Editos – Archives2016

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du dimanche 20 novembre  2016 – Fête du Christ Roi. année C

Dire : le Christ est Roi ! c’est affirmer que le Christ a pouvoir non seulement sur la terre, mais sur tout l’univers. Sur tous ces mondes matériels et spirituels que l’homme ne cesse de découvrir à l’infini.
editoweb-2016-11-20_image01Dire : le Christ est Roi ! c’est proclamer aussi qu’il est le maître de l’histoire pour tous les peuples et dans tous les temps, et qu’il a plus de capacité d’influencer nos vies que nous-mêmes. Alors c’est naturel de compter sur Lui et de le prier.
Dire : le Christ est Roi ! et le prier, c’est se tourner vers un « puissant » qui dit « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur… » Il y a beaucoup de « suavité » auprès de ce Roi.
A nous de comprendre comment l’amour immense du Christ lui donne tous les droits ; le droit de nous aimer comme il veut, autant qu’il veut, et de nous vouloir libre.
Quand nous commençons à comprendre cet amour, nous désirons en retour vivre de plus en plus dans son royaume d’amour. Alors, rappelons-nous que la vie n’en sera pas plus «facile». Il nous a prévenus d’avance, lorsqu’il a répondu à Pilate : « Ma royauté n’est pas de ce monde ». Son royaume n’est pas à comparer avec les pouvoirs sur la terre. Ce n’est pas un territoire découpé sur une carte, que l’on défend avec des soldats et des armes, et que l’on enrichit à coups de milliards.
« Ma royauté n’est pas d’ici », précise Jésus, et il la décrit aussitôt comme le rayonnement de la vérité (Jn 18,17). Or la vérité, ce n’est pas un système ni une théorie. La vérité que Jésus apporte, c’est un chemin d’offrande de soi, de détachement de soi, pour Le regarder et se faire plus attentif à ses frères. C’est un chemin de gloire qui passe par le sommet de la croix, quand il s’offre pour nous.
editoweb-2016-11-20_image02Cette royauté-là, tout le peuple de Dieu la médite en abandonnant les rêves d’une Eglise dominant sur le monde. Au contraire, nous comprenons de mieux en mieux combien notre Eglise doit être servante et pauvre. Et doit s’appuyer sur la seule force spirituelle de la foi, de l’espérance et de la charité.
Contribution du P. Henri


du dimanche 13 novembre  2016 – 33°dim. du temps ordi. année C

Qui était St MARTIN ?

Le 11 novembre nous fêtons saint Martin de Tours, aussi nommé Martin le Miséricordieux, ou St Martin des Champs. C’est l’un des principaux saints de la chrétienté et un des patrons secondaires de la France. Cette année, on commémore le 1700ème anniversaire de sa naissance.
Il est né en 316 dans l’Empire Romain, en Hongrie actuelle d’un père officier supérieur de l’armée Romaine. Celui-ci s’oppose à la vocation de Martin qui se sent attiré par le service du Christ. Il force son fils à entrer dans l’armée à 15 ans, l’âge légal étant 17 ans.
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Voilà Martin avec un grade, une double solde, et un esclave, mais selon les écrits, qu’il traite comme son frère. Affecté en Gaule à Amiens, Martin voit un pauvre, grelottant de froid et lui donne la moitié de son manteau, en tranchant la doublure de sa pelisse (car si le manteau appartient à l’armée, chaque soldat peut le doubler à l’intérieur, à ses frais). La nuit suivante, le Christ lui apparaît en songe, revêtu de ce manteau. Martin a 18 ans.

En 354, vingt ans plus tard, Martin participe à la campagne contre les Alamans. Ses convictions religieuses lui interdisent de verser le sang. Pour prouver qu’il n’est pas un lâche et qu’il croit en la providence divine, il s’offre en bouclier humain. Il est enchaîné et exposé à l’ennemi, mais pour une raison inexpliquée, les Barbares demandent la paix.

