arrêtait pas de l’appeler « Prends pitié de moi ». Prenons nous le temps de « crier » vers Dieu ? Enfin, le Seigneur nous pose la question qui nous préoccupe «Que veux tu que je fasse pour toi ?» Et bien sûr la réponse jaillit, immédiate chez cet aveugle «Que je retrouve la vue ! ».

Cet Évangile est magnifique, il décrit exactement notre situation: Au début, nous avons tendance à dire « Seigneur fais que je retrouve du travail, la santé, le bonheur dans mon couple, l’estime de mon entourage, l’amour de mes enfants, etc… » et c’est vrai que ces demandes sont importantes. Mais si nous insistons un peu dans notre prière, nous finirons pas dire nous aussi « Seigneur, faites que je retrouve la vue, que j’y vois clair dans telle situation, que je comprenne l’attitude de telle ou telle personne qui m’a blessé,….etc… ». Et puis « Seigneur, tu sais bien que mon cœur est « handicapé », qu’il réagit mal, égoïstement parfois, que je ne vois plus ni TOI, ni les autres, ni même le chemin. Alors, sors moi de moi-même, de mon enfermement, et fais que je »bondisse » vers toi ».

Contribution MJM


du dimanche 21 octobre 2018 (29°B)

JOURNÉE MISSIONNAIRE MONDIALE

La lettre pastorale de Mgr Stanislas LALANNE pour cette rentrée 2018 a reçu un titre : « La mission, c’est notre vocation ! ». Mais qu’est-ce que la mission aujourd’hui ?

Dans sa lettre, notre évêque fait le lien entre les commencements de l’Église racontés dans le livre des actes des Apôtres et aujourd’hui à Pontoise. Voici des extraits :

« Cette promesse », dit Jésus, « vous l’avez entendue de ma bouche : alors que Jean a baptisé avec l’eau, vous, c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés d’ici peu de jours » (Ac 1, 4-5).

Luc rappelle encore ces paroles du Seigneur : « Vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1, 8).

 

L’accomplissement de la promesse du Père, c’est le don de l’Esprit Saint qui est souffle de vie.  […]

Nous avons vécu [dans le rassemblement de Pentecôte à St Martin de Pontoise – NDLR] une belle actualisation de ce que nous entendons dans le discours de Pierre : « La promesse est pour vous, pour vos enfants et pour tous ceux qui sont loin, aussi nombreux que le Seigneur notre Dieu les appellera » (Ac 2, 39).

C’est ce même horizon sur lequel je voudrais que nous ayons le regard fixé, celui de l’accomplissement de la promesse de Dieu ici et maintenant, dans notre beau diocèse de Pontoise, dans nos communautés, dans les familles, dans l’histoire personnelle de chacun. Là où la vie est abîmée, blessée, meurtrie, là où elle semble désorientée ou engagée dans une impasse, là où elle est bafouée, menacée, négligée, le Seigneur accomplit sa promesse de salut, promesse de guérison, de pardon, de réconciliation, de relèvement. En un mot, promesse de résurrection.

Mgr Stanislas LALANNE (extrait des paragraphes 2 à 6)  –      Contribution du P. Henri


du dimanche 14 octobre 2018 (28°B)

[Extrait du message du Pape François pour la « Journée mondiale des missions 2018 »]

« Je rends grâce pour toutes les réalités ecclésiales qui vous permettent de rencontrer personnellement le Christ vivant dans son Église : les paroisses, les associations, les mouvements, les communautés religieuses, les différentes expressions de service missionnaire.

Beaucoup de jeunes trouvent dans le volontariat missionnaire une façon de servir les “plus petits” (cf. Mt 25, 40), promouvant la dignité humaine et témoignant de la joie d’aimer et d’être chrétiens. Avec ces expériences ecclésiales, la formation de chacun n’est plus seulement une préparation pour son propre succès professionnel, mais développe et prend soin d’un don du Seigneur pour mieux servir les autres. Ces formes louables de service missionnaire temporaire sont un début fécond. Et dans le discernement vocationnel elles peuvent vous aider à vous décider pour un don total de vous-mêmes comme missionnaires.

Ce sont des cœurs encore jeunes qui ont donné naissance aux Œuvres Pontificales Missionnaires (OPM). Ils cherchaient à soutenir l’annonce de l’Évangile à tous les peuples, contribuant à la croissance humaine et culturelle de tant de populations assoiffées de Vérité. Les prières et les aides matérielles, qui sont généreusement données et distribuées à travers les OPM, aident le Saint-Siège à faire en sorte que ceux qui les reçoivent pour leurs propres besoins puissent à leur tour, être capables de porter témoignage dans leur milieu. Personne n’est si pauvre au point de ne pas pouvoir donner ce qu’il a, mais avant tout ce qu’il est. J’aime répéter l’exhortation que j’ai adressée aux jeunes chiliens (*) : « Ne pense jamais que tu n’as rien à apporter, ou que tu ne manques à personne. Beaucoup de gens ont besoin de toi ; sache-le. Que chacun de vous le sache dans son cœur : beaucoup de gens ont besoin de moi »

Contribution du P. Lourdes Maguimey
————————————————————————————————–
(*) – Rencontre avec les jeunes, Sanctuaire de Maipu, 17 janvier 2018.


du dimanche 07 octobre 2018 (27°B)

La fête de N.D. du Rosaire est célébrée le 07 octobre… C’est l’invitation à prier avec le chapelet, à prier avec Marie, à prier avec tous les priants humbles, tous les priants pauvres de notre monde.Je vous salue Marie,
Vous la jeune fille aux yeux baissés,
Dont la pureté de cœur
a su plaire au Seigneur
Au point qu’il vous a demandé
de tisser dans votre corps,
Le corps de son enfant, Jésus, le Christ.

Soyez bénie, douce Vierge,
Pour vos mains ouvertes à nos souffrances,
Guidez nous dans nos fragilités,
Que votre large manteau nous protège du mal qui pourrait nous advenir
Ou de celui que nous pourrions commettre à l’égard d’un frère.

Apprenez nous l’humilité
Aidez- nous à accepter ce que nous sommes,
A supporter la maladie,
la vieillesse, avec ses disgrâces, et ses infirmités.
Conduisez-nous vers le Seigneur.

Vous notre Mère, protègez- nous,
Veillez sur nos familles, nos amis, tous ceux qui nous sont chers
Et soyez près de nous au moment de la mort.

Restez s’il vous plaît, (même si notre foi chancelle)
la petite flamme tremblante d’un amour qui sommeille.

AMEN (Anonyme . Transcris par MJM)

→ A Beaumont une équipe se réunit tous les mardis à 17h30 , pour prier le ROSAIRE

 


du dimanche 30 septembre 2018 (26°B)

Durant l’été, des révélations renouvelées sur les crimes commis par des prêtres et des religieux sur des enfants nous ont blessés profondément. Le pape a communiqué dès le 20 août sur la nécessité que tout le peuple de Dieu prenne conscience de ce mal en nous et le combatte … Nous qui le lisons, sans doute avons-nous avons gardé notre confiance dans l’Église, parce que nous savons aussi tout le bien qu’elle sait apporter aux hommes jour après jour.
Mais autour de nous, des personnes ont été trop secouées. Voici une parole qui clarifie notre attitude de catholique en ce temps de crise :

Je ne suis pas catholique à cause des prêtres, y compris les meilleurs. Et ils sont nombreux.
Je ne suis pas catholique à cause des évêques, y compris tous les pasteurs authentiques, proches et serviteurs de leur communauté.
Je ne suis pas catholique à cause du pape, pas même le plus engagé auprès des déshérités de notre temps.

Je suis catholique à cause de l’amour de Dieu pour les plus vulnérables.
Je suis catholique à cause de Jésus, vrai homme, mortel, comme chacun.
Je suis catholique à cause de Jésus, le Christ, homme totalement vrai, accomplissant ce qu’il dit, donnant toute la vie pour ceux qu’il aime : notre humanité précaire, bouleversée et malmenée par le tragique de la vie. Notre humanité parfois fracassée par des prédateurs, au sein même de la maison qui devrait être la plus sûre : l’Église du Christ.
Je suis catholique à cause de l’Eucharistie, où nous devenons le corps que nous recevons. Où nous sommes convoqués à vivre de la vie du Christ, du creux de nos simples existences ordinaires. Sans banderole et sans publicité.

Je suis catholique parce que je crois la parole de Dieu, celle qui me raconte que mon Dieu a pris la décision de faire alliance avec l’humanité, de la sauver de l’esclavage et du désespoir. La Parole de Dieu qui me raconte un Dieu qui décide, gratuitement, par pur amour, de venir s’asseoir à la table de mon existence. De toute existence, pour la partager.

Éditorial de sœur Véronique Magron, du mardi 4 septembre sur RCF (Tous les mardi à 7h55)

 


du dimanche 23 septembre 2018 (25°B): MESSE DE RENTRÉE

Seigneur, c’est dans la joie
et la confiance que je t’offre
cette année qui commence.

Que sera-t-elle pour moi?
Que me réservent
tous ces longs mois?

Autant de questions
que je ne veux plus me poser.
Toi, Tu connais les réponses,
c’est le principal.

Pourquoi vouloir deviner?
Je t’offre ma bonne volonté
car tu as encore beaucoup
de choses à me demander.

Je sais bien que je me heurterai
souvent au découragement
et à l’indifférence.

Mais si Tu me donnes la force et ta grâce,
alors, je te dis
au début de cette nouvelle année:

Comme tu voudras, Seigneur !

——————————–
Prière offerte par un « CE1-CE2 » de Paris – publiée par la revue Prier de Sept 2008 (p. 16)
Contribution du Père Henri, curé

 


du dimanche 16 septembre 2018 (24°B)

Cette lettre de Saint Jacques (2,14-18) n’y va pas par quatre chemins, c’est le moins qu’on puisse dire ! Il entre dans le vif du sujet « supposons qu’un frère ou une sœur n’ait pas de quoi s’habiller ni de quoi manger tous les jours ; si l’un de vous leur dit :   « Allez en paix ! Mettez vous au chaud, et mangez à votre faim !
Sans leur donner le nécessaire, à quoi cela sert-il?»
Autrement dit « ne vous moquez pas du monde…. »

Notre époque n’est pas plus sereine qu’au temps de Saint Jacques. La précarité nous entoure (voir notre quartier, les infos à la TV, etc. ) Je sais, le problème est crucial et suscite bien des réactions contraires, qui ne sont pas forcément à prendre à la légère.

Il y a donc la misère physique à soulager (certaines organisations bien connues s’y emploient : Restos du Cœur, Secours Catholique, etc….) mais il y a aussi une vraie misère morale. Nous n’accrochons pas toujours bien avec les immigrés, ceux qui ont une autre religion, une autre vue politique, certains membres de notre propre famille, ou simplement ceux qui ne sont pas de notre « milieu ».

Puisque c’est la rentrée, – et le temps des bonnes résolutions,- interrogeons nous, sur la façon dont nous agissons avec notre plus proche « prochain ». En famille, dans mon quartier où de nouvelles personnes viennent de s’installer, dans le train si je l’emprunte tous les jours pour aller travailler, au travail justement !, sans oublier ma paroisse.

