Editos – Archives2017

Éditoriaux de la feuille hebdomadaire « Paroissiale Info » de l’année liturgique 2016-2017

Retour à la page « Accueil »

du dimanche 19 novembre 2017 – (32° dim. ordinaire A)
– Fête du Christ, Roi de l’univers

Seigneur,
Tu nous as dit « mon royaume n’est pas de ce monde ».
Vraiment Ta royauté ne ressemble en rien à
une volonté de domination, de puissance.
Ton royaume c’est seulement l’AMOUR.

Comme un berger attentif qui prend soin,
Lui-même, de ses brebis
Tu t’inquiètes pour chacun de nous,
Des jours de nuage et de sombres nuées,
Où nous pourrions nous égarer.

Seigneur, je suis la brebis perdue, malade,
Blessée par le péché
Prends pitié de moi,
Tourne vers moi ton regard,
Que j’y lise Ton pardon,
Ta Charité, Ton Espérance et Ta Foi.

Que ce pardon, cette charité,
Cette espérance et cette Foi,
S’inscrivent en mon âme,

Afin, mon Seigneur et mon Roi,
Qu’imprégné de ton AMOUR,
Et désireux de faire ta sainte volonté,
J’aille vers mon frère blessé, égaré, malade,
Pour l’Amour de TOI. – AMEN

par le frère Jean-Christophe (78), proposé par M.J.M


du dimanche 19 novembre 2017 – (32° dim. ordinaire A)
 – Journée mondiale du pauvre

Voici quelques extraits du message du pape pour cette 1ère Journée Mondiale des Pauvres[1] .

[…]N’oublions pas que pour les disciples du Christ, la pauvreté est avant tout une vocation à suivre Jésus pauvre. C’est un chemin derrière lui et avec lui, un chemin qui conduit à la béatitude du Royaume des cieux (cf. Mt 5, 3 ; Lc 6, 20). Pauvreté signifie un cœur humble qui sait accueillir sa propre condition de créature limitée et pécheresse pour surmonter la tentation de toute-puissance, qui fait croire qu’on est immortel. La pauvreté est une attitude du cœur qui empêche de penser à l’argent, à la carrière, au luxe comme objectif de vie et condition pour le bonheur.

[…] Je souhaite que les communautés chrétiennes, au cours de la semaine qui précède la Journée Mondiale des Pauvres […] œuvrent pour créer de nombreux moments de rencontre et d’amitié, de solidarité et d’aide concrète. Ils pourront, ensuite, inviter les pauvres et les volontaires à participer ensemble à l’Eucharistie de ce dimanche, en sorte que la célébration de la Solennité de Notre Seigneur Jésus Christ Roi de l’univers se révèle encore plus authentique, le dimanche suivant. La royauté du Christ, en effet, émerge dans toute sa signification précisément sur le Golgotha, lorsque l’Innocent cloué sur la croix, pauvre, nu et privé de tout, incarne et révèle la plénitude de l’amour de Dieu. Son abandon complet au Père, tandis qu’il exprime sa pauvreté totale, rend évident la puissance de cet Amour, qui le ressuscite à une vie nouvelle le jour de Pâques.

[…]À la base des nombreuses initiatives qui peuvent se réaliser lors de cette Journée, qu’il y ait toujours la prière. N’oublions pas que le Notre Père est la prière des pauvres. La demande du pain, en effet, exprime la confiance en Dieu pour les besoins primaires de notre vie. Ce que Jésus nous a enseigné par cette prière exprime et recueille le cri de celui qui souffre de la précarité de l’existence et du manque du nécessaire.  –                                                                             (contribution du Père Maguimey)

______________________________________
[1] – Journée demandée par le pape François dans sa lettre apostolique « Miséricorde et Misère », publiée le 20 nov. 2016, à la fin de « l’année de la Miséricorde»

Ce dimanche 19 est le dimanche de quête national.
Pour aller plus loin, voir le site du Secours Catholique

 


du dimanche 12 novembre 2017 – (32° dim. ordinaire A)

«Trouver dans ma vie, Ta Présence,
Tenir une lampe allumée,
Choisir d’habiter la confiance,
Aimer et se savoir aimé ……. ».

Il y a quelques années ce beau chant était à la mode, et, il me revient en mémoire en écho à la parabole de l’Évangile de ce dimanche.

En effet, Jésus dit : « Le royaume des cieux sera comparable à ….. » Quel est celle ou celui d’entre nous, qui, rentrant chez lui dans la nuit, distingue sa maison, et à l’une des fenêtres, le halo lumineux de la lampe. Il sent alors, son cœur se dilater: là-bas, quelqu’un l’attend. C’est un sentiment de paradis pour celui qui revient : une autre âme espère son retour, il est aimé.

Et le chant égrène quelques phrases :

« Savoir reconnaître ton pas… »
« Ouvrir quand tu frappes à ma porte »….
« Briser les verrous de la peur »….
« Rester et devenir veilleur »…..

Reconnaître le pas du Seigneur dans nos vies, et suivre le chemin qu’Il nous propose. Entendre les appels quotidiens qu’Il nous adresse, certaines fois de façon tout à fait inattendue : une rencontre, une parole, un service, une inquiétude… Nous avons tendance à être craintifs, lorsqu’il s’agit de Dieu « pourvu qu’Il ne m’en demande pas trop, ou qu’Il ne me demande pas TOUT ». Ste Thérèse d’Avila, que nous avons fêtée le mois dernier disait « Qui possède Dieu ne manque de rien. Dieu seul suffit. »

C’était une grande sainte qui parlait, direz-vous, et nous sommes seulement des apprentis sur le chemin du Seigneur. Mais lui, Notre Seigneur, nous aime tels que nous sommes, et au point où nous en sommes. Il nous demande seulement une veille active, une lumière qui Le reflète dans la nuit, pour nos frères et pour nous.

Contribution M.J.M

 


du dimanche 05 novembre 2017 – (31° dim. ordinaire A)

Le passage de l’Évangile de Matthieu que nous lisons ce dimanche, on pourrait appeler  « les pièges de l’autorité » ou encore « conseils à tous ceux qui ont de l’autorité ». Qu’il s’agisse des parents et des éducateurs par rapport aux enfants et aux jeunes, des autorités religieuses de n’importe quelle religion par rapport aux membres de leurs communautés ; ou encore des autorités politiques, et bien d’autres cas « d’autorité ».

Pour tous, les pièges ou les travers sont les mêmes. Ici, Jésus les a tous rassemblés en un seul portrait qui devient, du coup, caricatural. Bien évidemment, aucun Pharisien ne répondait à ce portrait-robot ; au contraire, les Pharisiens, dans leur ensemble, étaient des gens très respectables, soucieux d’être fidèles à l’Alliance de Dieu ; et l’exemple de Paul, le Pharisien qui pouvait se vanter d’observer scrupuleusement la Loi (Phi 3,6b) est là pour le prouver ; mais l’important était la leçon que Jésus voulait dégager pour ceux qui l’écoute : les disciples et la foule, nous dit l’Évangile.

Voici les « pièges de l’autorité » selon la parole évangélique :

Premier piège : « ils disent et ne font pas » ; donner des conseils et des règles et ne pas les pratiquer soi-même.

Deuxième piège : pratiquer l’autorité comme une domination.

Troisième piège : vouloir paraître. S’inquiéter du regard des autres parce qu’on a besoin de la considération des autres personnes pour se rassurer soi-même.

Quatrième piège : se croire important ! Avoir le goût des honneurs.

On voit bien tout de suite que ce sont des travers communs à beaucoup de gens investis d’une charge quelle qu’elle soit !

Jésus termine en disant : « Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé ». Nous ne sommes pas dans le registre de la récompense ou de la punition. Il ne s’agit pas non plus de prendre plaisir à s’humilier. Beaucoup plus profondément, il y a là une des grandes lois de la vie : la force de l’humilité. Dans le mot « humilité », il y a « humus » (terre). Le secret c’est d’être assez lucide pour se reconnaître petit, à ras de terre ; et alors on est tout étonné de se nourrir des richesses de nos frères et de la grâce de Dieu.

Contribution du P. Henri

 


du dimanche 29 octobre 2017 – (30° dim. ordinaire A)

« Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? » On interroge Jésus sur la Loi, il puise sa réponse dans la Loi ; mais il refuse d’établir une hiérarchie entre les six cent-treize commandements de la Loi : il cite deux commandements tous deux inscrits dans la Loi d’Israël et il les place au même niveau.

« Tu aimeras le SEIGNEUR ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de tout ton esprit » : c’est dans le Livre du Deutéronome au chapitre 6, cela fait partie de la profession de foi juive, le Shema Israël.

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même », c’est dans le livre du Lévitique (Lv 19, 18).
Et il dit : « De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. » C’est-à-dire : « ces deux-là donnent sens à tous les autres »

Il est vrai qu’avant cette réponse de notre Seigneur, déjà la Loi du Peuple de Dieu, mais aussi les Prophètes liaient très fort ces deux commandements. Dans les Dix Commandements par exemple, les premiers commandements concernent la conduite envers Dieu, et sont immédiatement suivis par des commandements concernant la conduite envers les autres. Et dans la première lecture de ce dimanche, quand la loi dicte la conduite envers les autres, spécialement envers les pauvres, les veuves, les orphelins, les immigrés, elle le fait au nom du Dieu de l’Alliance…

Quant aux Prophètes, ils ne font que rappeler ce lien entre les deux commandements : Isaïe, par exemple : « Le jeûne qui me plaît, n’est-ce pas ceci : faire tomber les chaînes injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs ? » (Is 58, 6). Ou encore Michée : « Homme, répond le prophète, on t’a fait connaître ce qui est bien, ce que le Seigneur réclame de toi : rien d’autre que respecter le droit, aimer la fidélité, et t’appliquer à marcher avec ton Dieu. » (Mi 6, 8).

En résumé, dans la Loi comme chez les Prophètes, la grande leçon c’était déjà « si vous voulez être les fils du Dieu qui vous a libérés, soyez des libérateurs à votre tour ». Ce qui veut dire que l’appel divin « tu aimeras » engage une conduite concrète, beaucoup plus qu’un sentiment. La grâce qu’apporte notre Seigneur Jésus, c’est d’ouvrir sous nos yeux ce chemin de vie tout simple. La seule question qui reste :

Seigneur, jusqu’où vais-je te suivre aujourd’hui ?

Contribution du P. Henri

 


du dimanche 22 octobre 2017 – (29° dim. ordinaire A)
– 2° édito au dos de la feuille paroissiale de ce dimanche.

Nous sommes envoyés pour annoncer « la joie de l’Évangile » ; c’est l’appel que nous adresse le pape François : « la joie de l’Évangile remplit le cœur de ceux qui rencontrent Jésus. » C’est cette joie que nous avons à communiquer et à rayonner dans ce monde qui en a bien besoin. Devant ce désert spirituel, la tentation est grande de se décourager et de dire que ça ne sert à rien. Mais dans ce désert, « il faut des hommes de foi, qui par l’exemple de leur vie, montrent le chemin vers la Terre promise et ainsi, tiennent en éveil l’espérance ». (Pape François)

Cette annonce de l’Évangile n’a pas été facile pour les envoyés. Ils se sont trouvés affrontés à des gens qui ont cherché à le discréditer. C’est ce qui s’est passé pour Jésus tout au long de son ministère. Dans l’Évangile d’aujourd’hui, nous voyons les pharisiens et les partisans d’Hérode se mettre d’accord pour lui tendre un piège ; ils commencent par faire l’éloge de sa franchise, de sa rectitude et de son intégrité ; mais ce langage flatteur vire progressivement vers un complot contre Jésus : « Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à l’empereur César ? »

Ces oppositions à l’Évangile sont toujours d’actualité : la tentation est grande de mettre hors circuit ceux qui nous remettent en question et nous poussent à changer. Quand la parole de l’Église nous dérange, on fait tout pour la discréditer. Mais rien ne doit arrêter l’annonce de la bonne nouvelle. Le Christ compte sur chacun de nous pour être les témoins et les messagers de ces paroles de la Vie Éternelle.