En 356, Martin a 40 ans et il quitte l’armée. Il est déjà baptisé et se rend auprès de l’évêque de Poitiers, St Hilaire. Et à 44 ans, il crée un petit ermitage à Ligugé près de Poitiers. Des disciples le rejoignent et il y restera 10 ans, accomplissant ses premiers miracles, et se faisant reconnaître par le petit peuple comme un saint homme.

Quand l’évêque de Tours meurt en 371, les habitants veulent Martin, mais celui-ci n’aspire pas à l’épiscopat. Alors on l’enlève, et il est proclamé Evêque de Tours. Il ne modifiera en rien son train de vie, porte des vêtements rustiques et s’impose toutes sortes de privations. Il créera un nouvel ermitage à Marmoutier près de Tours, avec pour règle la pauvreté, la mortification et la prière.

Martin semble avoir largement sillonné la Gaule, parcourant les campagnes païennes, prêchant avec efficacité les paysans, forçant le respect par l’exemple et le refus de la violence. Il sait parler aux petits.
Au soir de sa vie, les habitants de Candes le réclament pour régler un conflit. Malgré sa fatigue, il ira. Son intervention sera couronnée de succès, mais épuisé, il meurt le lendemain, le 8 novembre 397. Poitevins et Tourangeaux se disputent alors son corps, qui sera finalement enterré à Tours le 11.

Réflexions plus personnelle sur ST. MARTIN DE TOURS :
– 1°/ Difficile pour nous de ne pas faire un lien entre le 11 Novembre, fête de Saint Martin et l’Armistice qui a été signé en 1918 pour arrêter la grande guerre, et aussi avec l’anniversaire des attentats du 13 novembre à Paris. Dans l’un et l’autre cas, beaucoup de morts innocents et de sang versé.
– 2°/ Nous vivons une époque où sur le bord de nos routes, des hommes marchent pour trouver asile, et grelottent de faim, de froid et de fatigue.
– 3°/ Il est appelé le Miséricordieux, pour sa charité envers ses frères, et nous venons de vivre une «année de miséricorde » qui se clôturera le 20 novembre.
– 4°/ Martin parcourt les campagnes, évangélise, connaît les problèmes de ceux qu’il rencontre.
– 5°/ Il est aussi « faiseur d’Europe ».
– 6°/ Un plus pour les marcheurs : Comme il existe les chemins de St Jacques, il y a les chemins de St Martin ; Peut-être serez-vous tentés, en famille, avec des amis, par un de ces itinéraires ? Voir sur internet à « chemins de st Martin de Tours ».

Contribution de MJM


du dimanche 06 novembre  2016 – 32°dim. du temps ordi. année C

edito-web-06-nov2016Aujourd’hui, dans la culture matérialiste dominante, beaucoup se comportent comme aux temps de Noé: «On mangeait, on buvait, on se mariait» (Lc 17,27); ou comme les concitoyens de Lot, qui achetaient, vendaient, plantaient, bâtissaient. C’est avec la même myopie que l’aspiration suprême d’un grand nombre se réduit à leur propre vie physique temporelle et, en conséquence, que tout leur effort tend à conserver cette vie, à la protéger et à l’enrichir.

« Celui qui cherchera à conserver sa vie la perdra,
et qui la perdra à cause de moi la sauvera »

Jésus veut dénoncer cette conception fragmentaire de la vie qui mutile l’être humain et l’amène à la frustration. Il le fait au moyen d’une sentence sérieuse et tranchante, capable de remuer les consciences et de les obliger à se poser des questions fondamentales: «Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera» (Lc 17,33). En méditant sur cet enseignement de Jésus, saint Augustin dit: «Que dire, donc? Est-ce que périront tous ceux qui font cela, c’est-à-dire, qui se marient, plantent des vignes et construisent? Non pas eux, mais ceux qui placent ces choses avant Dieu, qui sont disposés à offenser Dieu à l’instant pour de telles choses».