Décidons, chacun à notre place, selon notre âge, nos capacités, nos goûts, de donner du temps pour telle ou telle activité, dans le but d’améliorer le bien-être physique ou moral de ceux qui nous entourent. N’oublions pas, dans ces engagements, celui de la prière, du simple chèque, ou de l’attention à l’autre, par l’écoute, et le sourire.
Alors la rentrée sera bonne, et nous pourrons dire avec St Jacques « moi, c’est par mes œuvres que je te montrerai la Foi ».

Contribution MJM


du dimanche 09 septembre 2018 (23°B)

Vendredi prochain, nous fêtons la Croix glorieuse. Cette fête est née en Orient depuis ce 14 septembre 335 où un morceau de la « vraie » croix rapporté de Jérusalem à Constantinople, capitale de la chrétienté d’orient, fut présenté et vénéré solennellement.

« Nous célébrons la fête de la Croix, de cette Croix qui a chassé les ténèbres et ramené la lumière. Nous célébrons la fête de la Croix et, avec le Crucifié, nous sommes portés vers les hauteurs, nous laissons sous nos pieds la terre et le péché pour obtenir les biens du ciel. Quelle grande chose que de posséder la Croix : celui qui la possède, possède un trésor.

     Je viens d’employer le mot de trésor pour désigner ce qu’on appelle et qui est réellement le meilleur et le plus magnifique de tous les biens; car c’est en lui, par lui et pour lui que tout l’essentiel de notre Salut consiste et a été restauré pour nous. En effet, s’il n’y avait pas eu la Croix, le Christ n’aurait pas été crucifié, la vie n’aurait pas été clouée au gibet et les sources de l’immortalité, le sang et l’eau qui purifient le monde, n’auraient pas jailli de son côté, le document reconnaissant le péché n’aurait pas été déchiré, nous n’aurions pas reçu la liberté, nous n’aurions pas profité de l’arbre de vie, le Paradis ne se serait pas ouvert ! S’il n’y avait pas eu la Croix, la mort n’aurait pas été terrassée, l’Enfer n’aurait pas été dépouillé de ses armes.

    La Croix est donc une chose grande et précieuse. Grande, parce qu’elle a produit de nombreux biens, et d’autant plus nombreux que les miracles et les souffrances du Christ ont triomphé davantage. C’est une chose précieuse, parce que la Croix est à la fois la souffrance et le trophée de Dieu. Elle est sa souffrance, parce que c’est sur elle qu’il est mort volontairement; elle est son trophée, parce le diable y a été blessé et vaincu, et que la mort y a été vaincue avec lui ; les verrous de l’Enfer y ont été brisés, et la Croix est devenue le Salut du monde entier. La Croix est appelée la gloire du Christ, et Son Exaltation. On voit en elle la coupe désirée, la récapitulation de tous les supplices que le Christ a endurés pour nous ».       St. André de Crète(660-740)
Contribution du P. Maguimey


du dimanche 02 septembre 2018 (22°B)

Dans le récit évangélique de ce dimanche, nous voyons Jésus attaqué parce que ses disciples mangent sans avoir commencé par les gestes rituels demandés par la religion.


– Ne prenons pas l’affaire de haut ! Car nous avons tous besoin de gestes rituels dans la vie pour nous sentir bien : – notre manière préférée de prendre le café dans la journée, – l’endroit de la maison où nous aimons nous détendre, – les gestes qui apaisent avant de nous endormir, – les horaires que nous aimons respecter ; et nous avons bien d’autres trucs, pour nous mettre au travail, ou encore pour se tourner vers Dieu dans la prière, etc…
Nous avons un corps. Le corps et l’esprit ont besoin de rituels pour bien s’harmoniser l’un l’autre. Et de même, pour s’harmoniser en famille, rien ne vaut quelques bons rituels. Même chose dans une équipe de travail, etc..

Le piège, c’est quand ces habitudes « rassurantes » deviennent un véritable système qui règle toute la vie. Au point que, quand quelqu’un vient vers nous au « mauvais moment », ou encore pas de la « bonne manière », il va nous trouver fermés et raides. (*voir note à la fin)


Le danger est encore plus grand quand nos bonnes manières, nos rituels harmonieux, sont justifiés par la religion et le culte. Cette sacralisation conduit à diviser le monde comme du temps de Jésus entre le pur et l’impur, entre le sacré et le profane, entre ce qui est permis et ce qui est interdit. Ces divisions peuvent aller jusqu’à nous faire penser qu’avec certaines personnes, ce sera un honneur de parler, de travailler, et qu’avec certaines autres cela nous salirait. (Ne dit-on pas dans le langage grossier « sale type .. » pour désigner certains.)

Ces découpages, Jésus les combat avec violence, nous accusant d’annuler le Commandement de Dieu par des préceptes humains. Notre Seigneur est venu libérer nos consciences, pour que nous nous traitions les uns les autres avec égale dignité ! Merci Seigneur !
Contribution du P. Henri
– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –
(*)Le truc pour sortir du piège, c’est de penser très fort que la personne m’est envoyée par Dieu lui-même ; elle est donc plus importante que toute mon organisation personnelle.


Pause du mois d’août….


du dimanche 22 et 29 juillet 2018, (16° et 17°B)

« Le chemin du juste va tout droit, et toi qui es droit, Seigneur, tu aplanis le sentier du juste. Sur le chemin que tracent tes sentences, nous espérons en toi, Seigneur. Nous rappeler ton Nom, voilà tout notre désir. » Isaïe 26, 7…

Toute la Bible est une école de prière. Les prophètes, comme Isaïe, ont tenu leur rôle dans l’éducation à la prière que Dieu lui-même est venu offrir à son peuple choisi et à toute l’humanité.

Dans la prière, tout commence par le désir. Nous rappeler ton Nom, voilà tout notre désir, dit Isaïe. C’est essentiel, et c’est une question d’amour ! La prière, en effet n’est autre qu’une relation de dialogue avec Dieu, qui ne peut être que le fruit de notre liberté. Car Dieu, qui désire de toutes ses forces communiquer avec l’humanité, n’a choisi de le faire qu’à la condition que, librement, nous aussi nous le désirions. Il respecte trop notre liberté. Que serait, d’ailleurs, une relation d’amour qui ne serait pas libre ?

Souvent d’ailleurs, lorsque qu’une personne s’approchait de Jésus, celui-ci l’interrogeait : « Que désires-tu que je fasse ? » Sans désir de l’autre, il ne pouvait rien faire, aucun miracle. Et moi, qu’est-ce que je désire de Dieu ?

Ensuite, la prière suppose un comportement de Justice. Le juste, voilà celui qui peut s’approcher de Dieu en toute confiance. Toi qui es droit, Seigneur, tu aplanis le sentier du juste. Aucune prière ne peut arriver jusqu’à Dieu dans la mesure où elle est proférée par celui qui commet le mal. La prière de vérité est toujours l’œuvre de celui ou de celle qui accepte de corriger son comportement afin d’éviter le péché. Ne serait-il pas étonnant que Dieu accepte le contraire ?

Si la prière suppose donc un grand désir, et un désir de sainteté, Dieu fait en sorte que le fruit de la prière soit toujours aussi un plus grand désir de sainteté et de justice.

Seigneur Jésus, apprends nous à prier, et fais grandir en nous le désir d’une communion intense avec ton Père, et surtout, celui de lui plaire en désirant la justice et la sainteté.

† Emmanuel Lafont ; Evêque de la Guyane


des dimanches 8 et 15 juillet 2018, (14° et 15°B)

Cet été, lire le pape François?

Tous les hommes vous le diront : Nous sommes faits pour le bonheur ! Et tous nos efforts, toutes nos réflexions sont tournés vers un seul but : « Être plus heureux ».
Si vous aimez vous poser de temps en temps les grandes questions de la vie humaine, pourquoi ne pas prendre pour lecture de vacances le petit texte que le pape François nous a offert durant le dernier carême : « GAUDETE ET EXULTATE ».

Ci-dessous 2 versions que vous pouvez télécharger ici:

Des paroles très simples pour nous inviter à chercher le bonheur selon Dieu, c’est à dire la sainteté. Des paroles pour mieux orienter ma vie, mes choix, mes efforts, mes combats. Et aussi mieux regarder la vie de ceux qui m’entourent.

Voici quelques phrases pour vous donner envie :

« 4. Les saints qui sont déjà parvenus en la présence de Dieu gardent avec nous des liens d’amour et de communion. […] Je ne dois pas porter seul ce que, en réalité, je ne pourrais jamais porter seul. La troupe des saints de Dieu me protège, me soutient et me porte ».

6. Ne pensons pas uniquement à ceux qui sont déjà béatifiés ou canonisés. L’Esprit Saint répand la sainteté partout, dans le saint peuple fidèle de Dieu, car « le bon vouloir de Dieu a été que les hommes ne reçoivent pas la sanctification et le salut séparément, hors de tout lien mutuel ; il a voulu en faire un peuple qui le connaîtrait selon la vérité et le servirait dans la sainteté ». […] Dieu a voulu entrer dans une dynamique populaire, dans la dynamique d’un peuple.

7. J’aime voir la sainteté dans le patient peuple de Dieu : chez ces parents qui éduquent avec tant d’amour leurs enfants, chez ces hommes et ces femmes qui travaillent pour apporter le pain à la maison, chez les malades, chez les religieuses âgées qui continuent de sourire. Dans cette constance à aller de l’avant chaque jour, je vois la sainteté de l’Église militante. C’est cela, souvent, la sainteté ‘‘de la porte d’à côté’’, de ceux qui vivent proches de nous et sont un reflet de la présence de Dieu, ou, pour employer une autre expression, ‘‘la classe moyenne de la sainteté’’ …

Contribution du P. Henri

 


du dimanche 1er juillet 2018, (13° B)

L’Évangile de ce jour (ST Marc 5 -21-43) nous rapporte les paroles des voisins de Jaïre : « Ta fille vient de mourir, à quoi bon déranger encore le Maître ? » Et la réponse de Jésus à ce père « Ne crains pas, crois seulement ».

Si on lit un peu attentivement l’évangile, on est frappé de notre ignorance des projets du Seigneur. Les personnes en cause sont en général, des hommes et des femmes justes, essayant d’être attentifs à la parole de DIEU ; Ils suivent la route qui a été tracée pour eux, et puis soudain, ils sont appelés à quitter la voie qu’ils connaissaient. Je pense à Elizabeth et Zacharie : trop âgés pour avoir des enfants, voilà qu’on leur annonce la venue de Jean le Baptiste. Incrédulité du futur père, et on le comprend ! Les Rois Mages : confiants dans leur Etoile, ils se mettent en route, mais voici que cette dernière disparaît à leurs yeux, et quand ils auront enfin trouvé le Christ, avertis en songe, ils repartent par un autre chemin. Abraham comblé par la naissance d’Isaac, reçoit l’ordre de le sacrifier. Comment comprendre ? La Vierge Marie, elle-même, à l’annonce par l’ange de la venue d’un Fils, répond de façon sensée : « Comment cela peut-il se faire, je ne connais pas d’homme. » Par contre, aux noces de Cana, c’est la même Marie qui dira en parlant de Jésus aux serviteurs « Faites tout ce qu’il vous dira ».

Ceci pour vous dire quoi ? Simplement qu’au travers d’évènements qui nous sont arrivés peut-être récemment, nous avons tendance parfois à nous révolter « Si vraiment, il y avait un Bon Dieu, il ne ferait pas çà ».