Rendez à César ce qui lui appartient et à Dieu ce qui lui revient. Nous savons que les empereurs romains se faisaient vénérer comme des dieux. C’est vrai encore aujourd’hui. Des hauts placés se prennent pour le « Bon Dieu ». Parfois, on fait appel à eux ; on accepte des compromissions qui ne sont pas toujours en accord avec notre conscience. Quand l’argent est roi, les règles du jeu sont faussées.

Contribution du P. Lourdes Maguimey

 


du dimanche 15 octobre 2017 – (28° dim. ordinaire A)

DIEU CONDAMNE ?

Ces derniers dimanches les évangiles de St Matthieu nous présentent Dieu, notre Père comme un justicier « Les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers », « les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume des cieux, « « le royaume de Dieu vous sera enlevé » « « beaucoup sont appelés, mais peu sont élus » ;

Est-ce cette image d’un Dieu qui juge, et condamne selon les fautes, toujours est-il, que j’avais beau réfléchir, j’étais en panne d’édito. Et oui, en panne, comme on doit subir une panne de voiture, de TV, ou de chauffage.….Pour moi, c’était la panne de la page blanche….. !

Sur ce, je suis invitée à déjeuner par des amis, avec d’autres personnes, dont un couple ayant un petit garçon d’environ 8 ans. Au début du repas, dans le brouhaha de nos conversations de grandes personnes, nous entendons soudain la voix claire de l’enfant «Maman, j’ai fait une grosse bêtise». La maman et la maîtresse de maison se précipitent pour constater que le petit avait renversé son coca-cola sur le canapé et le parquet. Le malheur fut vite réparé, et, de surcroît,…. ma panne aussi !.

Je comprenais que la colère des Évangiles ne venait pas du fait que nous ayons péché, mais de notre endurcissement. Que nous soyons pécheurs, nous le sommes tous, chaque jour, et plusieurs fois par jour, c’est certain. Mais si, avec un cœur sincère, nous allions tout bonnement dire à Jésus « Pardonne-moi, j’ai encore fait une grosse bêtise », ne serait-ce pas finalement ce qu’Il attend de nous ?

Me sont revenues les paroles du fils prodigue : »Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils ». Et son Père qui n’attendait que son retour et ces sentiments là, lui ouvre les bras.

D’autres paroles me sont venues ensuite à l’esprit « Notre Père, qui es aux cieux …… pardonne nous nos offenses…….
Contribution MJM

 


du dimanche 08 octobre 2017 –  (27° dim. ordinaire année A) 

– – – FATIMA, CENT ANS – – –

La dernière apparition à Fátima, celle du 13 octobre, est sûrement la plus connue des visions des 3 jeunes enfants, et peut-être même de toutes les apparitions mariales. Et on peut le comprendre, puisque déjà ce jour-là, il y eut entre 50 et 70 000 témoins, record absolu dans toute l’histoire des apparitions. Affluence d’autant plus exceptionnelle qu’à l’époque, les moyens de transport étaient beaucoup moins développés que de nos jours.

Mais le plus extraordinaire dans cette apparition a été le miracle de la danse du soleil, miracle annoncé dès le 13 juillet. Jamais aucune apparition n’a été authentifiée d’une manière aussi spectaculaire. Un « fait unique dans l’histoire de la révélation chrétienne depuis la Résurrection du Christ ». Et si les enfants seuls voyaient et entendaient Marie, le « signe » du soleil a été attesté par toute la foule présente, même par des anticléricaux et des incrédules venus en curieux ; et également par des personnes éloignés de plusieurs dizaines de kms.

Devant ces nombreux signes à Fátima, le nombre de pèlerins, le signe du soleil, le renouvellement profond de la foi du peuple portugais, il est juste de continuer à prendre au sérieux, cent an après, le message délivré par la vierge Marie. Dans ce message, je note trois choses et une quatrième.

1. L’invitation « maternelle » à la prière du chapelet. Plus tard, sœur Lucie comparait le chapelet à notre façon de manger, bouchée après bouchée du même plat, du même pain, simplement pour rester en bonne santé…. Si on continue l’image, prier le chapelet serait donc à déguster, à partager et à vivre en famille avec Marie et Dieu.

2. La prière pour les pécheurs. Loin de juger, faire des efforts de conversion pour eux. Leur changement de vie viendra aussi parce que nous serons nous-mêmes plus ajustés à l’Évangile.

3. La dévotion au Cœur Immaculé de Marie, voulue par Dieu pour être répandue dans le monde entier.

– et encore une chose : La beauté et le bonheur ressenti quand on s’approche des saints et particulièrement de la mère de Jésus-Christ

Contribution des pères Henri et Maguimey

 


du dimanche 30 septembre 2017 –  (26° dim. ordinaire année A) 

« Ce n’est pas parler, c’est faire »

Nous avons écouté Jésus dimanche dernier nous parler d’un maître d’un domaine appelant des ouvriers à sa vigne à toute heure de la journée. Ce dimanche, la vigne de la parabole est soignée en famille: Un homme demande à ses deux fils d’aller travailler à la vigne. Le fils qui dit “Oui, Père, j’y vais” fini par ne pas y aller. Et celui qui avait dit « Non, je ne veux pas » plus tard retourne son cœur et y va…

Et c’est alors qu’en terminant de raconter cette petite histoire, Jésus nous surprend par cette affirmation : «les publicains et les prostituées passent devant vous dans le royaume de Dieu. »
Évidemment, Jésus ne veut pas dire que le péché est un raccourci pour nous amener plus directement à la porte du ciel. Si les publicains, les trafiquants, les prostituées et les adultères passent devant beaucoup d’autres sur le chemin du règne de Dieu, cela n’est pas à cause des péchés qu’ils font. Mais bien sûr à cause de leur repentir et du changement de vie qu’ils ont fait ensuite, aidés par Jean-Baptiste.

Cette parabole est un cri d’alerte : Malheureux celui qui pense que l’important est de pouvoir dire droit dans les yeux “Je suis un croyant”, ou encore “je ne fais de mal à personne”.. La vie chrétienne n’est pas juste une impression personnelle.

Quand une personne se reconnait pécheur devant Dieu, c’est qu’il a laissé éclater en lui une ambition de plus d’amour, de plus de vie évangélique ; il peut se repentir, changer de vie, frapper à la porte du royaume de Dieu. Mais celui qui se dit intérieurement “ Je suis quelqu’un de bien ! ” a fermé la porte lui-même ; il n’a besoin de rien et de personne, pas même de l’aide de Dieu. Il croit qu’il n’a pas besoin de changer et alors il se condamne à l’immobilité. Tandis que la foi chrétienne est un chemin, une aventure, une libération.

Écoutons encore Octavio Paz, un poète mexicain : «Ce n’est pas un dire, c’est un faire. C’est un faire qui est dire. »

Contribution du P. Henri

 


du dimanche 24 septembre 2017 –  (25° dim. ordinaire année A) 

Il semblerait que le chômage soit un mal connu de tous temps, puisque dans l’Évangile de ce jour, on nous parle d’ouvriers qui attendaient encore de trouver du travail en fin de journée. Pour qui a connu le chômage, il sait bien combien cette période est éprouvante : inquiétude du lendemain, dévalorisation de soi, recherches vaines, espoir, puis refus de nouveau, etc….
Avec le Christ, pas de chômage : il embauche ! Tout le monde ! À toute heure ! Et il respecte ses ouvriers… Il sort plusieurs fois de sa maison pour aller discuter avec les personnes qui attendent, il les invite à venir travailler pour lui. Bien sûr, en ce temps de rentrée, son appel se fait vraiment pressant.

En ce dimanche, nos prêtres nous invitent tous à prendre la feuille de « DISCERNEMENT COMMUNAUTAIRE », et à y répondre :
– Que désirons-nous pour notre paroisse?
et qu’est ce qui manque à nos cérémonies, nos rencontres ?
– Avons-nous l’envie de mieux connaître les autres chrétiens ?
– Quel temps pouvons-nous donner pour un mieux dans le service de nos frères ?
– Comment amener les jeunes à prendre leur place ?…

Le Christ parle à chacun de nous, à chacun il a donné des talents, des aptitudes à mettre au service de notre communauté. Ne pensez pas que cette feuille soit pour votre voisin, ou celle qui a l’habitude de faire, ou celui qui fait cela depuis si longtemps.

Le Christ nous sollicite personnellement : « Je t’ai appelé par ton nom ». Et pourquoi ? Parce qu’il y a beaucoup de travail à faire dans notre Église, avant que l’Esprit de Dieu nous pénètre et nous fasse vivre dans l’amour.

Vous savez ce que nous dit le Christ, quand il sort de sa maison, et qu’il nous demande de venir travailler chez lui : « Je t’appelle pour ton frère, lui aussi, me découvre dans ton regard »
[Contribution MJM]

 


du dimanche 17 septembre 2017 –  (24° dim. ordinaire année A) 

Comme nous partageons les réflexions sur les passages de l’évangile de St. Mathieu, méditons un peu sur la vocation de St. Mathieu. L’homélie de vénérable Bède guidera notre processus de réflexion.
– [et jeudi prochain, 21 septembre, nous fêterons St Matthieu.]

« Matthieu se leva et suivit Jésus »

Jésus vit un homme assis au bureau de la douane ; son nom était Matthieu. « Suis-moi », lui dit-il. Il le vit non pas tant avec les yeux du corps qu’avec le regard intérieur de sa miséricorde. Il vit le publicain, et parce qu’il le vit d’un regard qui prend pitié et qui choisit, il lui dit : « Suis-moi », c’est-à-dire imite-moi. En lui demandant de le suivre, il l’invitait moins à marcher derrière lui qu’à vivre comme lui ; car celui qui déclare demeurer dans le Christ doit marcher dans la voie où lui, Jésus, a marché.

« Matthieu se leva et suivit Jésus » : Rien d’étonnant que le publicain, au premier appel impérieux du Seigneur, ait abandonné sa recherche de profits terrestres et que, négligeant les biens temporels, il ait adhéré à celui qu’il voyait dépourvu de toute richesse. C’est que le Seigneur qui l’appelait de l’extérieur par sa parole le touchait au plus intime de son âme en y répandant la lumière de la grâce spirituelle. Cette lumière devait faire comprendre à Matthieu que celui qui l’appelait à quitter les biens temporels sur la terre était en mesure de lui donner dans le ciel un trésor incorruptible.

Comme Jésus était à table à la maison, voilà que beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent s’attabler avec lui et ses disciples. La conversion d’un seul publicain ouvrit la voie de la pénitence et du pardon à beaucoup de publicains et de pécheurs. Beau présage en vérité : celui qui devait être plus tard Apôtre et docteur parmi les païens entraîne à sa suite, lors de sa conversion, tout un groupe de pécheurs sur le chemin du salut ; et ce ministère de l’Évangile qu’il allait accomplir après avoir progressé dans la vertu, il l’entreprend dès les premiers débuts de sa foi.

Essayons de comprendre plus profondément l’événement relaté ici. Matthieu n’a pas seulement offert au Seigneur un repas corporel dans sa demeure terrestre ; mais il lui a bien davantage préparé un festin dans la maison de son cœur par sa foi et son amour ; comme en témoigne celui qui a dit «Voici que je me tiens à la porte, et je frappe : si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi. » A l’appel de sa voix, nous ouvrons notre porte pour le recevoir lorsque nous donnons notre libre assentiment à ses avertissements intérieurs ou extérieurs et quand nous mettons à exécution ce que nous avons compris que nous devions faire. Et il entre pour manger, lui avec nous et nous avec lui, parce qu’il habite dans le cœur de ses élus par la grâce de son amour.