De fait, qui est-ce qui perd sa vie pour avoir voulu la conserver ? Sinon celui qui a vécu exclusivement dans la chair, sans laisser affleurer l’esprit; ou plus encore, celui qui vit replié sur soi, oubliant complètement les autres?

Car il est évident que la vie dans la chair doit nécessairement se perdre, et que la vie dans l’esprit, si elle n’est pas partagée, s’affaiblit.

Toute vie, par elle-même, tend naturellement à la croissance, à l’exubérance, à la fécondité et à la multiplication. Au contraire, si on la renferme et si on la préserve dans le but de la posséder jalousement et exclusivement, elle se fane, devient stérile et meurt. C’est pourquoi, tous les saints, prenant comme modèle Jésus, qui vécut intensément pour Dieu et pour les hommes, ont donné généreusement leur vie de multiples manières au service de Dieu et de leurs semblables.

– Contribution du père LOURDES MAGUIMEY


du dimanche 30 octobre et du 1er nov 2016 – TOUSSAINT

Un saint, c’est comment ?

edito-web-30-oct2016Il y a eu un jour cette belle réponse d’un enfant: « Un saint ? C’est quelqu’un qui laisse passer la lumière de Dieu ». (Aurait-il compris cela en regardant les vitraux de son église?)
Méditons cette réponse enfantine :

– Si tu mets Dieu dans ta vie et que tu laisses passer sa lumière, tu es un saint!

– Si la lumière de Dieu transparait dans ton visage et brille dans tes yeux et ton sourire, tu es un saint.

– Si Jésus, lumière du monde, vit en toi et que tu le laisses agir selon sa volonté, tu es un saint.

Et la lumière de Dieu toute spirituelle, = son Esprit de sainteté, qui illumine ton cœur et tout ton être, éclaire alors les personnes que tu rencontres chaque jour. Souvent sans qu’elles s’en aperçoivent, mais leur vie devient un peu plus légère.
N’est-ce pas aussi ce que Marie découvre en elle et accueille dans une confiance joyeuse : « Le puissant a fait pour moi de grandes choses, saint est son nom ».

Cette vie plus chantante, n’est pas réservée aux personnes irréprochables. La sainteté, ce n’est pas la perfection ! (mais c’est un dynamisme de progrès) Par exemple, chez une personne qui vient d’un milieu de méchanceté ou de mensonge, sa manière habituelle pourra nous donner envie de s’éloigner. Et nous empêcher de voir la conversion spirituelle que cette personne vit. Il faut un peu d’Esprit de sainteté en soi pour le reconnaître chez les autres.
Demandons vraiment à Dieu son Esprit de sainteté. Demandons-lui un cœur plus limpide et un regard plus lumineux sur les autres et sur nous même. Demandons, demandons… pour rejoindre tous les saints, vivants et morts, et partager avec eux l’amitié de Dieu.
Contribution du P. Henri


du dimanche 23 octobre 2016 – 30°dim. du temps ordinaire – année C

Quand j’étais enfant, il y avait toujours ce dimanche là, un missionnaire avec une grande barbe qui, au moment du sermon, prenait la place de notre prêtre, et nous racontait les mille et une aventures de sa vie, en Afrique ou en quelque autre pays du bout du monde.

edito-web-23-oct2016Maintenant ce n’est plus tout à fait cela. Les prêtres de nos églises sont souvent étrangers et viennent « en mission » dans notre pays, pour nous «ré-évangéliser». Exemple : la communauté « Mère du Divin Amour » religieux Africains qui viennent de s’installer à PERSAN. Nos communautés paroissiales sont également très variées dans leurs origines, et nos mentalités aux uns et aux autres ne suivent pas toujours.