Et je pense qu’avec notre raisonnement d’homme et de femme, nous n’avons pas tort…

Mais le Seigneur nous conduit par ses propres chemins. Il nous a créés pour une autre vie, une autre perspective. St Paul dans la deuxième lettre aux Corinthiens (5, 6-10), nous le rappelle
« Frères, nous gardons toujours confiance, tout en sachant que nous demeurons loin du Seigneur, tant que nous demeurons dans ce corps ; EN EFFET NOUS CHEMINONS DANS LA FOI, NON DANS LA CLAIRE VISION »

Il nous est très difficile de ne pas être le maître total de notre vie, mais celle-ci a pour but l’apprentissage progressif de notre propre désappropriation, en nous abandonnant toujours plus à la confiance que nous mettons en notre Père.
Contribution MJM


du dimanche 24 juin 2018 – fête de la Nativité de Saint Jean Baptiste

Un jour, des prêtres et des lévites furent mandatés par les grands de la capitale pour rencontrer Jean le Baptiste et l’obliger à se compromettre devant les foules venues l’entendre. Arrivés sur place, ils l’écoutèrent parler un moment comme s’ils étaient intéressés à son enseignement, puis sur un ton faussement sympathique, ils lui demandèrent comment il se situait dans l’histoire des hommes de Dieu. Jean répondit bien simplement: « Je ne suis ni le Messie, ni Élie, ni un Prophète ».

Après des échanges qui n’arrivaient pas à le compromettre, les envoyés s’impatientèrent et le pressèrent de questions en disant qu’ils devaient rapporter une réponse claire à Jérusalem qui déciderait de sa crédibilité: « Qui es-tu? Pourquoi baptises-tu? Que devons-nous dire à ceux qui nous ont envoyés? Que dis-tu de toi-même? » La réponse de Jean fut humble et sans ambiguïté; il dit : « Moi, mon action est très limitée avec mes appels à la conversion au bord du Jourdain. Comme l’a dit le prophète Esaïe : Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : aplanissez le chemin du Seigneur ».

C’était vraiment insatisfaisant pour des pharisiens tatillons qui désiraient le déstabiliser aux yeux de la foule. Ils continuèrent à le harceler : « Si tu n’es ni le Messie, ni Élie, ni le Prophète du dernier temps, pourquoi baptises-tu? » Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l’eau; mais il y a quelqu’un qui vit ici même, au milieu de tout le monde, que vous ne connaissez pas encore. Il va se manifester bientôt et je me sens tout petit devant lui ». Les envoyés durent quitter sans réussir à tourner la foule contre lui.

Dès le lendemain de ce témoignage, Jean le Baptiste voit Jésus venir vers lui. Saisi par ce que l’Esprit lui révèle intérieurement, il clame solennellement : « Voici celui que Dieu nous envoie pour libérer le monde du mal qui le contamine. Hier, je vous ai parlé d’un homme qui existait bien avant moi et que vous ne connaissiez pas, eh bien le voici, il est là devant vous. En vérité, je ne le connaissais pas, moi non plus, mais c’est en vue de son arrivée sur terre que je vous faisais mes appels à la conversion sur les bords du Jourdain ».

Encore tout bouleversé par cette rencontre, il ajoute ces paroles prophétiques : « Voilà maintenant que j’ai vu l’Esprit de son Père, sous les apparences d’une colombe, descendre du ciel et se poser sur lui. Je vous assure que je ne le connaissais pas avant aujourd’hui. Celui qui m’a donné ma mission m’avait fait comprendre ceci : Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, c’est lui qui transformera le monde. Et moi, je peux vous affirmer qu’il est, lui, le Fils de Dieu »

– [Contribution du P. Lourdes Maguimey]

 


du dimanche 17 juin 2018 (11°B)

En ce temps-là, parlant à la foule, Jésus disait:
« Il en est du règne de Dieu comme …

Mais est-ce que nous comprenons bien le message de Jésus ?

Jésus ne cesse de parler du « Royaume des cieux » et son ministère commence de cette façon dans l’Évangile: « Jésus alla dans la Galilée, prêchant l’Évangile de Dieu. Il disait : Le temps est accompli, et le royaume de Dieu est proche. Repentez-vous » (Marc 1.14-15).

Pour les citoyens français vivant dans un pays démocratique, le mot «royaume» a perdu beaucoup de sa signification. Il continue pourtant à désigner, au sens figuré, le domaine d’un pouvoir. C’est pourquoi  on peut parler du « royaume des jouets » pour nommer un local rempli de jouet, ou encore le royaume de la bonté pour parler d’une maison où tous les habitants se comportent avec beaucoup de bonté les uns envers les autres.

Donc, quand Jésus parle du Royaume des cieux ou du Royaume de Dieu, il ne parle pas d’un endroit particulier. Et on retiendra que l’Évangile de Marc met dans la bouche de Jésus plutôt l’expression « Royaume de Dieu» et l’Évangile de Matthieu l’expression « Royaume des cieux ». Les deux expressions sont donc équivalentes.

Quel est ce « Royaume » qui s’est approché ? Sinon une manière nouvelle de vivre. Sinon l’ensemble de notre univers, la maison commune des hommes, quand la vie se fait selon la volonté de Dieu. C’est ce que nous demandons dans le « Notre Père » au début:

Que ton règne vienne (règne = royaume),
Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel (ciel/cieux = le domaine de Dieu)

Et le roi de ce royaume, c’est le Christ Jésus de Nazareth, ainsi l’a voulu Dieu son Père.

Alors pourquoi ce royaume n’apparaît-Il pas maintenant dans toute sa gloire? Parce que, bien qu’Il soit dans le monde, son royaume n’est pas de ce monde (Jn 18, 36), Jésus avait répondu à Pilate: Je suis Roi. Et je suis né pour cela, pour rendre témoignage à la vérité; quiconque appartient à la vérité écoute ma voix (Jn 18,37). Ceux qui attendaient du Messie un pouvoir temporel, visible, se trompaient: le royaume de Dieu n’est pas fait de nourriture et de boisson, mais de justice, de paix et de la joie de l’Esprit Saint (Rm 14, 17).

Le royaume est comparable aux semailles, à la croissance du grain de sénevé,…  A la fin, il en sera comme du filet que l’on tire sur la plage: on en sortira les uns et les autres, pour faire connaître un sort différent à ceux qui ont accompli la justice et à ceux qui ont commis l’iniquité.

(contribution du P. Henri)


du dimanche 10 juin 2018 (10°B)

DE NOUVEAUX PRÊTRES SERONT ORDONNÉS FIN JUIN

A cette occasion, avons-nous déjà réfléchi à la vie d’un prêtre de nos jours ? Bien sûr aucun rapport avec celle du prêtre qui nous a fait faire notre première communion. Pour les plus anciens d’entre nous, rappelons-nous la stature imposante pour un enfant, du Chanoine DUSSURGET.

Sans aller si loin, comment vivent nos prêtres, de combien de paroisses ont-ils la charge, de quel ministère particulier sont-ils chargés pour le diocèse. Vivent-ils seuls dans leur presbytère ou en communauté ? Quand nous allons les voir, c’est souvent pour une occasion bien particulière, mariage, baptême, obsèques, mais que connaissons-nous de leurs attentes, à eux, qui ont fait le choix d’une vie donnée ? Nous avons besoin du prêtre… mais savons-nous bien que le prêtre a besoin de nous, de sa communauté paroissiale, pour exister vraiment ? Dans la revue « PRIER » – de juin 2018 – N° 402 j’ai relevé l’extrait suivant de l’éditorial de Xavier ACCART  « DE NOUVEAUX PRÊTRES » :

« Avez-vous lu « Des âmes simples » de Pierre ADRIAN- Éditions ÉQUATEURS 2017 ? C’est un merveilleux petit livre qui décrit la vie d’une vallée pyrénéenne, en déshérence comme toute une France périphérique. Une lumière cependant y brille. C’est un vieux curé totalement dévoué à son ministère, qui se laisse réveiller en pleine nuit par un agriculteur suicidaire et recueille les paumés du chemin de Saint Jacques. Le jeune écrivain Pierre ADRIAN en a dressé un portrait saisissant. Combien de prêtres sont aujourd’hui, comme lui, les médecins silencieux d’un hôpital de campagne ?

De jeunes séminaristes s’apprêtent à prendre le relais. C’est le cas notamment de ceux, toujours plus nombreux, qui sortent du séminaire de la Communauté Saint Martin à EVRON, près de LAVAL ; Ils n’ont certes pas le « style sacerdotal » – pour paraphraser le Pape François – de leurs aînés. Leurs histoires, leurs attentes, leur culture ne sont pas les mêmes. Mais un profond sens de l’Église leur donne d’œuvrer pour la communion ecclésiale et de discerner l’essentiel de l’accessoire. Leur lieu de formation respire la joie, l’humour et la bienveillance. « 
Contribution MJM


du dimanche 03 juin 2018, fête du Saint Sacrement

C’est ce mystère de la nouvelle Alliance qui est célébré dans le Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ. « Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel ». Dieu à travers Jésus descend dans nos vies. Il se fait proche de chacun et de chacune comme un Père pour ses enfants.

Jésus, lui, se fait nourriture spirituelle dans le pain et le vin que nous partageons. « Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui ».

Les mots sont forts : « mange ma chair » et « boit mon sang ». Il ne s’agit pas de cannibalisme. Ces mots ne sont pas à prendre au pied de la lettre mais ils signifient une présence réelle. Ils expriment la profondeur et la nouveauté de cette union avec Dieu que Jésus rend possible, et qui accomplit les promesses de l’Ancienne Alliance.

« Ce dogme est donné aux chrétiens : le pain se change en chair, et le vin en sang » écrit saint Thomas d’Aquin dans la séquence Lauda Sion Salvatorem. « Ce que tu ne comprends ni ne vois, une foi ferme te l’assure, hors de l’ordre naturel. Sous diverses espèces, signes seulement et non réalités, des réalités sublimes se cachent. La chair est une nourriture, le sang un breuvage, pourtant le Christ total demeure sous l’une et l’autre espèce » .

La vie de Dieu développée en nous par la nourriture spirituelle qu’est le Christ lui-même dans son Corps et dans son Sang ne se limite pas à l’individu qui est rejoint. Bien sûr c’est l’individu qui s’avance pour recevoir le Corps du Christ à chaque messe, mais il y a quelque chose de plus qu’une démarche personnelle, à titre individuelle.

Saint Paul dans la deuxième lecture nous ouvre les yeux sur les retombées communautaires de l’Eucharistie: « Puisqu’il n’y a qu’un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain ».

Voilà! À chaque messe, à chaque célébration eucharistique, je me joins à une communauté de croyants et de croyantes qui forment le Corps mystique du Christ. Je ne suis pas isolé dans la vie et dans mon chemin vers Dieu. Je fais partie d’une multitude de gens qui se reconnaissent frères et sœurs, disciples d’un même Maître et serviteurs de leurs frères et sœurs. « pour que le monde ait la Vie » .

Contribution du P. Maguimey

 


du dimanche 27 mai 2018, fête de la Sainte Trinité

Une enfant de sept ans à qui on demandait ce qu’était la Trinité, a répondu : « tu ne sais pas ce que c’est ? Eh bien, je vais te l’apprendre : on ne peut pas aimer tout seul ! »

Fêter Dieu Trinité, c’est dire que Dieu est mystère.