Ainsi il les nourrit sans cesse par la lumière de sa présence afin qu’ils élèvent progressivement leurs désirs, et lui-même se nourrit de leur zèle pour le ciel comme de la plus délicieuse nourriture.

Contribution du Père Lourdes Maguimey

 


du dimanche 10 septembre 2017 –  (23° dim. ordinaire année A) 

Heureux l’homme qui cherche l’amour divin, et qui mets sa confiance en Jésus !

méditation sur la 2°lecture – St Paul Apôtre aux Romains, 13,8-10

Représentation de l’apôtre saint Paul

« Frères,
  n’ayez de dette envers personne,
sauf celle de l’amour mutuel,
car celui qui aime les autres
a pleinement accompli la Loi.
    La Loi dit :
Tu ne commettras pas d’adultère,
tu ne commettras pas de meurtre,
tu ne commettras pas de vol,
tu ne convoiteras pas.

Ces commandements et tous les autres
se résument dans cette parole :
Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
    L’amour ne fait rien de mal au prochain.

Donc, le plein accomplissement de la Loi,
c’est l’amour. »

Dans le chapitre précédent de sa lettre aux Romains(12), Paul donne des conseils aux Chrétiens sur la question la plus difficile peut-être à toutes les époques : Comment vivre concrètement en chrétiens dans un monde qui ne l’est pas ?

A cette question, saint Paul répond  : « Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour discerner quelle est la volonté de Dieu : »

Et pour Paul, vivre selon l’Évangile, c’est chercher en permanence à « reconnaître quelle est la volonté de Dieu ».

Cette façon de voir la vie chrétienne n’est pas donnée à tout le monde. Quand on est petit, on commence par chercher à être confortablement installé : on crie et on pleure si on a faim, si on est mouillé, si on a sommeil…  Puis on cherche d’autres plaisirs, et en particulier la joie de la relation avec d’autres dans le jeu et les marques d’affection… Et on cherche tout cela jusqu’à la fin de sa vie.

Mais quand un homme laisse son cœur désirer toujours davantage de joie et de bonheur, quand il veut aller toujours plus loin dans le plaisir de la relation, il relativise peu à peu les plaisirs partagés avec les autres hommes pour une relation plus grande et plus profonde, une relation d’une profondeur immense, infinie avec celui que les hommes appellent « Dieu » ou « le Très haut ».

« Heureux cet homme, s’il rencontre Jésus-Christ et s’il met toute sa confiance en lui ! » Car Jésus le guidera loin des images et des théories pour lui faire gravir le chemin de l’amour-vie. Comment ? En étant fidèle à sa Parole, en la méditant sans cesse et en cherchant à la mettre en pratique. Ce que saint Paul traduit par « Accomplir la Loi de Dieu ». Une loi qui se résument dans l’ « Amour du prochain » .

Contribution du P. Henri

 


du dimanche 27 août 2017 –  (21° dim. ordinaire année A) 

Au coeur de la “Parole” du 21° dimanche…

1e lecture : Isaïe (22, 19-23) / Psaume : (137-138) / 2e lecture : St Paul apôtre aux Romains (11, 33-36) / Évangile selon St Matthieu (16, 13-20)

 

Nous sommes invités à regarder deux appuis divins sur lesquels se construit toute notre existence chrétienne : le Christ et l’Église.

L’Évangile invite les disciples à s’attacher à Jésus et à l’accueillir comme « Messie, Fils de Dieu ». Il y a tellement de façon fausse de regarder Jésus et de l’écouter. Et de le réduire à notre mesure à nous, ou de le comparer à d’autres « grands fondateurs d’une religion ». C’est de cet attachement que l’Église prend naissance, une communauté de disciples de Jésus, convoquée et organisée autour de l’apôtre Pierre. La mission de l’Église est de témoigner de la proposition de salut que Jésus vient offrir.

A l’Église et à Pierre, est confié le « pouvoir des clefs » : C’est-à-dire le pouvoir d’interpréter les Paroles de Jésus, d’adapter son enseignement au milieu des défis du monde, et d’accueillir dans la communauté tous ceux qui s’attachent à leur tour à Jésus, Maître et Seigneur.

La première lecture indique comme le « pouvoir des clefs » doit se concrétiser dans nos vies : Celui qui tient les clefs ne peut utiliser cette autorité pour ses intérêts personnels, ni pour empêcher ses frères d’entrer dans le Royaume éternel ; au contraire, il doit exercer son autorité comme un service, avec amour et justice, comme un père ou une mère qui veut le bien de ses enfants.

La deuxième lecture est une invitation à contempler la richesse, la sagesse et la science de Dieu qui, de façon mystérieuse et souvent déroutante, réalise son projet de salut des hommes. A l’homme est demandé simplement de se confier dans les mains de Dieu et de laisser son étonnement, sa reconnaissance et son adoration se transformer en une hymne d’amour et de louange au Dieu sauveur et libérateur.

Contribution du Père Henri

 


du dimanche 16 juillet 2017 –  (15° dim. ordinaire année A) 

Méditation ci-dessous du bienheureux Mgr Oscar ROMERO (1917-1980)
archevêque de San Salvador, et assassiné durant la messe.
– Il nous invite à savoir prendre du recul et de repos.
L’été est une bonne période pour cela – et aussi pour (re)découvrir des figures spirituelles de notre temps.
/Contribution du P. Henri/

« Il est bon de prendre du recul, de regarder derrière soi.
Le royaume de Dieu n’est pas seulement au-delà de nos efforts,
il est aussi au-delà de notre vue.

Durant notre vie, nous ne réalisons qu’une petite part
de l’entreprise magnifique qu’est le travail de Dieu.
Rien de ce que nous faisons n’est achevé :
Le Royaume est toujours au-delà de nos possibilités.

Aucune déclaration ne dit tout de ce qui peut être dit.
Aucune prière n’exprime complètement notre foi.
Aucune religion n’apporte la perfection.
Aucun programme n’accomplit la mission de l’Eglise.

Nous plantons des semences qui un jour pousseront,
portant en elles la promesse du futur.
Nous posons des bases sur lesquelles d’autres bâtiront.
Nous fournissons le levain
qui produira des effets bien au-delà de nos capacités.
Nous ne pouvons pas tout faire !

Le comprendre apporte un sentiment de libération,
et permet de faire quelque chose, de le faire bien.
Ce n’est peut-être pas fini, mais c’est déjà un début :
un pas de plus sur le chemin,
une opportunité de laisser entrer la grâce du Seigneur
qui fera le reste.
Nous pouvons ne jamais voir le résultat final,
mais c’est là la différence entre le maître et l’ouvrier.
Nous sommes ouvriers, pas maîtres ni messies.
Nous sommes prophètes du futur, non de nous-mêmes.


du dimanche 09 juillet 2017 –  (14° dim. ordinaire année A) 

1ère lecture :Livre du prophète Zacharie (9, 9-10)  – Psaume : 144(145) – 2ème lecture : St Paul apôtre aux Romains (8, 9,11_13) – Évangile selon St Matthieu (11, 25_30)
Zacharie ose secouer la torpeur des survivants de l’Exil et les inviter à la joie. Il leur annonce un roi à venir – mais quand et comment ? – qui sera humble, pacifique et victorieux. Sa domination universelle n’est pas sans rappeler celle du roi Salomon, mais sa « pauvreté » laisse entrevoir une royauté tout à fait différente. Le messie de Dieu inaugurera une ère nouvelle de paix et de justice, qui dépassera ce que toute royauté humaine peut procurer et qui bénéficiera aussi bien aux nations qu’aux habitants d’Israël.

– – – –
La prière de Jésus rapportée par Matthieu a des accents tout à fait uniques. C’est manifestement une prière de louange, qu’on a appelé « le Magnificat de Jésus ». Un magnificat qui s’adresse à la fois au « Père » et au Créateur, « Seigneur du ciel et de la terre ». Dans sa brièveté même, la louange de Jésus s’en tient à un seul motif : la bienveillance du Père qui se révèle aux « tout-petits » plutôt qu’aux « sages et aux savants ».

La déclaration qui suit cette prière confirme que Jésus entend lui aussi privilégier les tout-petits dans sa mission de révélateur du Père. Ce qu’il fait d’ailleurs non seulement en paroles mais aussi en offrant réconfort et repos à ceux qui croulent sous le poids de la souffrance et du mal de vivre.


du dimanche 02 juillet 2017 –  (13° dim. ordinaire année A) 

Frères,
ne le savez-vous pas ?
Nous tous qui par le baptême
avons été unis au Christ Jésus,
c’est à sa mort que nous avons été unis
par le baptême.
Si donc, par le baptême
qui nous unit à sa mort,
nous avons été mis au tombeau avec lui,
c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, comme le Christ
qui, par la toute-puissance du Père,
est ressuscité d’entre les morts.
    Et si nous sommes passés
par la mort avec le Christ,
nous croyons que nous vivrons aussi avec lui.
Nous le savons en effet :
ressuscité d’entre les morts,
le Christ ne meurt plus ;
la mort n’a plus de pouvoir sur lui.
Car lui qui est mort,
c’est au péché qu’il est mort une fois pour toutes ;
lui qui est vivant,
c’est pour Dieu qu’il est vivant.
De même, vous aussi,
pensez que vous êtes morts au péché,
mais vivants pour Dieu en Jésus Christ.
[2 e lecture de la messe du dimanche :
St Paul aux Romains (6, 3-4 et 8-11)]
 Dans sa lettre aux Romains, saint Paul nous parle du jour le plus important de notre vie, celui où nous avons été accueillis dans la grande famille des chrétiens. Nous l’avons compris, c’est du baptême qu’il s’agit.

Actuellement, nous avons un peu de mal à nous en rendre compte. Mais il faut savoir que dans l’Église primitive, les nouveaux baptisés venaient d’un monde sans Dieu. Pour eux, la vie n’avait aucun sens. Mais Dieu les a rejoints et les a accueillis. Le baptême était pour eux une nouvelle naissance ; c’était une rupture radicale avec l’existence qu’ils avaient connue jusque-là.

Au jour de notre baptême, nous avons été immergés dans cet océan d’amour qui est en Dieu, Père Fils et Saint Esprit. Désormais nous choisissons d’accueillir le Christ et de le mettre au cœur de notre vie.

Contribution du P.  Maguimey

du dimanche 25 juin 2017 –  (12°dim. ordinaire année A)  

Voici le temps de l’été…. A vous tous, vos prêtres et l’ensemble des Équipes Paroissiales vous souhaitent de « TRES BONNES VACANCES », et pour mieux vous le dire, nous avons choisi ce poème qui respire la vie ……

Aimer pour nous,
C’est aussi sourire, chanter,
Faire rire ceux qu’on aime,
Ceux qui ont besoin de s’évader.

C’est admirer un tableau, un paysage.
C’est s’émouvoir devant un petit d’homme.
C’est vibrer pour un chant, une symphonie.
C’est trouver du goût, à un fruit, un être.

C’est respirer à pleins poumons,
Pour sentir la vie,
Et pour mieux servir .
C’est travailler,
Et ne pas avoir honte de se distraire.

C’est écouter et c’est oser prendre la parole.
C’est aider et savoir accepter un coup de main.
C’est partager et recevoir sans gêne.
C’est donner la joie, c’est donner la vie.
C’est savoir dire « DEMAIN ».

C’est pardonner souvent, c’est pardonner toujours.
C’est espérer contre vents et marées.
C’est avancer en acceptant
Qu’un « AUTRE » tienne votre main ;

Aimer, c’est se souvenir à chaque instant,
Qu’on est aimé.