Ce qui ne change pas en tout cas, c’est le message du Christ « Allez ! De toutes les nations faites des disciples ….(Matthieu 28,19) » Ce message serait-il adressé seulement aux Evêques et aux prêtres ? Certainement pas. J’ai sous les yeux la carte que nous a remise notre évêque, à la fin de la messe du Jubilé de notre diocèse, le 2 octobre. Il est écrit sur la première face «envoyé(e) en Mission ! » et le dos de cette carte nous est donné pour écrire comment nous allons réaliser la mission propre à chacun d’entre nous.

Il nous faut absolument prendre le temps de réfléchir à cette question :
« Comment, dans ma paroisse, vais-je transmettre la parole du Christ ?A quoi suis-je appelé? Qu’est ce qu’il me plairait de faire pour réaliser ma mission ? Quel don ai-je reçu pour cela?»

Pour certains ce sera le catéchisme aux enfants, pour d’autres, la prière, pour d’autres la visite des malades ou des personnes âgées, certains se mettront au service des étrangers maîtrisant mal le Français en les aidant à remplir leurs documents administratifs, d’autres seront plus attentifs aux handicapés, aux couples en difficulté…..bref l’éventail est large.

Votre choix est fait ? Bravo !, il ne vous reste plus qu’à aller proposer le temps libre dont vous disposez à votre prêtre. Mais ne vous y trompez pas, l’envoi en mission, s’il permet souvent l’épanouissement personnel, est aussi l’objet de beaucoup de volonté de notre part pour «tenir dans la durée». Et là, il n’y a qu’un remède, je crois, c’est de rester en contact avec le Christ, par l’Eucharistie et la Prière.

Difficile ce programme ? Oui, mais ne devons-nous pas rester fidèles à notre nom de «chrétien, c’est-à-dire appartenant au Christ» et la fidélité quelle qu’elle soit, a toujours un prix.                                                 M J M


du dimanche 16  octobre 2016 – 29°dim. du temps ordinaire – année C

Saint Luc nous apparaît comme l’évangéliste de la prière de Jésus. En effet, dans quelques unes des scènes de la vie du Seigneur qui nous ont été transmises par les auteurs des Saintes Écritures, seul les textes de Luc nous montrent le Seigneur priant.

Dans le Baptême du Jourdain, dans l’élection des Douze et dans la Transfiguration. Lorsqu’un disciple lui demanda «Seigneur, apprends-nous à prier» (Lc 11,1), de Ses lèvres jaillit le Notre Père. Lorsqu’Il annonce les négations de Pierre: «Mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne sombre pas» (Lc 22,32). Dans la crucifixion: «Père, pardonne-leur: ils ne savent pas ce qu’ils font» (Lc 23,34). Quand Il meurt sur la Croix: «Père, en tes mains je remets mon esprit», du Psaume 31. Le Seigneur lui-même est le modèle de la prière de supplication, spécialement à Gethsémani, d’après la description de tous les évangélistes.


Je peux essayer de concrétiser comment faire en sorte d’élever mon cœur à Dieu dans les différentes activités, car c’est n’est pas le même un travail intellectuel qu’un travail manuel; se trouver à l’église, dans un stade sportif ou à la maison; conduire par la ville ou par l’autoroute; ce n’est pas la même chose la prière de supplication que le remerciement; l’adoration ou demander pardon; de bonne heure que lorsque nous avons à supporter la fatigue accumulée du jour.

edito-web-16-oct2016 Saint Josemaria Escrivá nous donne une formule pour la prière de supplication: «Celui-là obtient davantage qui insiste de plus près… Alors, tiens-toi plus près de Dieu: efforce-toi d’être saint».