Dieu est mystère. Cela ne veut pas dire qu’on ne le connait pas, mais qu’on n’aura jamais fini de Le connaître. Plus ma familiarité avec l’évangile grandit, plus je me pose de questions sur Jésus : qui est-il donc pour bousculer ainsi les idées qu’on se faisait sur Dieu ? Qui est-il donc pour oser des paroles et des gestes pareils ? « Dieu est mystère. Et plus tu Le connaîtras, plus tu avoueras que tu peux toujours moins exprimer qui Il est ! » (Saint Jean de la Croix)

Dieu est mystère, et parce qu’Il est mystère, Il nous apprend la patience. Patience à l’égard de Dieu que je connais encore si peu… et patience à l’égard de tout homme qui, lui aussi, participe au mystère de Dieu. Je ne connais jamais quelqu’un totalement… et il peut évoluer : Comment alors coller sur quelqu’un des étiquettes ? Comment ne pas écouter les autres avec curiosité ? Comment désespérer de quelqu’un.

Fêter Dieu Trinité, c’est dire que Dieu est amour

Dieu me fait découvrir ce qu’aimer veut dire. Je retiens tout spécialement cette espèce de dynamisme centrifuge de l’amour. Loin de tout ramener à soi, il se trouve en se donnant. À travers les évangiles et la liturgie de l’Église, cela est flagrant : le Père, le Fils et l’Esprit… chacun renvoie aux deux autres et semble s’effacer pour mettre les autres en valeur.
Alors, si aimer c’était cela : ne pas chercher sa propre gloire, mais vouloir que l’autre grandisse, aime et soit aimé…
————————————————————————————-
Devant ce grand mystère du seul et unique Dieu, qui est à la fois Père, Fils et Saint Esprit, faisons silence à ses cotés et mystérieusement grandira dans notre cœur l’amour.
Contribution du P. Henri


du dimanche 20 mai 2018, – FÊTE DE PENTECÔTE

Méditation à partir d’un texte de Martin STEFFENS dans le journal LA VIE – contribution du P.Henri

« Pendant longtemps, je n’ai pas cru à l’action de Dieu dans la vie des hommes. Le déroulement des évènements, je le voyais comme la combinaison des lois de la nature et des initiatives des hommes. Une aventure de l’humanité comme « livrée » aux folies des hommes à l’exemple du Fils de Dieu : Il a été livré par Judas aux prêtres ; et les prêtres l’ont livré aux occupants romains; et Ponce Pilate l’a livré pour être crucifié.

L’histoire de Jésus, c’est celle d’un homme passé de mains en mains, sans être accueilli, ni entendu ni reconnu. Et je voyais de la même façon l’histoire des hommes sur la terre : Rien qu’un grand malentendu ! Pillage, mensonge, extermination… L’histoire humaine raconte au quotidien comment nous refusons Dieu et comme la création toute entière est livrée au pouvoir du péché.

Un jour, pour me reposer du chaos douloureux de ce monde, je regardais des enfants jouer dans un arbre, ainsi que les oiseaux qui s’envolaient pour se protéger de ces petits êtres parfois sans pitié. C’est notre vie ! Simple, sans grands projets ni vanités. Une vie qui tourne en rond, mais tissée d’éclats de beauté multipliés à l’infini.

Et voilà qu’un petit souffle d’air a agité les feuilles de l’arbre, me donnant l’impression qu’il y avait quelqu’un d’autre, en plus des enfants, de l’arbre et des oiseaux. Et cela m’a fait changer d’avis.

J’ai d’abord revu dans ma mémoire tous les passages de la bible qui parle d’un souffle : Au commencement de la création, quand le Souffle (rouah) qui planaît sur le chaos… Plus tard, bien plus tard, le prophète Eli sur la montagne de l’Horeb, entendant la Parole de Dieu pour lui venant sur son coeur comme une brise légère, .. et enfin Jésus soufflant sur les disciples le soir de Pâques, pour leur donner l’Esprit divin.

Puis d’un autre passage des Évangiles où ce même verbe « livrer » (en grec) est dans la bouche de Jésus sur la croix : « Père, entre tes mains, je livre mon esprit ». Le Seigneur rend son souffle à Dieu le Père, il lui remet. » – Finalement, Jésus se livre à la violence des hommes, mais c’est pour leur livrer un cadeau inestimable : « Son souffle ».

Un souffle n’est rien d’impressionnant. Les chars et les canons semblent plus efficaces pour faire bouger les gens. Mais cette brise divine s’engouffre partout et comme pour les feuilles des arbres, il fait vibrer des millions d’intelligences et de mains, des millions de cœurs. Le don des langues reçu par les apôtres le jour de la Pentecôte en témoigne. Certes, un souffle est invisible, mais cela le fait invincible. Qui peut l’enfermer ?

Et les consciences changent, les fatalismes sont abandonnés, les cruautés et les dominations sont mieux dénoncées. Dieu souffle sur les feuilles mortes du péché. Avec le temps qu’il faut pour un si grand ménage…

Accueillons ce souffle divin et goûtons sa joie, ne restons pas en spectateurs inutiles !


du dimanche 13 mai 2018, – 7ème dimanche de Pâques

Prions : « FEU ET LUMIÈRE qui resplendissent sur la face du Christ. Feu dont la venue est parole. Feu dont le silence est lumière. Feu qui établit les cœurs dans l’action de grâce, nous te magnifions.
Toi qui reposes en Christ, Esprit de sagesse et d’intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de science et de crainte, nous te magnifions.
Toi qui scrutes les profondeurs de Dieu, Toi qui illumines les yeux de notre cœur, Toi qui te joins à notre esprit, Toi par qui nous réfléchissons la gloire du Seigneur, nous te magnifions. »
[Saint Éphrem le syrien]

« Je vais vous révéler un secret de sainteté et de bonheur – disait le Cardinal Mercier en parlant de la prière au Saint-Esprit. Si tous les jours, pendant cinq minutes, vous savez faire taire votre imagination, fermez vos yeux aux choses sensibles et vos oreilles à tous les bruits de la terre pour rentrer en vous-même, et là, dans le sanctuaire de votre âme baptisée, vous parlez à ce Divin Esprit »… :
     « Ô ESPRIT-SAINT, âme de mon âme, je vous adore, éclairez-moi, guidez-moi, fortifiez-moi, consolez-moi ; dites-moi ce que je dois faire, donnez-moi vos ordres ; je vous promets de me soumettre à tout ce que vous désirez de moi et d’accepter tout ce que vous permettrez qui m’arrive, faites-moi seulement connaître votre volonté. »

…………………………………………………………….

Nous sommes donc envoyés pour annoncer l’Évangile. Comprenons bien, il ne s’agit pas de répéter un message appris par cœur comme si le sens était donné une fois pour toutes. Nous vivons dans un monde qui a beaucoup changé. L’Esprit saint est là pour nous inviter à le rejoindre dans ce qu’il vit. Il vient nous rappeler que ce qui est premier, ce n’est pas le confort matériel ni l’argent mais la personne. Le Christ ressuscité nous entraîne à le suivre et à aimer comme lui et avec lui. A la suite des apôtres, l’Eglise d’aujourd’hui est appelée à communiquer la paix et à manifester le pardon. Cette œuvre peut paraître impossible face aux défis du monde moderne. Mais au souffle de l’Esprit, le rêve de communion fraternelle peut devenir réalité.

Contribution du P. Lourdes Maguimey

 


du dimanche 06 mai 2018, – 6ème dimanche de Pâques

Après la lecture de l’Evangile selon St Jean (15,9-17), on aimerait prendre un long moment de silence pour en méditer toute la richesse, et toute la portée. Cet amour que chaque être recherche tout au long de sa vie, voilà qu’il nous est offert, et avec lui, le mode d’emploi.

Deux faits récents se sont produits dans notre pays, cette France que l’on avait baptisée
« fille aînée de l’Eglise ». Cette phrase nous semblait tout-à-fait inadaptée depuis quelques décennies, tant une torpeur spirituelle semblait engourdir la France et ses valeurs chrétiennes.

Et voilà que l’on nous parle, d’un 70ème miracle à LOURDES, reconnu par l’Église. J’ai écouté l ‘interview que cette petite Sœur Franciscaine a donné à un journaliste venu l’interroger. Ce qui m’a frappé c’est la simplicité de son témoignage, c’était bien une femme de chez nous (elle vit actuellement en communauté à BRESLES dans l’Oise, et native du NORD, elle en a gardé l’accent). De famille modeste, c’est modestement qu’elle parle de sa maladie, de son voyage à LOURDES, où elle ne demande pas la guérison pour elle, rentre dans sa communauté, ne se pose pas de questions quand une voix lui dit d’enlever tous ses appareils qui lui permettaient de vivre, et dit elle-même « Je n’ai pas réalisé tout de suite ». Ensuite, sur ordre de sa supérieure, elle gardera le silence pendant huit ans (temps nécessaire à l’enquête) ne jouant pas à la « sainte » ;

Le 2ème fait, quoique vécu très simplement aussi par ses proches, nous a peut-être encore plus interrogés : Le colonel BELTRAME, brillant officier, a échangé sa vie contre celle d’une femme prise en otage. Il était jeune, avait une belle carrière, allait fonder un foyer chrétien, avec la femme qu’il aimait. Un prêtre qui le connaissait bien a écrit « Il nourrit depuis toujours une passion pour la France, sa grandeur, son histoire, ses racines chrétiennes qu’il a redécouvertes avec sa conversion ». Là, non plus, il n’y a rien à ajouter.

Seulement une dernière phrase de l’Evangile « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure ».
–  Contribution MJM


du dimanche 29 avril 2018, – 5ème dimanche de Pâques

Suite de la journée mondiale de Prière pour les vocations, avec ce livre écrit pour les 12-25 ans.  – – > Le père Benoît Pouzin est le grand frère des musiciens et chanteurs du groupe de rock chrétien « Glorious » Et il a été batteur du groupe pendant qu’il était séminariste :
« Il a fallu que je fasse un choix. A ce moment-là de ma vie, j’ai découvert l’importance de l’Eglise et de son discernement, l’importance de la vie de prière, de l’accompagnement spirituel et de l’amitié. Car ce sont aussi mes amis qui m’ont soutenu et encouragé dans cette voie du sacerdoce. La réponse appartient à chacun, mais l’interpellation doit être le souci de tout chrétien. »

« A mon avis, beaucoup de jeunes sont en quête de sens. Ils ont plein d’idées et n’ont pas peur de bousculer les habitudes pour oser et renouveler. Ils ont surtout besoin d’adultes autour d’eux qui leur font confiance et qui leur disent : « J’ai besoin de toi « . »
« Quand cette dynamique existe, je constate qu’un certain nombre se posent la question de la vacation sacerdotale. Toutefois ils ne savent pas à qui se confier. »

« Prenons le temps d’interpeller, d’appeler, d’encourager et de dire que suivre le Christ est un chemin de bonheur. Nous avons le devoir de répondre aux questions que les jeunes chrétiens se posent. Le contexte ne les aide pas beaucoup. Nous sommes dans un monde où nous nous protégeons de tout avec des assurances, un monde où il nous faut des garanties. « J’ai payé donc j’ai droit à … » cette phrase est si courante. Mais cela ne marche pas du tout pour l’engagement. S’engager, c’est oser une aventure pour la vie. C’est vrai pour toute vocation ! C’est une réponse, un choix. Si j’attends d’avoir toutes les garanties, cela ne fonctionnera jamais. »