Edith-Hélène. Extrait d’ «une indicible tendresse » Poèmes et Prières. Contribution de MJM.


du dimanche 18 juin 2017 – Corps et Sang de Jésus-Christ [fête Dieu]   (Année A)

Quand je communie à Jésus-Christ..

Dans la messe, Dieu, dont le cœur bat en Jésus, nous propose une transfusion de vie. L’Eucharistie (la messe) est comme est une « poche de perfusion » qui, goutte à goutte, fait entrer en nous le sang de la vie divine. Elle nous offre la douceur brisante et joyeuse de la présence de Dieu.

Communier, c’est consentir à un travail d’enfantement. Un enfantement douloureux en partie, car il nous arrache à notre repli sur nous-mêmes, à notre dureté de cœur, à notre orgueil pour peu à peu nous assimiler à Dieu. Mais un enfantement joyeux aussi, car dès maintenant le Christ habite en nous et nous communique sa liberté d’amour.
Recevoir le corps et le sang du Christ, c’est recevoir quelqu’Un qui nous arrache à nous-mêmes, nous libère de nous-mêmes, pour nous attacher à plus grands encore que lui : à Dieu son Père et aussi à l’ensemble des Hommes, à toute l’humanité.

Ce que dit Madeleine Delbrel en parlant d’une Communauté de vie entre chrétiens, nous pouvons le dire de la messe : « Si des chrétiens se réunissent […], c’est avant tout pour répondre au souhait d’amour que le Christ leur a fait. Et ils se réunissent pour vivre, aussi loin qu’on peut aller, le vrai amour du Christ, le vrai amour des autres. […] On se réunit pour faire UN avec le Christ qui peut changer le monde. […]

Pour que se fasse le Royaume de Dieu, il faut qu’il y ait unité : une communauté chrétienne vivante, c’est un petit morceau du Royaume de Dieu. Et voilà la mission commune reçue quand nous communion à la messe : faire de ce monde un monde plus « uni » !
Sans toujours en être conscients… avec Lui, nous le faisons !

Contribution du P. Henri

 


du dimanche 11 juin 2017 – Sainte Trinité    (Année A)

L’évangile de saint Jean, Jésus nous annonce que l’Esprit de Vérité viendra sur nous et nous conduira dans la vérité toute entière, que cet Esprit nous est donné pour connaître Dieu et que c’est dans l’Esprit-Saint que nous faisons cet expérience de Dieu Père et Fils, de cet amour du Père et du Fils.

CÉLÉBRER LE MYSTÈRE DU DIEU TRINITÉ

Alors lorsque nous prions et vivons notre foi, nous faisons cette expérience que Jésus est vivant, Il vit en nous et qu’Il nous fait aimer Dieu notre Père. Il s’agit pas simplement d’un souvenir, d’un message que Jésus nous a laissé pour nous guider de son Évangile dont nous devons suivre les valeurs, tout cela est vrai, mais plus que cela. Il s’agit d’une personne vivante et si nous faisons cette expérience, c’est grâce à l’Esprit-Saint qui vient rendre présent le Christ en nous et qui fait que les réalités de la foi sont pas simplement des idées mais sont une chose dont nous vivons dont nous faisons l’expérience et nous faisons l’expérience de Dieu comme personne, comme une personne qui vit en nous. La vie chrétienne est cette expérience de communion avec Dieu, donnée par l’Esprit Saint. L’Esprit-Saint c’est la présence concrète de Dieu dans notre vie .
Mais lui-même, cet Esprit-Saint ne se laisse pas saisir et comprendre. Son rôle, d’une certaine façon, sa personnalité, c’est de manifester qui est le Christ, de nous faire connaître le Christ, de nous permettre de L’annoncer, de nous donner l’expérience de l’amour du Père, et donc l’Esprit-Saint d’une certaine façon peut dire qu’Il est le grand discret en Dieu, c’est Lui qui fait tout mais qui en même temps ne se laisse pas connaître en Lui-même.

Alors Saint Séraphin de Sarov disait « le but de la vie chrétienne c’est l’acquisition de l’Esprit-Saint. » Il expliquait que toutes les prières, les vertus, les bonnes actions que nous pouvons mener sont simplement des moyens pour accueillir l’Esprit-Saint, c’est-à-dire pour acquérir la vie divine, que Dieu vive en nous, pour être en communion avec le Père, le Fils et l’Esprit Saint. Alors voilà le cœur de notre foi que nous célébrons dans ce mystère de la Trinité.
Dans cette fête de la Trinité nous sommes invités par Dieu, non pas simplement à Le connaître, à lui obéir, mais à vivre de Lui, à partager Sa vie divine.

Contribution du P. LOURDES MAGUIMEY

 


du dimanche 04 juin 2017 – Fête de la Pentecôte    (Année A)

Aujourd’hui, nous recevons deux récits pour nous introduire à l’effusion de l’Esprit dans notre monde. Le récit des Actes des Apôtres est tout en couleurs de feu, de tempête, d’enthousiasme communicatif. Celui de saint Jean, lui, est tout en discrétions, portes closes, murmure d’un souffle léger et paix. A l’évidence, ce qui compte, ce ne sont pas les signes extérieurs, c’est la « Pentecôte intérieure », la douce effusion de l’Esprit qui refait l’unité dans la diversité, qui suscite la communion dans la divergence.

Dans saint Jean, c’est le soir même de Pâques qu’a lieu le premier don de l’Esprit. Jésus, discrètement, « répand son souffle » sur ses amis et leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. » Décidément, la publicité tapageuse n’est jamais dans sa manière de commencer. Il semble ignorer les ficelles du comédien sur l’estrade ou de l’homme politique sur le petit écran. Dieu est discret. Il n’aime pas le spectacle. Il ne descend pas de sa croix pour confondre ses adversaires. Mais il ne s’interdit pas, plus tard pendant la fête juive de la Pentecôte, une manifestation populaire et joyeuse.

Saint Jean nous montre Jésus ressuscité, présent alors que les portes sont closes et répandant sur ses disciples le souffle léger de son Esprit. Cela renvoie à deux textes majeurs du Premier Testament :
• La première création : « Dieu souffla dans ses narines un souffle de vie » (Genèse 2/7). Il y a eu la première création du passé, la première naissance de la vie au début des temps.
• La dernière création : « Souffle sur ces ossements desséchés, et ils revivront » (Ezéchiel 27/9). Il y aura la création de l’avenir, la résurrection finale, au dernier jour.
• Mais il y a la création qui est en train de se faire chaque jour : le « Souffle » de Dieu est aujourd’hui à l’œuvre. Saint Jean décrit la présence de Dieu et son action dans le monde par ce qui est le plus commun et le plus fondamental : la respiration, le souffle.

Cette « respiration sainte» qui fait vivre, puissions-nous chacun désirer l’accueillir davantage. S’en détourner, c’est perdre la jeunesse et la joie.

-> Contribution Henri


du dimanche 28 mai 2017 – 7° dimanche de Pâques    (Année A)

Préparons-nous à fêter la Pentecôte:
                  Dieu nous partage son Esprit

Avez-vous déjà contemplé la flamme d’une bougie, ou l’incandescence d’un feu de bois ? Sûrement, oui. Pour moi, cela relève de l’enchantement. La flamme se forme timidement, vacille, se tord, s’enroule, menace de s’éteindre, puis s’élance plus forte et plus claire. Et tout naturellement, mes yeux captifs de cette mouvance, m’entraînent à la comparer à ma FOI en Jésus Christ. N’est-elle pas pour chacun d’entre nous, soumise à ces contorsions, cette crainte de la voir s’éteindre, cet émerveillement de la retrouver bien vivante ?

La 1ère lecture du dimanche de PENTECOTE (Actes des Apôtres 2, 1-11) nous parle comme le ferait un reportage « ils se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain un bruit survint du ciel comme un violent coup de vent : la maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière. Alors leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu, qui se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux Tous furent remplis d’Esprit Saint »
En écoutant le début de ce récit, il me semble que la FOI des apôtres étaient encore chancelante : oui , ils avaient reconnu Jésus à plusieurs reprises, oui, les paroles de l’Écriture s’étaient accomplies dans la mort et la résurrection du Christ, oui, ils étaient dépositaires d’une mission d’évangélisation, mais en attendant, ils restaient groupés, on pourrait dire , indécis, et plutôt peureux. Jusqu’au moment de l’apparition de ces langues de feu qui les a mis en marche aux quatre vents du monde.

Seigneur, parmi nous, il y a des croyants convaincus, ceux qui ont « la foi du charbonnier, il y a aussi des personnes qui ne croient pas et qui cherchent (ou non), le chemin de DIEU, et puis il y a une troisième catégorie qui, comme la flamme, semble retenir son souffle.
Beaucoup d’entre nous te désirent, attendent ta LUMIERE, ta CHALEUR, ta FORCE, ton AMOUR. « Viens remplir jusqu’à l’intime, le cœur de tous tes fidèles » (Séquence de la fête de la Pentecôte)

Contribution MJM


du dimanche 21 mai 2017 – 6° dimanche de Pâques    (Année A)

Cette semaine, jeudi 25 mai, fête de l’Ascension du Seigneur.

A partir du V ème siècle l’Ascension devient une fête séparée. Dans un sermon sur l’ Ascension Saint Léon le Grand ( pape de 440 à 461 ) déclare : « Aujourd’hui est accompli le nombre de quarante jours qui avait été disposé par un arrangement très saint, et qui avait été dépensé au profit de notre instruction » . Il atteste ainsi qu’à l’époque l’ Ascension était bien célébrée quarante jours après la résurrection à Rome.

L’ Ascension est immédiatement précédée par ce qu’on appelle les jours des rogations qui vont du dimanche au mercredi inclus. Le mot rogations vient du latin « rogare » qui veut dire « demander ». Les rogations sont une période de jeûne pour se préparer à la célébration de l’ Ascension . Pendant ces journées, les prêtres bénissent aussi les cultures pour les préserver des calamités. Les rogations ont été organisées vers 470 par Saint Mamert évêque de Vienne pour éloigner les fléaux qui s’abattaient sur sa province à cette époque. Les processions qui accompagnent ces journées sont appelées des litanies mineures.

Avant 1951 la liturgie romaine demandait d’éteindre le cierge pascal après la lecture de l’évangile de la messe de l’ Ascension et jusqu’au samedi avant la pentecôte pour symboliser que Jésus-Christ est monté au ciel et n’est plus visible aux yeux des hommes.
Contribution du P. Lourdes Maguimey


du dimanche 14 mai 2017 – 5° dimanche de Pâques    (Année A)

Sous la caresse de votre sourire

(Pape François)

Je vous salue, ô vous qui êtes la PAIX entre DIEU et les hommes. (St André de Crète)

En ce mois de Mai,
et ce centenaire des apparitions de FATIMA,
Je viens te prier, te supplier, Toi notre Mère, Notre Dame.
Prends pitié de notre monde qui se déchire.
Nous te prions pour tous, mais spécialement pour notre pays
Pour que nos affrontements d’hier,
ne prévalent pas sur l’intérêt profond de la France.

Donne la paix et l’espérance à nos quartiers,
qu’ils ne soient plus des ghettos, où nos adolescents se constituent en « bandes »,
que nous sachions nous dire bonjour, ou nous sourire, même si nous ne nous connaissons pas. Et les armes, les contrôles policiers pourront déserter nos places, et l’angle de nos rues.