« Contrairement à tout ce que nous pouvons imaginer, l’engagement libère. Celui qui ose se donner grandit en humanité. Le message que je voudrais faire passer, c’est qu’être prêtre et être heureux, c’est possible. Je fais mienne cette parole de Jésus : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. » (Jn154,13) C’est ma joie. Dieu veut mon bonheur et j’en suis témoin. »

Contribution du P. Henri

 


du dimanche 22 avril 2018, – 4ème dimanche de Pâques

« Écouter, discerner, vivre l’appel du Seigneur »

Cette phrase ci-dessus est le thème de la journée mondiale de prière pour les vocations 2018″. Un thème qui est en lien avec la préparation du Synode des jeunes 2018
C’est la journée mondiale qui a inspiré la contribution suivante du père Lourdes-Maguimey, citant respectivement les papes Jean-Paul II et Benoît XVI :

« Les prêtres, dans l’Église et pour l’Église, représentent sacramentellement Jésus-Christ Tête et Pasteur, ils proclament authentiquement la Parole, ils répètent ses gestes de pardon et d’offre du Salut, surtout par le Baptême, la Pénitence et l’Eucharistie, ils exercent sa sollicitude pleine d’amour, jusqu’au don total de soi-même, pour le troupeau qu’ils rassemblent dans l’unité et conduisent au Père, par le Christ, dans l’Esprit. » (Pastores Dabo Vobis 15 – Jean Paul II)

« Les prêtres sont au service de la foi, de l’espérance et de la charité des laïcs. (…) Par le sacerdoce ministériel, les prêtres ont reçu du Christ, par l’Esprit Saint, un don spécifique afin de pouvoir aider le peuple de Dieu à exercer fidèlement et pleinement le sacerdoce commun qui lui est conféré. » (PDV 17).

« Quand à la Vie Consacrée, profondément enracinée dans l’exemple et dans l’enseignement du Christ Seigneur : don de Dieu le Père à son Église par l’Esprit. Grâce à la profession des conseils évangéliques, les traits caractéristiques de Jésus — chaste, pauvre et obéissant — deviennent « visibles » au milieu du monde de manière exemplaire et permanente et le regard des fidèles est appelé à revenir vers le mystère du Royaume de Dieu, qui agit déjà dans l’histoire, mais qui attend de prendre sa pleine dimension dans les cieux. » (Vita Consecrata 1 – Jean Paul II).

« Je voudrais dire aux jeunes : n‘ayez pas peur de dire oui aux appels du Seigneur, lorsqu’Il vous invite à marcher à sa suite. Répondez généreusement au Seigneur ! Lui seul peut combler les aspirations les plus profondes de votre cœur. (…) Le service des frères et des sœurs ouvre le cœur et rend disponible. Dans le silence de la prière, que Marie soit votre confidente. Que Marie aide ceux qui sont appelés au mariage à découvrir la beauté d’un amour véritable et profond, vécu comme don réciproque et fidèle ! À ceux, parmi vous, que le Seigneur appelle à sa suite dans la vocation sacerdotale ou religieuse, je voudrais redire tout le bonheur qu’il y a à donner totalement sa vie pour le service de Dieu et des hommes. Que les familles et les communautés chrétiennes soient des lieux où puissent naître et s’épanouir de solides vocations au service de l’Église et du monde ! » (Benoit XVI à Lourdes en 2008).

P. Lourdes Maguimey

 


du dimanche 15 avril 2018, – 3ème dimanche de Pâques

Que dirai-je
A celui qui court vers le tombeau ?

Annonce-lui la pierre roulée.
Dis-lui le tombeau vide.
Montre-lui le linceul plié.

Parle-lui du cri de foi.
Du cri de joie du bien-aimé
Dis-lui la surprise de Marie-Madeleine
Voulant embrasser les pieds de Jésus.

Ne cache rien du bonheur de Thomas,
Découvrant les plaies du crucifié,
Palpitantes de vie !

Montre-lui les yeux brillants de lumière
De Pierre qui se sait pardonné.

De la pierre roulée au cœur ouvert,
Annonce le dévoilement
De la Vie que rien ne peut sceller.

De la croix, au tombeau vide
Jaillit la source intarissable,
L’Eau Vive s’écoule en un torrent impétueux

Que dirai-je
A celui qui doute ?

Surtout ne cherche pas à convaincre !
Ton pardon fera plus
que toutes tes paroles
Ton sourire deviendra invitation
A la plus belle des communions.

Ton geste gracieux de partage,
Sera ouverture à la grâce de vie
A l’Amour fait chair en Jésus.
A jamais offert par le Ressuscité.

(contribution de MJM)


du dimanche 08 avril 2018, – 2ème dimanche de Pâques

        La multitude
                          de ceux qui étaient devenus croyants
avait un seul cœur et une seule âme ;
et personne ne disait
que ses biens lui appartenaient en propre,
mais ils avaient tout en commun.
(1ère lecture)

La communauté chrétienne n’est pas définie par ses membres, ce ne sont pas eux qui la constituent en premier, mais bien les grâces spirituelles de Dieu reçues en partage, et vraiment partagées.

La communauté chrétienne est l’œuvre de Jésus-Christ, annonçant l’Évangile, mourant sur la croix et ressuscitant, signe de la puissance de Dieu. La communauté née ainsi ne peut plus être un peuple de propriétaires et de puissants, entourés de leurs soutiens et de leurs profiteurs. Mais au contraire un peuple renonçant à la possession pour mieux vivre dans le partage, sans vouloir calculer avec une balance entre ce qui est donné et ce qui est reçu.

Bien sûr, une telle « mise en commun » n’est possible et réaliste que parce qu’une mise en commun « spirituelle » a déjà été vécue. C’est une grâce à demander profondément et qui nous fait alors devenir « corps », le corps du Christ vivant à jamais. Croyons-nous à la puissance de vie que Dieu veut nous donner à travers une plus grande « communion spirituelle » et une plus grande « communion matérielle » ?

Ainsi, le Christ vient non pas abolir la propriété, mais la désacraliser : le vieux monde voudrait nous faire croire que la propriété est le signe d’une vie réussie pour soi-même. Les chrétiens sont les bâtisseurs d’un nouveau monde où l’utilité de chaque objet, de chaque effort de travail et d’intelligence vient de ce qu’ils peuvent faire grandir le bonheur de vivre au milieu de tous.

Lorsque la propriété est sacrée, la dignité humaine se trouve relativisée : il y a ceux qui réussissent à bien accumuler et il y a les autres. Ceux qui ont beaucoup accumulé se voient grands et ceux qui n’ont pas se voient plus petits. Et les hommes deviennent sourds et aveugles à la véritable richesse que chacun porte. Les Chrétiens et tous les hommes de partage ouvrent les yeux et les oreilles de l’humanité : la propriété est nécessaire mais elle est nécessairement au service de la communion d’amour entre les hommes.

Contribution du P. Henri

 


du dimanche 01 avril 2018, – fête de Pâques

De nombreux textes dignes de confiance : Il existe un grand nombre de documents, de manuscrits et de fragments de la Bible (Ancien et Nouveau Testaments) en plus de sources séculières mentionnant la résurrection du Christ. Un plus grand nombre de documents que pour des figures historiques comme Jules César.

Un grand nombre de témoins: À la lecture des Évangiles, des Actes et des Épîtres de Paul, on constate que beaucoup de témoins de la résurrection étaient encore vivants quand ceux-ci furent rédigés. Ces personnes auraient aisément pu nier les faits établis par certains des rédacteurs du Nouveau Testament si ce qu’ils écrivaient était faux. Or, une parfaite homogénéité existe entre tous les écrits de ces rédacteurs. Et les chrétiens acceptaient de vivre sous la menace constante de la mort, ce qui eut été impensable s’ils n’avaient pas été convaincus que Jésus n’était pas un charlatan.*

L’importance des témoins oculaires : En Israël, les accusations contre une personne ayant commis un péché grave devaient être confirmées par deux ou trois témoins (Deutéronome 17:6; 19:15). L’apôtre Paul avertit Timothée de ne pas accepter d’accusations contre un autre ancien en l’absence de deux témoins ou plus (1 Timothée 5:19). Jésus confirma ce principe quand Il exhorta les croyants à conserver de bons rapports dans l’Église (Matthieu 18:16-17). .
Or nous voyons que les Évangiles furent rédigés à partir de témoins oculaires de la vie, de la mort, de l’ensevelissement, et de la résurrection de Jésus. Matthieu et Jean étaient des témoins oculaires. Marc est connu pour avoir écouté Pierre; et Luc s’informa auprès d’un certain nombre de témoins oculaires, comme il l’écrit en introduction, et il a écouté Paul qui fut instruit personnellement par le Christ ressuscité (Galates 1:11-12).

Des preuves indéniables : Les événements entourant la résurrection de Jésus étaient si significatifs, et furent vécus par des personnes si diverses, qu’il est honnêtement impossible de les nier.
Néanmoins, l’ultime preuve que Jésus est le Sauveur ressuscité de l’humanité, nous est donné par les changements qui ont lieu dans nos vies quand Lui et le Père font leur demeure en nous (Jean 14:23)… Et si Jésus vit en nous, nous aussi nous serons, dans un avenir proche, glorifiés lors d’une résurrection (Romains 8:9-11).
Contribution de lmaguimey

 


du dimanche 25 mars 2018, – dimanche des Rameaux et de la Passion du Christ

(Ô MAITRE DE MA VIE – Prière du Carême Orthodoxe. Les points clés de la conversion)

SEIGNEUR ET
MAITRE DE MA VIE,

ELOIGNE DE MOI
L’ESPRIT DE PARESSE,
D’ABATTEMENT,
DE DOMINATION,
DE VAINES PAROLES ;

ACCORDE-MOI,
A MOI TON SERVITEUR,
UN ESPRIT DE CHASTETE,
D’HUMILITE,
DE PATIENCE ET D’AMOUR ;

OUI, SEIGNEUR ROI,
DONNE-MOI DE VOIR
MES PECHES
ET DE NE PAS JUGER MON FRERE,

CAR TU ES BENI
DANS LES SIECLES DES SIECLES.
AMEN.

Cette prière attribuée à Ephrem le Syrien, (mort en 373), occupe une grande place dans la liturgie du Carême Orthodoxe. Elle est récitée deux fois au terme de chaque office du lundi au vendredi. L’importance qui lui est accordée s’explique par le fait qu’elle rappelle aux fidèles les points essentiels sur lesquels doit porter l’effort personnel de conversion.
(Revue PRIER – Contribution MJM)

 


du dimanche 18 mars 2018, – 5ème dimanche de Carême

Si le grain de blé tombé en terre ….

Jésus ne fait pas de raisonnement devant sa croix. Il l’envisage comme des semailles. Durant le long hiver, le grain de blé enfoui dans la terre semble mort. Il pointe au printemps et devient un épi, gonflé en quelques semaines, de toute la moisson future.

Le pourrissement du grain de blé est d’abord une image de Dieu. L’absolu d’un amour qui refuse toute violence, qui ne force aucun coeur, qui se laisse tuer pour donner vie à ses bourreaux…

La vraie mort n’est pas physique, mais c’est plutôt le refus de se donner, le repli stérile sur soi-même.