Aide nous aussi à faire de nos communautés, – toutes nos communautés,- des points d’entraide, d’amitié véritable. Que la franchise y soit notre règle, que celui ou celle qu’on appelle «ami(e)» le soit vraiment pour nous.
Nous te prions aussi pour nos foyers, nos familles. Autour de nous, les couples se font et se défont. Prends pitié des enfants, qui n’ont plus vraiment de repères, écatelés qu’ils sont entre leurs parents. Que nos liens soient plus forts que nos rancunes, notre jalousie, notre incompréhension. Trop de frères et sœurs ne se parlent plus ou se disputent, oubliant qu’ils ont eu la même enfance, le même toit.
Marie, toi dont le Fils a été crucifié par la haine, et dont les larmes coulent encore à chaque fois que nous cédons à cette tentation, tourne vers nous ton visage, ton sourire. Apprends nous la tendresse du coeur, et nous serons UN comme ton Fils nous l’a demandé.
Contribution MJM


du dimanche 07 mai 2017 – dimanche de Pâques    (Année A)

LES CATHOLIQUES DANS LA TEMPÊTE DES ELECTIONS

Mgr Pontier, président de la Conférence : « La position de la Conférence des évêques de France n’est pas simple. Il serait plus facile de donner une consigne de vote. Les évêques s’y refusent depuis 45 ans et il faut avouer que, bien souvent, ceux qui nous en demandent souhaitent qu’on leur dise ce qu’ils ont envie d’entendre. L’Église croit en la valeur du politique qui ne saurait se rabaisser à des invectives et des postures. »

Emilie Tardivel, enseigne la philosophie à l’université catholique de Paris : « L’Église n’a pas d’intérêt partisan, et ne défend pas non plus d’intérêt communautaire. Au contraire, elle s’attache à discerner le bien commun de tous les citoyens, catholiques ou pas. Un théologien de IIIème siècle, Tertullien, écrivait : « Pour nous que les passions de la gloire et des honneurs laissent froids, en vérité, nous n’avons nul besoin de ligues…. Nous ne connaissons qu’une seule république, une seule chose commune à tous, le monde. » –

P. Valadier, jésuite, théologien moraliste : Une des difficultés de voter, c’est que « le choix du candidat va se faire hors des partis traditionnels. » Une autre difficulté, c’est que nous sommes aujourd’hui plus « conscients des dangers de la démagogie ou des ruses de tout candidat. »

Et pourquoi cette absence d’un programme écologique fort chez les candidats ?
– Emilie Tardivel : « Les offres politiques qui s’opposent au second tour son éminemment critiquables du point de vue de la doctrine sociale de l’Église. Cette dernière porte une triple exigence sociale, écologique et morale, résumée sous le terme d’écologie intégrale [… ] Cette distance fondamentale entre la foi chrétienne et toutes les offres politiques nous empêche de transformer la foi – un chemin dynamique à l’écoute de la Parole évangélique, en une foi « patrimoniale », défendant des valeurs pétrifiées. »

P. Valadier : « Un texte épiscopal de 1999 donne des critères de choix justes et permanents : le partage et la destination universelle des biens, le dépassement de tout racisme et de tout nationalisme, le respect de l’adversaire qui a sa part de vérité, l’attention particulière aux pauvres, aux faibles et aux opprimés. »

Contribution du Père Henri, curé, à partir du Journal « La Croix » du jeudi 4/05
– On peut lire aussi le message de notre évêque.


du dimanche 30 avril 2017 – 3° dimanche de Pâques    (Année A)

Mai, le mois de Marie

1724 : le mois de mai est officiellement consacré à Marie. Mais cette dévotion particulière, forme de piété populaire, a vu le jour bien avant, à Rome, sous l’impulsion des Jésuites. Déjà, au XIIIème siècle, le roi de Castille associe le mois de mai et la beauté de Marie dans son chant.

Un siècle plus tard, un dominicain profite du mois des fleurs pour tresser des couronnes et les offrir à la Vierge chaque 1er mai. Quant à Saint Philippe Néri, au XVIème siècle, il invite les jeunes gens à manifester un culte particulier à Marie au cours du mois de mai.

A la même époque, le bénédictin Seidl publie un ouvrage intitulé « Le mois de mai spirituel ». Plus tard, les Jésuites recommandent à chaque catholique de dresser, chez eux, un autel à Marie, à la veille du 1er mai, un autel orné de lumières et de fleurs autour duquel la famille peut se réunir pour réciter des prières en son honneur.

Enfin, c’est le pape Pie V (pape de 1566 à 1572) qui institue la fête de la Visitation de Marie le 31 mai.

Le mois de mai est donc une invitation faite aux catholiques à se rapprocher de Marie pour la prier, une manière pour eux de se confier à sa médiation. C’est ce qui a poussé le recteur du Sanctuaire Notre-Dame de Rocamadour, l’abbé Ronan de Gouvello, à proposer tous les samedis de ce mois de mai, une méditation de 10 minutes sur la Vierge Marie. Publiées via YouTube et Facebook, ces vidéos permettront notamment d’approfondir la connaissance de la Sainte Vierge. La première est attendue ce samedi 2 mai.
Contribution du P. Lourdes Maguimey


du dimanche 23 avril 2017 – De la Miséricorde divine    (Année A)

Courte phrase qui résume la conversion de Thomas. Il avait cru en Jésus, profondément, puis la mort était venue, et les doutes, les regrets, la souffrance d’un ami qui perd son ami l’avait submergé. Voici que de nouveau, le Christ est là, et que l’apôtre le reconnait, et par ces mots se donne à Lui complètement.

Nous nous reconnaissons tous, dans ce Thomas, qui successivement, croit, doute, rejette et revient. Mais reprenons sa phrase !

Tout d’abord, il fait acte de soumission à Jésus : Tu es mon Seigneur, » tu sais me défendre ; je peux me cacher sous tes ailes, tu assures mon existence, et par cet accord de protection entre Toi et moi, je te dois en retour, ma confiance, mon obéissance, ma joie à te servir.

« Tu es mon Dieu « : Je reconnais que tu es TOUT pour moi. Sans toi, ma vie n’a plus d’orientation. Enlève de mon cœur tout esprit de puissance, aide-moi à ne pas succomber à la tentation de ces désirs multiples qui m’habitent, et qui m’entraînent loin de ton chemin.

Et si, dans notre vie, quelquefois très occupée, nous prenions l’habitude, de dire spontanément, durant notre journée, ces quelques mots « Mon Seigneur et mon Dieu ». Prière courte, facile, mais qui peut être louange, remerciement, demande, amour.
Insensiblement, je pense que notre vie finirait par en être imprégnée, et, nous aussi, aurions fait notre conversion tout comme Thomas, Jésus pourrait  alors nous dire « cesse d’être incrédule, sois croyant ».
Contribution de  MJM


du dimanche 16 avril 2017 – Fête de Pâque    (Année A)

Jusque-là, pour moi, Pâques et la résurrection de Jésus, c’était une confiance intérieure en Dieu : Jésus n’avait pas été abandonné dans le tombeau par Dieu son Père. Au contraire, Dieu l’avait relevé d’entre les morts.

La foi chrétienne, appuyée sur les 4 Évangiles, promets que nos morts ne sont pas tout à fait morts, qu’ils continuent de vivre. Et que moi aussi, après le passage de la mort, de « l’autre côté » je continuerai à vivre. – C’est un formidable changement de regard sur la mort. Elle n’est plus une fin de vie injustement distribuée, mais devient un passage vers une vie plus grande, une vie « en Dieu », à la suite de Jésus. « Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra éternellement. » Ainsi les morts nous restent présents, spirituellement, à la mesure de leur cœur et dans une attention aimante, discrète et délicate.

Et puis un jour, un paroissien retraité disait devant moi : « J’ai rejoint une association qui accompagne des chômeurs adultes dans leurs recherches d’emploi. Et quel bonheur quand l’un d’eux a retrouvé du travail. Je le vois transformé, relevé. Et je dis à Dieu : Merci, Seigneur, tu l’as remis debout ! Tu nous fais partager ta puissance de résurrection. »

A partir de ce jour, j’ai commencé à voir que la Résurrection de Jésus n’est pas pour « après », mais pour maintenant. La 1ère Pâques a redonné la joie aux disciples, et quittant la peur, ils sont sortis vers leurs compatriotes. Et même au-delà des frontières du royaume d’Israël : Marc en Egypte, Taddée et Barthélémy en Arménie, Pierre et Paul jusqu’à Rome, Thomas jusqu’en Inde, en passant par Babylone (Convertissant les ancêtres des Chaldéens).

Célébrer Pâques, c’est abandonner une vie tournée vers un royaume terrestre ou un pays, vers une région ou une maison (Israël ou bien mon petit royaume à moi). Pâques me rend participant du Royaume des cieux, là où le Christ peut dire à chacun : « Lève-toi (Ressuscite), et marche. »  Le royaume où les malades sont soignés et entourés sans jugement, et beaucoup se relèvent ; le royaume où les humiliés sont respectés, reconnus dans leur dignité, et trouvent leur place dans une société fraternelle, le royaume de la Résurrection …  La vie éternelle promise, c’est de se relever toujours plus vivant !
         Contribution du P. Henri


du dimanche 09 avril 2017 – Rameaux et Passion de notre Seigneur Jésus Christ.  – Année A

Ci-dessous, des paroles essentielles ont été extraites des lectures qui nous sont proposées durant cette semaine sainte.  Pour les méditer et les prier…

 « Le Seigneur m’a consacré par l’onction, il m’a envoyé annoncer la bonne nouvelle aux humbles, et leur donner l’huile de joie » (Is 61, 1-3a.6a.8b-9)

« Il a fait de nous un royaume et des prêtres pour son Dieu et Père » (Ap 1, 5-8)

Prescriptions concernant le repas pascal (Ex 12, 1-8.11-14)

« Chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur » (1 Co 11, 23-26)

« Il les aima jusqu’au bout » (Jn 13, 1-15)

« C’est à cause de nos fautes qu’il a été broyé » (Is 52, 13 ; 53, 12)

« Il apprit l’obéissance et il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel » (He 4, 14-16 ; 5, 7-9)

Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Jn 18, 1 ; 19, 42)

« Le Christ s’est anéanti, prenant la condition de serviteur. »

« Dieu vit tout ce qu’il avait fait : cela était très bon » (Gn 1,1 ; 2, 2)

« Les fils d’Israël avaient marché à pied sec au milieu de la mer » (Ex 14, 15; 15, 1a)

« Je répandrai sur vous une eau pure et je vous donnerai un cœur nouveau » (Ez 36, 16-17a.18-28)

« Ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus » (Rm 6, 3b-11)

« Il est ressuscité et il vous précède en Galilée » (Mt 28, 1-10)

« Recherchez les réalités d’en haut, là où est le Christ » (Col 3, 1-4)

« Il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts » (Jn 20, 1-9)

« Reste avec nous car le soir approche » (Lc 24, 13-35)

Merci Seigneur- Père, Fils et Saint Esprit. Amen !

– Contribution du P. Lourdes-Maguimey


du dimanche 02 avril 2017 – 5ème dimanche de Carême. – Année A

« Le Maître est là, il t’appelle. »
( Parole de Marthe à Marie dans l’Evangile du dimanche.)
Cette petite phrase m’interpelle.
En ce carême j’ai voulu me souvenir de tous ces appels dans la Bible, à commencer par Abraham qui reçoit cette mission de Dieu « Quitte ton pays, ta parenté, et la maison de ton père, pour le pays que je t’indiquerai » Par un saut rapide, on quitte l’Ancien Testament, et l’on revient à la vie de Jésus, pour retrouver celui-ci faisant de nombreux invitations à le suivre, aux personnes qu’ll rencontrait (appels aux apôtres, à ses disciples, (Luc 5, 1-11) (Matthieu 9, 9) au jeune homme riche (Matthieu 19, 16-22) : « Va, vends ce que tu possèdes et donne le aux pauvres, puis viens, suis-moi »…..
L’Evangile, comme l’Ancien Testament foisonnent des appels de Dieu Ont-ils cessés après la mort de Jésus ? Non , nous retrouvons l’appel du Christ à St Paul, sur le chemin de Damas « pourquoi me persécutes-tu ? » (Actes des apôtres ,9). Et depuis ce temps, ses demandes continuent ; on peut citer les grands saints, comme François d’Assise : « Va et reconstruis mon Eglise »…
La liste serait longue jusqu’à nos jours.
Mais justement, revenons à notre carême, aujourd’hui. Pourquoi l’Eglise nous demande-t-elle ces 40 jours de prière, de jeûne, et d’aumônes envers les pauvres ? Il me semble pour mieux capter cet appel du Seigneur « Le Maître est là, et il t’appelle ». Il faut bien nous avouer que dans nos vies habituelles, il y a souvent « MOI, et MOI, puis encore MOI ».
Pourrons-nous dans ces quelques jours nous séparant de PAQUES, retrouver par la prière, notre intimité avec Dieu, et écouter sa parole au fond de notre cœur ?
Pourrons-nous, par le jeûne et la charité envers les autres, fissurer un peu notre carapace de repli sur soi ? Sœur Emmanuelle disait « Si tu crois en Dieu, et que tu ne fais rien pour les autres, excuse-moi, c’est foutu ! »
Contribution de M.J.M.


du dimanche 26 mars  2017 – 4ème dimanche de Carême. année A

– l’Edito est en l’honneur de la fête de l’annonciation, ce samedi 25 mars.

Avez-vous souvent rencontré des anges ? Ce récit de Luc de la rencontre de l’ange Gabriel par Sainte Marie, mère de Jésus, est rédigé comme un mythe, un concentré de symbole. Nous sommes invités l’écouter et à le décrypter. Pour ne pas être un croyant naïf mais un chrétien cherchant la vérité, sans peur de perdre des illusions s’il le faut…

La foi, c’est faire confiance et dans un premier temps, accepter de ne pas savoir. Mais c’est pour mieux vérifier la vérité de ce qui est annoncé. La foi conduit à la pratique et à la vérification. C’est ce que fait Marie dans ce récit que nous cherchons à décrypter : Elle questionne de manière très pratique et sans fausse pudeur : « Comment cela pourra-t-il se faire puisque je ne connais point d’homme ? »

La réponse de l’ange n’éclaircit pas le mystère mais invite à laisser Dieu agir à sa manière : « Rien n’est impossible à Dieu ». Et encore « L’Esprit Saint viendra sur toi et la puissance du Très Haut te prendra sous son ombre ». La manière de Dieu est discrète, humble, cachée dans l’ombre. »

C’est alors que Marie a risqué son « Oui » : « Voici la servante du Seigneur, que tout se passe selon ta Parole. » Benoît XVI disait dans une entrevue : « [Je voudrais] éveiller le courage de prendre des décisions définitives : ce sont les seules qui permettent de grandir et d’aller de l’avant, qui permettent les grandes choses dans la vie ; elles ne détruisent pas la liberté, mais elle rendent possible une orientation correcte. Prendre ce risque – le saut vers les choses décisives – et ainsi accepter pleinement la vie, c’est cela que je voudrais transmettre. »

Saint Joseph non plus ne reste pas en retrait des plan de Dieu : il doit accepter de recevoir son épouse et donner un nom à l’enfant (cf. Mt1,20s) : « Jesua, « le Seigneur » sauve ». Et il le fait : Voilà un autre exemple

Contribution du Père Henri


du dimanche 19 mars  2017 – 3ème dimanche de Carême. année A

– Ce lundi 20 mars, l’Église catholique fête St Joseph
(19 mars quand ce n’est pas un dimanche)

Joseph apparaît comme l’homme fort, courageux, travailleur. Mais dans son âme, il fait preuve d’une grande tendresse. Ce n’est pas la vertu du faible mais celle du fort. Elle dénote une grande capacité d’attention et d’ouverture à l’autre. Garder Jésus et Marie, garder chaque personne, spécialement les plus pauvres, nous garder-nous-mêmes… C’est une grande mission que nous sommes tous appelés à accomplir. C’est ainsi que nous pourrons faire resplendir l’étoile de l’espérance. Oui, gardons avec amour ce que Dieu nous a confié. C’est un trésor inestimable qu’il faut développer et faire fructifier.

Tout cela ne va pas sans un engagement résolu contre la misère, l’injustice et la violence qui dégradent et défigurent le projet d’amour de Dieu sur l’humanité. Nous ne pouvons pas être de vrais chrétiens sans un engagement résolu pour retrouver le chemin du cœur. En cette période du Carême, Saint Joseph nous montre l’attitude qui convient pour nous préparer à la victoire de Pâques. Il s’agit pour nous d’écouter la Parole de Dieu et de nous rendre dociles à ce qu’il nous suggère. Comme Joseph, nous sommes invités à nous faire les serviteurs d’un mystère qui nous dépasse. Tout l’Évangile nous dit que le Seigneur nous conduit sur des chemins que nous n’avions pas prévus. Mais les paroles qu’il nous adresse sont celles de la Vie éternelle.

Nous avons tous pour mission d’être les gardiens des dons de Dieu. Quand nous ne la remplissons pas, c’est la destruction qui survient, c’est le cœur qui s’endurcit, c’est Hérode qui continue son œuvre de mort.

Pour « garder », nous devons aussi avoir soin de nous-mêmes : nous devons nous préserver de l’orgueil, de la haine et de l’envie qui souillent la vie. Garder, c’est veiller sur nos sentiments et sur notre cœur : c’est en effet de là que sortent toutes nos intentions, bonnes ou mauvaises, celles qui construisent et celles qui détruisent. Nous ne devons pas avoir peur de la bonté ni de la tendresse.
Contribution du P. Maguimey


du dimanche 12 mars  2017 – 2ème dimanche de Carême. année A

s’introduit toujours par le Mercredi des Cendres.

Recevoir un peu de cendres sur le front, c’est avoir l’humilité de reconnaître que, trop souvent, nous nous sommes éloignés du Feu de l’Amour Divin.

Nos cœurs petit à petit se sont emplis de cendres, de poussière. Il fut un temps où notre prière était chaude, où on crépitait d’enthousiasme en méditant la parole de Dieu. Mais peut-être sommes nous devenus tièdes. Le feu est endormi.

Seigneur, aujourd’hui en ce temps de Carême, ranime en moi quelque chose du feu de l’Amour présent au cœur de Jésus. . Qu’IL regarde ces cendres comme une poussière d’or, décorant les icônes. Car son rêve est de me transformer en une icône du Christ,

Continuons notre Carême !
Réveillons le Feu !
Ajoutons le bois neuf des expériences nouvelles !

Puisque le Carême est un temps fort pour renaître,
« Convertissons-nous et croyons à la Bonne Nouvelle »

Et les yeux de nos frères brilleront du feu;
renouvelé de notre AMOUR en DIEU

Extraits du commentaire d’une diapo de Pauline Boisvert
Contribution de Christine LONGUET et MJM


du dimanche 05 mars  2017 – 1er dimanche de Carême. année A

« Le voici maintenant le moment favorable » 2Co6,2
Dans mon message de lancement de notre Démarche missionnaire synodale, j’ai appelé toutes les communautés du diocèse à une conversion pastorale afin qu’elles soient toujours davantage nourries de la Parole de Dieu, fraternelles et diaconales, et résolument missionnaires.
Cet appel fait écho à celui du pape François qui invite à « un renouveau ecclésial qu’on ne peut différer […] pour avancer sur le chemin d’une conversion pastorale et missionnaire, qui ne peut laisser les choses comme elles sont ». […].

Alors que j’ai commencé mes visites pastorales programmées sur deux ans, je suis déjà émerveillé par les initiatives et les ressources de notre beau diocèse de Pontoise. Tout n’est pas parfait mais je suis témoin que l’appel lancé a été entendu.
En ce temps de Carême, je souhaite renouveler mon appel pressant à cette conversion pastorale. C’est un temps favorable pour raviver ensemble notre relation au Christ vivant. C’est également un temps favorable parce que notre monde a soif de sens et que nos contemporains aspirent à davantage de paix, de justice et de fraternité.

[…] Ainsi, pour emprunter joyeusement et résolument ce beau chemin de conversion, j’invite à poser deux actes très concrets :
1. Nourrissons-nous de la Parole de Dieu dans « l’ordinaire » de nos vies. Je sais que sont déjà nés, dans de nombreux lieux de notre diocèse, des « puits de la Parole ». C’est une bonne chose. Mais je vous invite aujourd’hui à vivre aussi cette expérience de partage en toutes occasions (réunion d’EAP, d’équipe de catéchèse, d’équipe liturgique, en famille, entre amis, etc.). Se nourrir de la Parole doit devenir « habituel ». Pour nous y aider, nous avons à notre disposition les livrets Saint Matthieu.
2. Dans notre vie de tous les jours, ouvrons-nous largement et généreusement aux personnes les plus fragiles. Aux personnes en situation de handicap, aux personnes en précarité, aux réfugiés, apportons notre bienveillance, notre soutien et notre réconfort. Car n’oublions jamais que « les pauvres sont les destinataires privilégiés de l’Evangile » […] Il ne s’agit pas de faire « quelque chose en plus » mais d’imprégner simplement davantage notre vie de chrétien de la Parole et de l’attention aux plus petits. Il s’agit de nous laisser peu à peu renouveler.

[…] Ce Carême 2017 est un jalon important de notre Démarche missionnaire synodale. D’autres jalons suivront jusqu’au grand rassemblement de tout le diocèse à la Pentecôte 2018 où nous partagerons la joie de nos conversions.

Je vous souhaite un bon Carême.
Qu’il porte de beaux fruits dans votre cœur et autour de vous.
      Mgr Stanislas Lalanne, Evêque de Pontoise


du dimanche 26 février  2017 – 8ème dimanche ordinaire. année A

« Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent »

En ce siècle de la vitesse, nous entendons dire que « le temps c’est de l’argent ». Le résultat, c’est que dans les bureaux, les usines, les commerces, des hommes et des femmes sont soumis à un rythme infernal. Il faut toujours courir pour sauvegarder l’économie moderne. C’est une cause de nos infarctus, surmenage et dépression. Pensons à cet homme d’affaires qui a son agenda plein de rendez-vous. Seuls manquent les rendez-vous avec sa femme, ses enfants, avec lui-même et encore plus avec Dieu.

Autre méfait provoqué par le pouvoir de l’argent : Tous les jours, les médias nous parlent d’attaques à main armée, de vols, de délits et malversations en tous genres. Des hommes, des femmes et même des enfants sont réduits en esclavage pour permettre à des riches de s’enrichir toujours plus.

Quand il nous gagne, l’argent devient un tyran. Il peut nous entraîner aux pires bassesses. C’est comme une drogue dont on est toujours en manque et qui nous détruit. N’oublions pas que si Judas a trahi Jésus, c’est pour « trente pièces d’argent » (le prix d’un esclave !).

Jésus vient à nous pour nous libérer de toutes ces obsessions qui ne font que nous égarer. Il veut nous rendre disponibles pour l’essentiel, le Royaume de Dieu et sa justice. Cette justice, ce n’est pas seulement l’équité mais aussi la sainteté. Ce qui est premier, ce n’est pas la belle situation.
Le seul vrai trésor c’est Jésus ; il ne demande qu’à remplir notre vie de son amour.
Contribution du P. lmaguimey


du dimanche 19 février  2017 – 7ème dimanche ordinaire. année A

Tendre la joue gauche à celui qui nous frappe sur la droite, se laisser dépouiller, spolier, sans rien dire, et même prier pour nos ennemis : voilà qui va tout droit à l’encontre de notre sagesse humaine.