Le Dieu que nous révèle Jésus n’est pas le dictateur tout-puissant et invulnérable que nos imaginations égarées se représentent parfois. C’est un Dieu qui se donne, un Dieu qui aime jusqu’à l’extrême. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. »

La loi essentielle du mystère de Dieu est celle du grain de blé. Jésus va jusqu’à laisser broyer totalement sa vie pour que vive l’homme. Il ne garde rien pour lui-même, il aime jusqu’à en mourir.

Contribution du P. Henri

 


du dimanche 11 mars 2018, – 4ème dimanche de Carême

« Car Dieu a tant aimé le monde
qu’il a donné son fils unique »

Dieu veut que nous soyons heureux. La psychologie la plus basique nous dit qu’une personne qui n’est pas heureuse finit par être un malade du corps et de l’esprit. Cela dit, notre joie doit être une joie qui a des bonnes bases, elle doit être l’expression de la paix d’une vie qui a un sens. Sinon, la joie dégénèrerait et deviendrait superficielle et stupide. Sainte Thérèse les distinguait avec justesse entre « sainte joie » et « folle joie ». La dernière étant une joie extérieure qui ne dure que très peu et qui nous laisse un goût amer.

Ce sont des jours difficiles pour la vie de la foi. Mais ce sont des temps passionnants également. Nous expérimentons, d’une certaine manière, l’exil de Babylone, celui que chante le psaume. Nous pouvons nous aussi vivre une expérience d’exil «nous pleurions, en nous souvenant de Sion» (Ps 136,1). Les difficultés extérieures, et surtout, le péché, peuvent nous amener sur les rivages de Babylone. Mais malgré tout, il y a des raisons pour garder l’espérance, et Dieu continue à nous dire: «Que ma langue s’attache à mon palais, si je cesse de penser à toi» (Ps 136,6).

Nous pouvons vivre toujours heureux car Dieu nous aime à la folie, tellement «qu’il a donné son Fils unique» (Jn 3,16). Bientôt, nous accompagnerons ce Fils unique dans son chemin de mort et résurrection. Nous contemplerons l’amour de Celui qui nous aime jusqu’au point de se donner pour nous tous, pour toi et pour moi. Et nous serons remplis d’amour en voyant «Celui qu’ils ont transpercé» (Jn 19,37) et grandira en nous une joie que personne ne pourra nous enlever.

La vraie joie qui remplit notre vie n’est pas le résultat de nos efforts personnels. Saint Paul nous le rappelle: elle ne vient pas de nous, c’est un don de Dieu, nous sommes son œuvre (Col 1,11). Laissons Dieu nous aimer et aimons-le en retour, et notre joie sera grande tant dans notre vie que lors de la prochaine Pâque. N’oublions pas de nous laisser caresser et transformer par Dieu en faisant une bonne confession avant Pâques.

Contribution du Père Maguimey


du dimanche 04 mars 2018, – 3ème dimanche de Carême

La prière des cinq doigts

Quand il était évêque de BUENOS AIRES, le Pape François a composé cet enseignement sur les intentions de prière,  qui est devenu très populaire en Argentine. Sa simplicité reflète bien le style de notre Pape

1/ LE POUCE
Il est le doigt le plus proche de vous. Commencez donc par prier pour ceux qui vous sont les plus proches. Ce sont les personnes les plus susceptibles de revenir à nos mémoires. Prier pour les gens qui vous sont chers, est une «  douce obligation ».

2/ L’INDEX
Priez ensuite pour ceux qui enseignent, éduquent et soignent
(pour les enseignants, les professeurs, les médecins et les prêtres). Ils ont besoin de soutien et de sagesse afin qu’ils puissent montrer la juste direction aux autres. Souvenez – vous d’eux dans vos prières.

3/ LE MAJEUR
Le doigt qui suit est le plus grand des cinq. Il nous rappelle nos gouvernants. Priez pour le Président, pour les députés, pour les entrepreneurs et pour les dirigeants. Ce sont eux qui dirigent le destin de notre pays et guident l’opinion publique. Ils ont besoin que Dieu les guide

.4/ L’ANNULAIRE :
Le quatrième doigt de la main est le plus faible, tout professeur de piano peut le confirmer. Vous devez vous rappeler de prier pour les faibles, pour ceux qui ont des problèmes à résoudre, ou sont éprouvés par la maladie. Il n’y aura jamais trop de prières pour ces personnes. Ce doigt porte aussi l’alliance et nous invite à prier pour les couples mariés.

5/ LE PETIT DOIGT :
Enfin il y a le petit doigt ! Le plus petit de tous, aussi petit que nous devons nous tenir devant Dieu et devant les autres. Comme dit Jésus  « les derniers seront les premiers » Le petit doigt est là pour vous rappeler de prier pour vous-même. Ce n’est que lorsque vous avez prié pour les quatre autres groupes que vous pouvez percevoir vos besoins et donc prier pour vous avec justesse.

Contribution M.J.M. : Extrait de la REVUE PRIER –

 


du dimanche 25 février 2018, – 2ème dimanche de Carême

(méditation proposé par le P. Maguimey sur la 1ère lecture de ce dimanche – le sacrifice d’Isaac par son père Abraham – que la liturgie a voulu rattacher à l’épisode de la Transfiguration – l’Évangile de ce dimanche)

Dès le début de son récit, l’Évangile de Jean affirme que Jésus est le Fils unique de Dieu et l’Agneau qui enlève les péchés (cf. Jn 1,18 et 29). Et c’est à la veille de Pâque, à peu près à l’heure où les agneaux étaient immolés dans le Temple, qu’il a été crucifié (cf Jn 18,28 et 19,36). Le récit de Genèse 22 a pu préparer les esprits à un compréhension de la vérité du « sacrifice » de Jésus, acte d’amour tant de la part du Fils que de la part du Père : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tout homme qui croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle. » (Jn 3,16)

« Celui-ci est mon Fils bien-aimé »

À l’époque de Jésus, au cœur des détresses du temps, le regard des croyants est tourné vers la venue de l’envoyé du Seigneur, vers l’attente de « ce jour-là ». On lit et on relit la Parole de Dieu. Quand les premiers chrétiens vont rendre compte de Jésus comme Messie, ils vont montrer que la mission de l’homme de Nazareth et sa crucifixion accomplissent l’attente séculaire. Saint Jean le fait admirablement : Jésus est tout à la fois le Fils unique, l’Agneau de Dieu et le « transpercé » qui sauve du péché (Jn 19,36).

Marc, Matthieu et Luc disent la même chose, mais autrement. Un seul exemple : la transfiguration de Jésus raconté par Marc. La voix céleste révèle l’identité de Jésus comme Fils aimé de Dieu, bien sûr. Mais l’amour est bien plus qu’un sentiment. Marc avertit ses lecteurs : ce fils est promis à la mort. En l’appelant « le Bien-aimé », la voix paternelle ouvre le chemin qui mène au Golgotha. Et au baptême, la voix venue du ciel avait précisé « tu as toute ma faveur ». Elle soulignait le choix, l’élection et le destin qui était déjà celui de l’étrange « serviteur » chanté par le prophète Isaïe. Destin de salut qui s’accomplit non dans les larmes, mais dans l’obéissance confiante, non dans la révolte mais dans la douceur et le silence. Or cette attitude, certains lecteurs ne la prêtaient-ils pas déjà à Isaac sur le bois du bûcher?

Contribution du P. Maguimey

 


du dimanche 18 février 2018, – 1er dimanche de Carême

«Voici que le temps est venu,
et le règne de Dieu est tout proche.
Convertissez-vous et croyez à l’Évangile.
»
Tel était le message premier de Jésus. Et la simplicité et l’austérité du message nous étonne : Rien pour attirer le client et lui en jeter plein la vue !

Jésus ne serait-il venu que pour ceux qui cherchent, pour ceux qui ont en eux le désir brûlant d’un changement ? Le désir d’un changement qui vient de Dieu lui-même ; et non pas de belles idées généreuses et humanistes qui conduisent nos peuples à plus de malheur encore.

Un changement (une conversion) qui façonne un peuple habité par la joie de l’amour !  Accrochons-nous à lui et « Bon Carême à tous »

P. Henri, curé


du dimanche 11 février 2018, – 6ème dimanche du temps ordinaire

DIMANCHE DE LA SANTÉ / JOURNÉE MONDIALE DES MALADES

Depuis 1992, tous les 11 février (fête de N. Dame de Lourdes), est célébrée « la Journée Mondiale des Malades », instituée par JEAN PAUL II. Dans l’Église de France, c’est le « Dimanche de la Santé ». Ceci est l’occasion de rappeler que l’accompagnement des personnes souffrantes est une priorité évangélique. L’Église, à la suite du CHRIST, s’est toujours préoccupée de l’éducation et des soins dus à la personne humaine. A Beaumont, on retrouve dès 1631 la mention d’un « hôtel Dieu ».

Le temps a passé, et nous avons voulu vous donner ci-dessous, le profil santé de notre paroisse. Les chiffres parlent d’eux-mêmes !
>  702 lits représentent la capacité d’accueil du GHCPO (Groupement Hospitalier Carnelle Portes de l’Oise) réparti sur 3 sites : le site Beaumont sur Oise avec l’hôpital général et l’EHPAD St. LAURENT, le site des OLIVIERS avec l’hôpital psychiatrique ainsi que la MAS (Maison d’Accueil Spécialisée) et le site de Carnelle à Saint Martin du Tertre.

> A cela il faut ajouter les 80 lits de la Résidence FORET DE CARNELLE, foyer/logement, et les 82 lits de la Résidence Louis Grassi, EHPAD à PRESLES, plus toutes les personnes maintenues à domicile.

Derrière ces lits se cachent des visages Ils sont jeunes parfois, mais le plus souvent âgés. La souffrance, la solitude, l’incertitude du lendemain font partie de leur quotidien.

> Pour l’hôpital, l’Aumônerie est composée de 2 aumôniers (1 pour le site de Beaumont et 1 pour le site de Carnelle) ainsi que de bénévoles qui visitent toutes ces personnes et leur apportent un peu de réconfort, un sourire, une écoute, une présence. Pour les résidences L. Grassi et Carnelle, c’est le SEM (Service Évangélique des Malades), qui visite et assure également (autant que possible) les visites à domicile.

Lors de chaque visite nous ne sommes pas deux mais trois : La personne visitée, le visiteur et le Christ. « J’étais malade et vous m’avez visité » (Mt28). C’est au nom de l’Église qu’ils effectuent ce service. Les personnes visitées apportent beaucoup à ceux qui s’approchent d’eux. Malheureusement les visiteurs sont insuffisants, dans un monde peu enclin au temps de la rencontre et de l’écoute. Alors « venez et voyez ». Joignez vous à nous. Dépassez vos peurs, vos hésitations, et la joie du service de la personne âgée ou malade vous habitera.

Contributions : Ch.LEGAGNEUX, Aumônier et Mjo WARME, S.E.M

Précision: Sur le site des Oliviers, une école d’infirmiers (200 élèves) et d’aide-soignants (20)

 


du dimanche 04 février 2018, – 5ème dimanche du temps ordinaire

Chers amis,
La collecte du denier 2018 commence ce dimanche 4 février.