Car il n’est pas bon de laisser le méchant faire ce qu’il veut ; en lui laissant le champ libre, ce serait lui permettre de continuer à faire le mal. Et être complice d’une violence sans limite. D’où la nécessité d’une « force de dissuasion » personnelle. De plus, il n’est pas bon, pour nous non plus, de nous laisser posséder, humilier, dominer. Ce serait renoncer à notre dignité d’être humain !

Il est donc facile à comprendre que cette loi du talion – « œil pour œil, dent pour dent » – constitue un progrès dans l’histoire de l’humanité : elle limite la vengeance. Hélas, même de nos jours, elle n’est pas toujours appliquée. Y compris dans votre vie personnelle : il nous arrive de faire payer cher le petit désagrément qu’on nous a causé !

Jésus, lui, sort de cette arithmétique. Et renverse l’escalade de la violence pour nous inviter à pratiquer une escalade de la douceur. Cette façon de faire a montré son efficacité dans l’histoire, à l’exemple de Gandhi. Ou encore au Danemark lorsque l’occupant nazi a imposé le port de l’étoile jaune à tous les Juifs du royaume : tout un peuple, suivant l’exemple de son souverain, a porté l’étoile jaune du jour au lendemain. Imaginons ce qu’il adviendrait si, lors d’une prise d’otages  un millier de personnes désarmées s’avançaient, déclarant vouloir être avec les otages. Oui, la non-violence ça peut payer !

Mais cette tactique ne paye pas toujours. Et pour Jésus, il ne s’agit pas d’une tactique. Le méchant peut rester méchant et votre ennemi rester votre ennemi, c’est leur problème. Mais vous, dit Jésus, aimez-le. Priez pour lui.

Pour être comme Dieu. Pour adopter la « sagesse » de Dieu (qui est folie aux yeux des hommes, dira saint Paul), la seule qui, à long terme, apporte la libération du mal, à nous personnellement comme à toute l’humanité.

Deux citations attribuées au pasteur Martin-Luther KING:

  • Ÿ L’ancienne loi du talion «oeil pour oeil…» rend tout le monde aveugle

  •  Ÿ L’obscurité ne peut pas chasser l’obscurité; seule la lumière le peut.
      La haine ne peut pas chasser la haine; seul l’amour le peut.

Contribution du P. Henri


du dimanche 12 février  2017 – 6ème dimanche ordinaire. année A

Depuis 1992, l’Eglise célèbre

« LA JOURNEE MONDIALE DES MALADES »,

tous les 11 Février, en la fête de Notre Dame de LOURDES. Instituée par Jean-Paul II, cette journée se décline dans les diocèses français en un Dimanche de la Santé. « Sur le visage de chaque être humain, encore davantage s’il est éprouvé et défiguré par la maladie, brille le visage du Christ » a écrit Benoît XVI.

A l’occasion de cette journée, on nous demande souvent de témoigner de ce que nous vivons, quand nous sommes visiteurs de l’Aumônerie de l’hôpital, ou du « Service Evangélique des Malades » (SEM). Voici ce que nous avons vécu tout récemment. Nous partons à trois, ce mardi là, faire nos visites. Nous voyons trois personnes âgées, mais l’’heure nous rappelle à l’ordre, et nous ne savons pas si nous pouvons voir la 4ème comme prévu. Finalement nous décidons d’y aller rapidement.

Alors que nous nous hâtons dans le long couloir, Hélène, dernière arrivée dans notre groupe, s’arrête et nous interpelle : « Mais dites-moi, dans vos visites, vous leur parlez de leur « vieux Beaumont », vous essayez de les faire rire, ou s’exprimer, mais vous ne leur parlez jamais de la prière ? Pourtant, nous venons les visiter au nom du SEM, de la Paroisse ! » Cette phrase d’Hélène nous interpelle vraiment. Nous tentons de lui répondre que l’on ne peut pas imposer notre foi aux autres, que nous connaissons certains malades ou personnes âgées, et que nous savons bien que l’Eglise ne comptait pas beaucoup pour elles, bien qu’elles ne soient pas contre …..

Chemin faisant nous arrivons à la chambre de Geneviève. Elle n’est pas là, mais on nous dit d’aller au salon. Deux personnes sont dans cette pièce. Nous ne la reconnaissons pas, et tout à coup le déclic se fait. Oui, c’est elle, pâle, avec une perfusion. Nous nous présentons, elle s’anime un peu : « Ah, oui je vous reconnais … Oui, j’habitais Beaumont, mais où ? » L’une de nous lui parle de son fils « Et Guyguy, comment va Guyguy? » « Il va bien – nous répond elle,- mais où il habite Guyguy ? » Elle ne sait plus. Les yeux se détournent, fatigués. Pressées par l’heure, nous lui disons au revoir, et que nous reviendrons la voir. L’une de nous prend sa main et ajoute « Ce soir nous ferons une prière pour vous ». Alors là, son visage s’illumine « Que vous êtes gentilles ! » Son regard plonge dans le nôtre et nos mains ont dû mal à se quitter. Christ est là c’est sûr.
MJM


du dimanche 5 février  2017 – 5ème dimanche ordinaire. année A

Nous nous plaignons souvent de la baisse du nombre de pratiquants. Nous nous lamentons du fait que nos églises se vident. L’Évangile voudrait nous inviter à réviser nos critères. Nous ne devons pas voir en termes de quantité mais de qualité. Quand nous préparons un plat de lentilles, nous mettons une infime quantité de sel par rapport aux lentilles. Jésus nous dit que nous sommes le sel, pas les lentilles. Il aimerait que nous nous concentrions sur notre capacité à donner de la saveur au monde.

 

En tant que sel de la terre, nous sommes envoyés pour révéler aux hommes la saveur de leur vie. Ils ne nous attendent pas pour avoir des gestes de partage très beaux. Nous en avons chaque jour de magnifiques illustrations. Nous pensons aussi à tous ceux et celles qui se dévouent sans bruit au service des autres. Notre rôle est de révéler le nom de Celui qui agit à travers eux. Dieu est présent partout où il y a de l’amour.

Et surtout, n’oublions pas le plus important : Jésus s’adresse à des disciples réunis autour de lui. C’est avec lui que nous pourrons être sel et lumière. Sans lui, rien n’est possible.

« Dieu notre Père, Jésus ton Fils nous appelle à être sel de la terre et lumière du monde. Que la lumière de ta justice brille dans nos vies; alors nos gestes et nos paroles pourront apporter au monde une saveur d’Évangile et nos vies seront le reflet de Jésus, Lumière du monde. »

Contribution du P. Maguimey


du dimanche 28 janvier  2017 – 4ème dimanche ordinaire. année A

HEUREUX LES PAUVRES DE COEURS

« …., Jésus gravit la montagne, il s’assit et il les enseignait : Heureux les pauvres de cœur,… les doux,… ceux qui ont faim et soif de la justice,… les miséricordieux,… les cœurs purs …. les artisans de paix …. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux !…. » (Évangile selon St Matthieu 5,1-12)
Plus de 2000 ans plus tard, nous recherchons toujours autant la source du bonheur. Devant cette attente, cette interrogation parfois douloureuse, le Pape François nous répond dans les premières lignes de son exhortation apostolique « LA JOIE DE L’EVANGILE » :
« La joie de l’Evangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Ceux qui se laissent sauver par Lui sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. Avec Jésus-Christ la joie naît et renaît toujours (…). J’invite chaque chrétien, en quelque lieu et situation où il se trouve, à renouveler aujourd’hui même sa rencontre personnelle avec Jésus-Christ ou, au moins à prendre la décision de se laisser rencontrer par Lui, de le chercher chaque jour sans cesse (…). »

ci-dessus 4 rencontres personnelles avec Jésus-Christ dans les Évangiles

Le Pape nous renvoie à la Parole de Jésus, à son enseignement toujours actuel qui, en nous décentrant de nous-mêmes, nous ouvrent aux autres et à la pureté du cœur.

Seigneur tu as créé pour nous un monde magnifique,
et tu as donné à l’homme un cœur fait pour aimer.
Mais le péché nous a séparés de Toi,
nous a dressés contre nos frères,
et contre l’univers que tu nous a confié.
Pardonne- nous Seigneur,
d’avoir laissé le mal entrer en nous et autour de nous,
par égoïsme, esprit de domination, ou de jouissance.
Redonne-nous la paix de la rencontre, du pardon, du partage, de la louange,
et nous connaîtrons la JOIE. Amen.

Contribution de MJM


du dimanche 22 janvier  2017 – 3ème dimanche ordinaire. année A

Aujourd’hui, en France, le mot Royaume ne nous dit peut-être presque plus rien. Mais il y a 2000 ans, les Juifs avaient beaucoup de raisons de souhaiter le retour du grand royaume de David, mille ans plus tôt : Royaume puissant, avec une forte armée, une sécurité totale aux frontières, la prospérité économique. Et Dieu tout près de son peuple, désignant le roi David comme « son fils » dans les psaumes.

Assez vite, tout s’était disloqué après David : d’abord à cause de rivalités internes, puis, à cause des grandes invasions qui au cours des siècles avaient déferlé sur ce petit pays. Et pour finir, la déportation à Babylone. Malgré cela, restait le désir de reconstituer un royaume indépendant, capable de se faire respecter par tous les peuples de la terre.

Et quand ce rêve du « royaume de David » risquait de s’user dans les esprits, les prophètes le relançaient. Annonçant que Dieu allait rétablir « son règne », un règne qui serait à la fois plus spirituel et plus universel. Et ils parlaient d’un « serviteur de Dieu » qui viendrait instaurer ce Royaume universel !

Et puis Jean-Baptiste est venu. Et il a annoncé que le « Royaume est tout proche ». André et Jean ont été disciples de Jean-Baptiste : il leur a désigné Jésus comme l’agneau de Dieu. Si bien que lorsque Jésus arrive à Capharnaüm, pour annoncer que « le Royaume est là », ils quittent tout pour le suivre. Et Jésus donne immédiatement des signes pour bien montrer que le Royaume est là : des guérisons de malades et d’infirmes. Ces guérisons disent beaucoup. Elles disent que ce n’est plus le « prince de ce monde » qui mène le jeu, qu’un plus fort vient d’arriver pour détruire les forces du mal, du mal physique et du mal moral, du mal individuel et du mal social. C’est fini : plus d’esprits de méchanceté qui poussent les hommes à se dévorer, plus de violence, plus d’injustice !

C’est cela, la lumière que Pierre et André, Jacques et Jean ont accueilli le jour où ils ont rencontré Jésus. Plus de raisonnement sans fin, plus d’hésitation : ce qui était seulement des promesses est en train de se réaliser, il y a urgence, on part !

Contribution proposée par le P. Henri


du dimanche 15 janvier 2017, Journée mondiale du Migrant et du Réfugié

O,Marie, étoile de la mer, Mère de Dieu et notre Mère,
Tourne ton regard très doux vers tous ceux qui chaque jour
Affrontent les dangers de la mer, pour assurer à leurs familles
Les ressources nécessaires pour vivre.

 

Protectrice des migrants, assiste avec un soin maternel,
Les hommes, les femmes et les enfants,
Contraints de fuir leur terre à la recherche d’un avenir
Et d’une espérance.

Mère de miséricorde, implore le pardon pour nous qui,
Devenus aveugles par égoïsme, repliés sur nos intérêts personnels

Et prisonniers de nos peurs, sommes indifférents aux besoins
Et aux souffrances de nos frères.

Modèle de charité, bénis les hommes et les femmes de bonne volonté
Qui accueillent et qui servent ceux qui accostent sur cette terre :
Que l’amour reçu et donné soit semence de nouveaux liens fraternels
Et aurore d’un monde de paix.
Pape FRANCOIS

_________
Un des premiers gestes forts du Pape François a été de se rendre, le 8 Juillet 2013, sur l’île de Lampedusa, où il a attiré l’attention sur le drame des réfugiés (voir ci-dessus un extrait de la prière prononcée à cette occasion). Pour y répondre, il a proposé que chaque paroisse accueille une famille (ce qui se fait actuellement sur BOUFFEMONT et l’ISLE ADAM, où deux familles accueillent un migrant, adulte).

L’émigration n’est pas à ses yeux un bien : il vaudrait mieux que ces personnes puissent vivre dans leur culture d’origine et les gouvernements doivent mesurer leur capacité d’accueil. Mais il appelle chacun à ouvrir son cœur face à cette détresse.

EXTRAIT DE LA REVUE « PRIER » – Contribution de MJW


du Jour de Fête de l’Épiphanie 2017, dimanche 08 janvier

C’était un désir fou … total … irraisonné
Qui les avait poussés et puis accompagnés
Tout au long de leur vie d’astronomes zélés
A rechercher le «signe» en la voûte étoilée
Ils étaient dans la «foi» qui transcende les règles
Et qui rend les humains un tantinet espiègles
Ils étaient «habités» par l’Esprit et les sciences
Qui les avaient «formés» en totale insouciance.

Chacun a «son chemin» … il y en a «légion»
Chacun a «son trajet» … Chacun a «sa mission»
L’«étoile» évoque ici la «Lumière» et le guide
Qui leur permit d’aller par une «voie rapide»

Ces trois «sages» venus des quatre coins du globe
Ont tenu dans le temps… tout comme l’ami Job
Ils n’avaient de commun … ni pays … ni culture
Mais ils étaient reliés par la «grande aventure».

Dans un monde où l’humain ne sait trop où aller
On aimerait trouver l’«Astre» pour nous montrer
Cette «Grande Lumière» enchanteresse sûr
Qui brille par moment dans le doux ciel d’azur .

– Extrait d’un poème de Kristo – proposé par le P. Henri


du premier jour de l’année 2017

– Exceptionnellement la photo de la première page de la feuille paroissiale ….  ↓

edito_web2017-01-01


du Jour de NOËL 2016, dimanche 25 décembre 2016

Le « FILS DE DIEU » est né dans l’insécurité et le dénuement. Mais son visage de nouveau-né est beauté. C’est un petit enfant couché dans une mangeoire(*), et nous avons envie de l’aimer. Sans réfléchir qu’il est Dieu. Mais justement, le visage du petit enfant est comme une fenêtre sur Dieu : comme Lui, il est simplement tout en confiance ; comme Dieu, il est tout en ouverture vers ceux qui se sont approchés de lui (en prenant le temps) ; et comme Dieu, le petit enfant est tout en joie de la rencontre et de ce qu’on lui donne.

edito-web_2016-12-25_Aimer et contempler le visage de Jésus, c’est encore l’aimer à travers tous les visages de la terre. Oui, l’homme est beau quand il est petit enfant. Il est encore beau quand il est plus grand, si on sait l’accueillir comme ayant quelque chose du visage de Dieu qui l’a créé.

Alors le visage de la personne qui n’a plus de domicile s’éclaire d’un sourire quand on lui prête attention. Le visage du malade dont on caresse la main ou le bras s’apaise. Le visage de l’enfant rejeté que l’on prend dans ses bras s’illumine. Le visage souffrant du réfugié à qui ont dit « Viens, tu as ta place parmi nous » se met à espérer.

C’est Sainte Mère Teresa qui demandait que l’on contemple le visage du Christ dans les mourants dans la rue, dans leurs misères et leurs odeurs. Qu’il est beau le visage de la personne qui n’a plus rien et où se reflète mystérieusement le visage du Christ !

C’est là le mystère de Noël : la beauté infinie et mystérieuse du visage de tout homme ! Cette beauté est plus facile à voir sur le visage du tout petit enfant, sans défense, confié à la responsabilité des adultes. Saurons-nous voir cette beauté sur le visage d’un grand malade, surtout quand le corps perd sa forme habituelle ? Et aussi sur le visage d’une personne désagréable ?

Ce regard d’admiration sur tous les visages est encore bien petit en moi ? Les qualités et les défauts des gens m’empêchent encore de voir leur beauté ? Pas d’inquiétude, car Dieu me montre à Noël qu’il commence toujours son œuvre par la petitesse et l’humilité. – Il sème toujours de toutes petites graines dans la terre humaine. Mais ensuite, à moi de veiller sur leurs croissances…
Contribution du P. Henri


du dimanche 18 décembre  2016 – 4ème dimanche de l’AVENT. année A

edito-web_2016-12-18-jpgNous sommes familiers du récit de l’annonciation faite à Marie dans l’évangile de Luc. Mais dans l’évangile de Matthieu, c’est à Joseph qu’est adressée l’annonce de la naissance à venir de Jésus :
« Joseph, ne crains pas de prendre chez toi Marie ton épouse… L’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ».

En l’accueillant, Joseph participe au grand projet de Dieu qui est de sauver son peuple de ses péchés. Cet événement nous rappelle que Dieu nous conduit parfois sur des chemins que nous n’avions pas prévus.

La fête de Noël vient nous inviter à reconnaître en Jésus le Fils de Dieu. Accueillons-le avec confiance car il est « Dieu avec nous ».

Cet envoyé de Dieu compte sur notre foi et notre confiance. Et surtout, il fait appel à chacun de nous pour que son message soit annoncé partout dans le monde. Notre mission n’est pas de « faire croire » mais de « dire » et de témoigner. Le reste c’est lui qui s’en charge ; c’est son Esprit Saint qui agit dans le cœur de ceux et celles qu’il met sur notre route.
Le Cardinal Eyt, ancien archevêque de Bordeaux, aimait dire que « nous ne sommes pas deux mille ans après Jésus Christ, mais deux mille ans avec lui. »
Contribution du P. Maguimey


du dimanche 11 décembre  2016 – 3ème dimanche de l’AVENT. année A
« Soyez dans la joie du Seigneur,
soyez toujours dans la joie,
le Seigneur est proche »
(lettre aux Philippiens 4)

edito-web_2016-12-11Lorsque le Baptiste envoie ses disciples demander à Jésus, – « Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? » -,  est-il aux prises avec un moment de doute ? Le texte de l’Évangile ne donne pas une réponse certaine, mais la véritable question est celle-ci : « Lorsque Dieu entre dans l’histoire humaine, quels sont les signes authentiques de son action ? Si le Royaume de Dieu est arrivé, quelle en est la manifestation authentique ? »

Au temps de Jésus, tout comme aujourd’hui, beaucoup de manifestations religieuses pouvaient être considérées comme signes du règne de Dieu : le Temple, la Loi, les sacrifices d’animaux, le culte officiel, les prières, le jeûne, les préceptes du sabbat, etc.

Ce qui est remarquable c’est que Jésus, dans sa réponse, ne mentionne aucun de ces signes traditionnels de la présence de Dieu, mais offre plutôt des faits qui n’ont apparemment aucune dimension religieuse.

Considérons tout d’abord avec attention ses premiers mots : « Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et voyez. » Qu’est-ce qu’ils entendent et voient ? Que les personnes sont libérées des vieilles formes de servitude et que leur dignité humaine est restaurée. Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les morts ressuscitent et la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres.

Jésus ne fait pas un long discours sur la libération. Il se contente d’énumérer des réalités humaines tangibles. Il traduit en faits concrets ce qu’il considère être l’expression la plus claire du royaume de Dieu, c’est-à-dire la dignité humaine à laquelle tout être a droit.

Où est donc le royaume ? Il faudrait être aveugle pour ne pas le voir. Lorsqu’une personne est libérée d’un mal, là se manifeste l’action de Dieu, là se trouve son royaume. Tout le reste est littérature.

« Ce que vous entendez et voyez », dit Jésus.

Contribution du P. Henri


du dimanche 04 décembre  2016 – 2ème dimanche de l’AVENT. année A

Depuis Dimanche dernier, nous vivons dans l’Avent, c’est-à-dire dans l’Attente. Il est sûr que nous sommes tous en attente de quelque chose ou de quelqu’un et c’est ce qui donne du goût à la vie.
Mais que nous disent les lectures d’aujourd’hui sur les attentes du Peuple Juif ? : chez Isaïe (11,1-10) c’est un règne de paix et de justice, d’attention aux faibles, avec la très belle image du loup habitant avec l’agneau…..(voir la 1° lecture).
St Paul dans la 2ème lecture (Romains 15, 4-9) confirme ; «Que Dieu vous donne d’être d’accord les uns avec les autres….. »

edito-web_2016-12-04L’Evangile de Matthieu (3, 1-12), nous parle de Jean Baptiste, qui précise que ses contemporains sont encore loin de cette paix et ce bonheur, et qui sans ménagement leur dit « Préparez le chemin du Seigneur, rendez- droits ses sentiers ».

On connaît la suite, Jésus le Christ, le Messie est arrivé, et son enseignement reprend l’attente du peuple Juif. Sans se lasser, et au prix de sa vie, il martèlera ses discours, en prêchant l’amour de Dieu, et l’amour du prochain, en particulier du plus petit.
Qu’en est-il de ce message ? Notre grande Attente n’est-elle pas la même pour tous les peuples : une terre de paix et de justice avec le souci du plus petit ? Les images que nous voyons, les conversations que nous entendons, les reportages actuels ne nous parlent ni de paix, ni de justice. Nous devons donc revenir sur la parole de Jean « ….rendez droits ses sentiers…. ».
Nous sommes tous de la famille de Dieu. Si nous blessons un proche, nous blessons Dieu, si nous aimons et avons le souci d’un proche en difficulté, nous aimons et avons le souci de Dieu.
Tout ce qui fait mal à l’homme, fait mal à DIEU.
Jésus lui-même nous le confirme (Matthieu 25, 34..40) : Venez les bénis de mon Père… ; car j’avais faim et vous m’avez donné à manger, j’avais soif et vous m’avez donné à boire…. Amen, je vous le dis ; chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. »
Contribution de M J M

 


du dimanche 27 novembre  2016 – 1er dimanche de l’AVENT. année A

editoweb-2016-11-27

On doit veiller car «seul celui qui est éveillé ne sera pas pris par surprise» (Benoît XVI).

Nous devons nous préparer avec un amour flamboyant dans le cœur, comme la torche des vierges prudentes. Il s’agit précisément de cela: le moment viendra où on entendra: «Voilà l’époux!» (Mt 25,6), Jésus Christ!

Son arrivée est toujours source de joie pour celui qui a une torche allumée dans le cœur. Sa venue est comme celle d’un père de famille qui vit dans un pays lointain et qui écrit aux siens: Quand vous vous y attendrez le moins, je viendrai. A partir de ce jour, tout est joie dans le foyer: Papa vient! Notre modèle, les Saints, ont ainsi vécu « dans l’attente du Seigneur ».

L’Avent sert à attendre dans la paix et l’amour la venue du Seigneur. Cela n’a rien à voir avec le désespoir et l’impatience qui caractérise l’homme de notre époque. Saint Augustin donne une bonne recette pour attendre: «Tu mourras comme tu as vécu». Si nous attendons avec amour, Dieu comblera notre cœur et notre espoir.

Veillez car vous ne savez pas quel jour viendra le Seigneur (cf. Mt 24,42). Une maison propre, un cœur pur, des pensées et une affection à l’image de Jésus. Benoît XVI explique: «Veiller signifie suivre le Seigneur, choisir ce que le Christ a choisi, aimer ce qu’Il a aimé, avoir une vie conforme à la sienne». Alors le Fils de l’homme viendra… et le Père nous accueillera dans ses bras parce que nous ressemblons à son Fils.
Contribution du P. Maguimey


ALLER EN HAUT DE LA PAGE
bouton_RetourAccueil_mini