Ce sont uniquement vos contributions au DENIER qui rémunèrent les prêtres et les laïcs en mission dans notre diocèse.
Depuis 1905, date de la séparation de l’Église et de l’état, l’Église fait appel à la générosité de chaque paroissien, de chacun d’entre nous pour subvenir aux besoins de notre curé et de ceux qui la servent.

L’an dernier, dans le Val-d’Oise, nous avons été 8 167ménages à contribuer au Denier soit environ un pratiquant sur trois. Le denier n’a pu couvrir que les deux tiers des traitements de nos curés et salaires des laïcs en mission.

Sur notre ensemble paroissial de Beaumont nous sommes 96 donateurs pour une contribution moyenne de 237 euros. Sachez que si tous les pratiquants réguliers contribuaient, nous n’aurions aucun problème de déficit!

Qui que vous soyez, le denier vous concerne !
N’hésitez pas à vous procurer une enveloppe contenant le bon de votre soutien si vous ne l’avez pas reçu par courrier. Chacun contribue en fonction de ses moyens. L’important est que nous participions tous, au Denier.

Vous avez besoin de l’Église, l’Église a également besoin de vous!
Donnons à l’Église les moyens de continuer sa mission, l’annonce du Christ.
Une bonne idée, c’est le prélèvement mensuel, c’est plus doux, et en même temps plus sûr pour le budget de l’église, du diocèse…Quel montant ? Les jeunes… le prix d’une place de cinéma tous les mois ? D’un menu big-mac ? 1 à 2 % de votre revenu annuel ? La réponse est dans votre conscience…

Au nom de notre curé, de la paroisse et du Diocèse de Pontoise, je vous remercie pour votre contribution. Et pour toutes vos questions, vous pouvez également me contacter.
René Weber


du dimanche 28 janvier 2018, – 4ème dimanche du temps ordinaire

Cette phrase me revenait souvent en mémoire, ces derniers jours, sans que je sache pourquoi. Je ne savais même pas d’où et de qui elle venait ; comme je la trouvais belle, je me suis mise en quête d’en savoir plus.

Tout d’abord la beauté de la phrase. Quel amoureux(se) n’aimerait pas l’entendre, ou quel vieux couple ne prononce-t-il pas la même parole, quand ils se disent l’un à l’autre « Je n’aimerais pas rester seul(e) après toi, si seulement nous pouvions partir ensemble ! »

Dans la liturgie, c’est à la messe, que le prêtre dit cette formule avant de communier (pas toujours, il existe une deuxième invocation). « Seigneur Jésus Christ., Fils du Dieu vivant, selon la volonté du Père et avec la puissance du St Esprit, tu as donné par ta mort la vie au monde ; que ton corps et ton sang me délivrent de mes péchés et de tout mal ; fais que je demeure fidèle à tes commandements et que jamais je ne sois séparé de toi ».

Quant à l’origine de cette phrase, on la retrouve dans une prière très ancienne « Âme du Christ » [« Anima Christi » –> voir la prière en dernière page] composée au 14ème siècle ou auparavant, l’auteur étant inconnu. St Ignace de Loyola (16ème siècle) invite souvent à la réciter, au même titre que le Notre Père, l’Ave Maria, le Credo et le Salve Regina. Chantée, cette supplication entière est un moment de grâce et de paix.

En réponse, me venait l’invocation nouvellement formulée du Notre père :
« et ne nous laisse pas entrer en tentation ». En effet, si nous cédons à notre péché, ce dernier nous coupe du Seigneur et de nos frères, nous replie sur nous-mêmes et nous y enferme.

Jésus, notre Christ ne nous a-t-il pas dit « Je suis la vigne, et vous êtes les sarments, celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruits. Comme mon Père m’a aimé, je vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour» (St Jean chap.15). A l’inverse, le rameau que l’on a arraché du pied, tombe à terre, et se dessèche, car il n’est plus nourri par la sève coulant de l’arbre lui-même ; et pour nous, chrétiens, notre sève est le corps et le sang du Christ (son amour) que nous recevons quand nous communions ; c’est le seul lien fécond, entre notre Père et nos frères. C’est notre seule ligne de défense contre la rupture qu’est le péché.
Alors récitons ou chantons cette prière qui n’a rien perdu de son actualité, au fil des siècles
Contribution MJM


du dimanche 21 janvier 2018, – 3ème dimanche du temps ordinaire

A l’occasion de la « Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié » (14 janvier 2018 – célébré à Persan, associé à Beaumont le 21 janvier), voici des extraits du message de Mgr Georges COLOMB, évêque chargé de la Pastorale des Migrants :

« Un nouvel ordre
international fondé
sur la charité. »

« L’Église se mobilise pour tous les migrants,  quelle  que  soit  leur  religion.
Parmi  ces  frères  et sœurs accueillis,  les  chrétiens  représentent une  minorité,  mais  une  minorité riche de ses particularités, non seulement  ethniques,  linguistiques,  mais aussi  rituelles,  car  la  plupart  des migrants  chrétiens  appartiennent  à d’autres  confessions  ou  sont  des catholiques  de  rite  melkite,  maronite…  C’est  une  chance  pour  notre Église en France, car les chrétiens qui ont grandi dans d’autres cultures que la nôtre apportent leur contribution à notre  annonce  de  l’Évangile  (cf.  La joie de l’Évangile, n° 116).

Quant à nos frères et sœurs d’autres religions,   notamment   les   musulmans,  notons  qu’ils  se  dirigent  vers l’Europe, continent héritier de la tradition  chrétienne.  Ce  phénomène migratoire,   dont   les   principales causes  sont  la  pauvreté  et  la  guerre, constitue bien sûr un grand défi pour notre  Église  aujourd’hui.  Ne  manquons pas le rendez-vous de la charité,  tout  en  respectant  le  travail  de nos partenaires de la société civile et de l’État. Ne minimisons pas les difficultés  que  cela  représente  pour  nos gouvernants et gardons-nous de donner des leçons de morale.

Le   pape   François croit que l’Europe est capable d’intégrer les personnes accueillies. Il nous rappelle  que,  au  plan  existentiel,  du fait de notre foi, nous sommes tous des  migrants  et  qu’avant  le  droit d’émigrer, il y a le droit de ne pas émigrer. Pour cela, il faut trouver dans les pays de migration des sources de création d’emploi et savoir y investir.  Le  Pape  l’a  répété  aux  Nations unies et au Conseil de l’Europe.

Le   phénomène   migratoire   d’une grande  ampleur  auquel  nous  assistons de nos jours donne une mission à  l’Europe  qui  a  déjà  relevé  tant  de défis.  Le  Pape  parle  de  sa  situation démographique   catastrophique   et nous avertit : «L’Europe peut perdre le sens  de  sa  culture,  de  sa  tradition.[ ….] L’Europe  se  retrouvera  en retournant  à  ses  racines  et  en  cessant d’avoir peur de devenir l’Europe mère.»

Ainsi le phénomène migratoire invite l’Europe  à  la  grandeur  d’âme…   »


du dimanche 14 janvier 2018, – 2ème dimanche du temps ordinaire

Le petit morceau de pain que nous recevons, l’hostie que le prêtre met en nos mains, ça n’a pas beaucoup de goût. On voit aujourd’hui bien des chrétiens qui ne se dérangent pas pour venir à l’église manger de ce pain là.
En fait, vous le savez, on ne vient pas à la messe pour manger du pain, mais pour partager avec les frères et sœurs ce qui reste pour nous un mystère « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde » nous dira le prêtre tout à l’heure.

Jésus est présent dans le pain, mais il est déjà présent quand nous nous réunissons en son nom. Encore faut-il que notre cœur soit ouvert pour accueillir les autres, pour nous intéresser à eux, partager leur prière et leurs chants. Le Christ Jésus est aussi présent parmi nous par sa parole, l’Évangile, les autres passages de la Bible. Sa parole éclaire notre vie, elle nous permet de retrouver le courage dans nos difficultés, nos épreuves.

Où en sommes-nous, au sujet de la messe?

A la messe, nous sommes invités à porter la prière des autres : nous le faisons spontanément quand il y a un enterrement, mais nous pouvons aussi le faire pour que Dieu nous aide à venir au secours des malheureux, des sans-abri, des sans-papiers. Prier pour que Dieu nous aide à faire la paix dans nos familles,….

A la messe, Jésus nous rappelle ce qu’il a fait pour nous sauver du péché et de la mort : il nous rappelle sa mort sur la croix et sa résurrection à PÂQUES ; Il y a une grande prière à laquelle nous ne faisons pas toujours attention : c’est la PRÉFACE que le prêtre récite pour rendre grâce à Dieu, pour toutes les merveilles qu’il a faites pour nous donner la vie. Nous sommes invités à nous associer à sa prière d’action de grâce, et cela nous aidera à faire aussi l’offrande de nous-mêmes, ce qui est un autre sommet de la messe.

Notre participation à la messe, c’est aussi, prier, chanter, répondre au prêtre, donner à la quête, échanger un geste de paix avec nos voisins, en y ajoutant un sourire. C’est aussi, faire célébrer une messe pour nos défunts, prendre en charge les lectures, jouer d’un instrument de musique, ou apporter quelques fleurs pour la décoration, etc….
La Messe doit être le rassemblement joyeux d’une communauté où les gens s’aiment.
. Texte anonyme, – Contribution MJM


du dimanche 07 janvier  2018 2018 – Fête de l’ÉPIPHANIE

L’étoile n’est-elle pas le symbole le plus parlant de la lumière de Dieu? La marche à l’étoile n’est-elle le symbole de la vie du croyant ? Sa clarté n’éblouit pas, mais elle suffit pour guider nos pas dans la nuit. Elle ne s’impose pas : elle invite à se mettre en route. Marcher et chercher, n’est-ce pas là l’essentiel de la vie de foi ?

Tout homme, dès qu’il vient au monde, voit se lever au ciel de son cœur une étoile, son étoile. Elle est un discret appel, elle est un mystérieux attrait pour partir à la recherche de Dieu. Tout homme, si enfoncé dans la nuit soit-il, si loin se croit-il de Dieu, voit un jour une étoile se mettre à briller. Aura-t-il le courage de la suivre jusqu’au bout, comme ces mages ?

 

Les mages représentent plus qu’eux-mêmes. Ils symbolisent les peuples du monde, tous invités par Dieu. C’est le cœur du mystère de Noël, le mystère du Christ dont parle la lettre aux Éphésiens lue ce dimanche : « Les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse ».

Oui, les mages montrent que tous ceux qui mènent une vie droite, avec le sens de la justice et du service, même s’ils ne connaissent pas l’existence de Jésus Christ, peuvent entrer près de Lui. L’Épiphanie est leur fête ; elle est l’anniversaire de tous ceux dont la foi est différente de la nôtre, et que Dieu aime, et que Dieu éclaire, et que Dieu attire à lui par sa grâce.

Pourtant l’étoile n’a pas conduit directement les mages à Bethléem, près de Jésus. Ils ont du faire le détour de Jérusalem et consulter « scribes et prêtres ». Pourquoi ? Parce qu’on ne peut pas faire l’économie de la Parole de Dieu, de l’Écriture pour rencontrer clairement le Christ. Cela nous renvoie à nous-mêmes. [Profitons des propositions avec l’Évangile de Marc cette année] Pour trouver le Christ, il faut les deux : l’Étoile et le Livre, la mise en route et l’approfondissement des Écritures, la sagesse humaine et l’accueil de la révélation biblique.

Contribution du P. Henri

 


du dimanche 30 décembre  2017 – Fête de la Sainte Famille – année B

Dans le prolongement de Noël, nous célébrons aujourd’hui la fête de la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph. Mais pourquoi dire que cette famille est sainte ? Si c’est parce que les parents, Joseph et Marie, seraient « parfaits » (à nos yeux), non ! Ils forment une famille humaine toute simple. Pour l’Église, dire qu’une famille est « sainte », c’est indiquer qu’elle laisse rayonner autour d’elle la sainteté de Dieu, l’action de notre Dieu et Père, l’amour infini, qui veut soutenir et sauver tous ses enfants. C’est ça, la vraie sainteté.
« En toi seront bénies toutes les familles de la terre », dit Dieu à Abraham qui mets sa confiance en Dieu.
Alors puisque leur famille a eu pour enfant Jésus, le Messie, qui a fait rayonner dans le monde l’amour de Dieu, comment pourrait-on penser que leur famille n’est pas une famille « sainte » ? C’est au fruit qu’on reconnaît l’arbre.

Mais pour nos familles ? Comment une famille d’aujourd’hui peut imiter la famille de Joseph et de Marie ?
L’Évangile de Marc comme l’Évangile de Luc nous montrent le père et la mère de Jésus totalement habités par la foi… Totalement habités par le désir du Royaume de Dieu sur terre, et en lui faisant confiance.
Marie a pu dire à l’ange : « Voici la Servante du Seigneur ! Que tout se passe pour moi selon ta parole ».
Quand vous portez en vous un grand désir de la venue du Règne de Dieu, vous êtes dans une prière continuelle. Disponible pour Dieu et à son écoute de toute votre âme.

Bonne et sainte année à toutes nos familles !

Contribution du P. Henri     (voir les voeux de votre curé)

 


du dimanche 24 décembre  2017 – 4ème dimanche de l’AVENT. année B
suivi de la fête de NOËL ….

Dans les Évangiles proclamés ce 4°dimanche et dans la fête de Noël, une question-mystère jailli devant l’homme qui écoute, c’est la question de la liberté !
Quelle liberté pour Marie qui se voit imposer une grossesse inattendue ? Et en parallèle, quelle liberté pour Joseph, le père qui adoptera l’enfant de son épouse ? Et quelle liberté pour Jésus dans le commencement de sa mission de sauveur venu habiter parmi les hommes : n’est-il pas dans la totale dépendance des bébés : Soumis à son rythme biologique de petit homme sans pouvoir encore le dominer, il ne peut que se laisser conditionner par la famille qui l’élève selon une culture juive très rigide (il fera le procès de cette rigidité plus tard) et la spiritualité personnelle de ses proches, à commencer par la spiritualité de sa mère.

SOUMIS ? Tous les trois, Marie, Joseph et Jésus, ne font que vivre leur « humanité » jusqu’au bout. Marie donne naissance à un garçon et lui offre une vie de famille. Joseph veille sur sa femme et son fils adoptif. Jésus se développe comme tous les bébés et tous les enfants jusqu’à l’âge adulte. Mais sont-ils soumis ?

Si Jésus est pleinement humain dans la simplicité d’une vie d’homme, lui et ses parents ne suivent pas les chemins habituels. Pourquoi ? Et comment ? Les Évangiles nous racontent comment ils se laissent « inspirer » par Dieu et ses anges, à différentes étapes de leur vie. Alors, sont-ils des gens « soumis »? Soumis à Dieu et non aux hommes sans doute, mais soumis quand même ?

La réponse est dans l’expérience personnelle : « Si tu as essayé de vivre l’Évangile avec amour, droiture et détermination, si tu as déjà souvent obéi à ta conscience plutôt qu’aux manières de faire de « tout le monde », tu as découverts que ton regard sur la vie se faisait plus clair et que ta liberté intérieure grandissait.
Et tu sais qu’il est impossible de raconter cette liberté intérieure : Celle qui dit « je suis la servante du Seigneur » peut le dire de façon servile (et craintive, écrasée) ou de façon libre (et responsable, par amour).
– Demandons à Dieu de vivre un joyeux Noël 2017 libre, avec amour, droiture et détermination.
P. Henri, curé

 


du dimanche 17 décembre  2017 – 3ème dimanche de l’AVENT. année B

(n°264 – suite) La meilleure motivation pour se décider à communiquer
l’Évangile est de le contempler avec amour, de s’attarder en ses
pages et de le lire avec le cœur. Si nous l’abordons de cette manière,
sa beauté nous surprend, et nous séduit chaque fois. Donc, il est urgent de retrouver un esprit contemplatif, qui nous permette de redécouvrir chaque jour que nous sommes les dépositaires d’un bien qui humanise, qui aide à mener une vie nouvelle. Il n’y a rien de mieux à transmettre aux autres.

(n°265). Toute la vie de Jésus, sa manière d’agir avec les pauvres, ses gestes, sa cohérence, sa générosité quotidienne et simple, et finalement son dévouement total, tout est précieux et parle à notre propre vie. Chaque fois que quelqu’un se met à le découvrir, il se convaint que c’est cela même dont les autres ont besoin, bien qu’ils ne le reconnaissent pas : « Ce que vous adorez sans le connaître, je viens, moi, vous l’annoncer » (Ac 17, 23).

Exhortation du pape à évangéliser (suite)

Parfois, nous perdons l’enthousiasme pour la mission en oubliant que l’Évangile répond aux nécessités les plus profondes des personnes, parce que nous avons tous été créés pour ce que l’Évangile nous propose : l’amitié avec Jésus et l’amour fraternel. Quand on réussira à exprimer adéquatement et avec beauté le contenu essentiel de l’Évangile, ce message répondra certainement aux demandes les plus profondes des cœurs : « Le missionnaire est convaincu qu’il existe déjà, tant chez les individus que chez les peuples, grâce à l’action de l’Esprit, une attente, même inconsciente, de connaître la vérité sur Dieu, sur l’homme, sur la voie qui mène à la libération du péché et de la mort. L’enthousiasme à annoncer le Christ vient de la conviction que l’on répond à cette attente ». [..] Nous disposons d’un trésor de vie et d’amour qui ne peut tromper, le message qui ne peut ni manipuler ni décevoir. [..] C’est la vérité qui ne se démode pas parce qu’elle est capable de pénétrer là où rien d’autre ne peut arriver. Notre tristesse infinie ne se soigne que par un amour infini.
                (Extrait de « La joie de l’Évangile »)

 


du dimanche 10 décembre  2017 – 2ème dimanche de l’AVENT. année B

(n°263). Il est salutaire de se souvenir des premiers
chrétiens et de tant de frères au cours de l’histoire
qui furent remplis de joie, pleins de courage, infatigables dans l’annonce, et capables d’une grande résistance active. Il y en a qui se consolent en disant qu’aujourd’hui c’est plus difficile ; cependant, nous devons reconnaître que les circonstances de l’empire romain n’étaient pas favorables à l’annonce de l’Évangile, ni à la lutte pour la justice, ni à la défense de la dignité humaine. A tous les moments de l’histoire, la fragilité humaine est présente, ainsi que la recherche maladive de soi-même, l’égoïsme confortable et, en définitive, la concupiscence qui nous guette tous. […]Par conséquent, ne disons pas qu’aujourd’hui c’est plus difficile ; c’est différent. Apprenons plutôt des saints qui ont affronté les difficultés propres à leur époque.[…]

Exhortation du pape à évangéliser (suite)

(n°264). La première motivation pour évangéliser est l’amour de Jésus que nous avons reçu, l’expérience d’être sauvés par lui qui nous pousse à l’aimer toujours plus. Mais, quel est cet amour qui ne ressent pas la nécessité de parler de l’être aimé, de le montrer, de le faire connaître ? Si nous ne ressentons pas l’intense désir de le communiquer, il est nécessaire de prendre le temps de lui demander dans la prière qu’il vienne nous séduire. Nous avons besoin d’implorer chaque jour, de demander sa grâce pour qu’il ouvre notre cœur froid et qu’il secoue notre vie tiède et superficielle. Placés devant lui, le cœur ouvert, nous laissant contempler par lui, nous reconnaissons ce regard d’amour que découvrit Nathanaël, le jour où Jésus se fit présent et lui dit : « Quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu » (Jn 1, 48). Qu’il est doux d’être devant un crucifix, ou à genoux devant le Saint-Sacrement, et être simplement sous son regard ! Quel bien cela nous fait qu’il vienne toucher notre existence et nous pousse à communiquer sa vie nouvelle !   …
(Extrait de « La joie de l’Évangile » – Pape François)


du dimanche 03 décembre  2017 – 1er dimanche de l’AVENT. année B

En ces temps qui sont les nôtres, l’Église catholique reçoit
un nouveau dynamisme missionnaire. Et partout en France,
nous voyons beaucoup d’initiatives nouvelles pour faire résonner
 la vraie joie de Noël : des crèches vivantes, des chemins de lumière, des chants de Noël devant l’église, etc… Et chacun de nous peut faciliter la découverte le Sauveur pour son entourage..

       Durant les 4 dimanches de l’Avent, « Paroissial Info » veut nous aider à creuser notre dynamisme missionnaire, à l’école du Pape, dans le chapitre 5 de son encyclique La joie de l’Evangile : Évangélisateurs avec esprit … « Quelques réflexions sur l’esprit de la nouvelle évangélisation. »

261. […]Comme je voudrais trouver les paroles pour encourager une période évangélisatrice plus fervente, joyeuse, généreuse, audacieuse, pleine d’amour profond, et de vie contagieuse ! Mais je sais qu’aucune motivation ne sera suffisante si ne brûle dans les cœurs le feu de l’Esprit. En définitive, une évangélisation faite avec esprit est une évangélisation avec Esprit Saint, parce qu’il est l’âme de l’Église évangélisatrice. Avant de proposer quelques motivations et suggestions spirituelles, j’invoque une fois de plus l’Esprit Saint, je le prie de venir renouveler, secouer, pousser l’Église dans une audacieuse sortie au dehors de soi, pour évangéliser tous les peuples.

262. Évangélisateurs avec Esprit signifie évangélisateurs qui prient et travaillent. Du point de vue de l’Évangélisation, il n’y a pas besoin de propositions mystiques sans un fort engagement social et missionnaire, ni de discours et d’usages sociaux et pastoraux, sans une spiritualité qui transforme le cœur. Ces propositions partielles et déconnectées ne touchent que des groupes réduits et n’ont pas la force d’une grande pénétration, parce qu’elles mutilent l’Évangile. Il faut toujours cultiver un espace intérieur qui donne un sens chrétien à l’engagement et à l’activité.[205]  Sans des moments prolongés d’adoration, de rencontre priante avec la Parole, de dialogue sincère avec le Seigneur, les tâches se vident facilement de sens, nous nous affaiblissons à cause de la fatigue et des difficultés, et la ferveur s’éteint. L’Église ne peut vivre sans le poumon de la prière, et je me réjouis beaucoup que se multiplient dans toutes les institutions ecclésiales les groupes de prières, d’intercession, de lecture priante de la Parole, les adorations perpétuelles de l’Eucharistie. …  (à suivre)

 

ALLER EN HAUT DE LA PAGE