La Vierge Marie est une modèle de prière, et aussi de supplication. À Cana, en Galilée, elle fut à même d’avancer l’heure de Jésus, l’heure des miracles. Avec sa supplication, pleine d’amour pour ces époux et de confiance en son Fils.
Contribution du Père Maguimey


du dimanche 09  octobre 2016 – 28°dim. du temps ordinaire – année C

Durant la matinée du rassemblement en doyenné, dimanche dernier, autour de notre évêque, les petits groupes de partage ont réfléchi à cette question:

La parole de Dieu : Comment est-elle un trésor dans ma vie ? Quelle parole, en particulier, résonne en moi ?

edito-web-09-oct2016Ce rassemblement venait clôturer pour nous cette année spéciale de Jubilé des 50 ans du diocèse. Et chacun de nous a été invité à lire St Luc; chacun de nous a reçu un petit livret pour l’aider … Le moment de s’interroger : Qu’est-ce que j’ai pu lire ? Comment je donne de la place dans mon cœur, dans l’essentiel de ma vie pour écouter Dieu à travers l’Évangile.
Méditons ce que des participants ont pu témoigner sur leur lecture de l’Évangile (et de la Bible plus largement).

– Elle donne le sens de l’engagement, du service
– C’est une valeur à tout moment de la journée
– Elle est nourriture au cœur de toute vie chrétienne
– Elle se partage dans la vie quotidienne
– Elle est riche d’enseignements d’actualité
– Elle nous révèle l’amour de Dieu tel un trésor
– « Je sais que je ne vais pas dans le néant »
– Découverte du sens de la miséricorde tout au long de l’année
– Une ressource, une base de la foi
– Un outil précieux dans l’éducation des enfants

Contribution du P. Henri


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du dimanche 02  octobre 2016 – 27°dim. du temps ordinaire – année C

L’Evangile selon St Luc (17.5-10) proposé ce dimanche rapporte les paroles du Christ et se termine par : « De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites ; Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir ».

Cette phrase nous interpelle et va tout-à-fait à contre-courant de nos mentalités actuelles. Nous sommes des serviteurs, et sans responsabilité particulière : de simples serviteurs. Qu’est ce que le Christ veut nous faire comprendre par ces mots ? Et si nous allions faire un tour du côté de ce qu’ont compris les saints. Là le calendrier m’a aidée, car cette semaine nous en fêtons deux bien connus.

Mais d’abord, n’oublions pas la réponse de la jeune Marie, à l’Ange qui venait lui annoncer qu’elle serait la mère du fils de Dieu ( !) Elle ne se glorifie pas de cet honneur …. « Je suis la servante du Seigneur ».
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1er octobre, fête de Ste Thérèse de l’Enfant Jésus de LISIEUX : (Manuscrits autobiographiques page 287) « A l’oraison du soir, Sœur St Pierre était placée devant moi …10 minutes avant 6 heures, il fallait qu’une sœur se dérange pour la conduire au réfectoire. Cela me coûtait beaucoup de me proposer pour rendre ce petit service, car je savais que ce n’était pas facile de contenter cette pauvre sœur qui souffrait tant qu’elle n’aimait pas à changer de conductrice. Je m’offris donc bien humblement pour la conduire ; c’est incroyable comme cela me coûtait de me déranger surtout dans le commencement….. » Thérèse, novice.

4 octobre, fête de St François d’Assise : (Le retour à l’Evangile d’Eloi Leclerc Page 55.)
« Non loin d’Assise, il y avait une léproserie… Naguère encore, François ne pouvait supporter la vue d’un lépreux. Et voici que maintenant il se rend chez eux pour les visiter et leur prodiguer des soins….Plus tard, il évoquera lui-même ce tournant décisif de sa vie : Quand j’étais encore dans les péchés, la vue des lépreux m’était insupportable, mais le Seigneur lui-même me conduisit parmi eux, et je les soignai avec compassion. »
Enfin, prions avec Mère Teresa, canonisée il y a un mois : « Mon doux Seigneur, que je te découvre aujourd’hui et tous les jours, dans la personne de tes malades, et qu’en les servant je te serve aussi ».
MJM


du dimanche 25 sept 2016 – 26°dim. du temps ordinaire – année C

Des lèvres d’Abraham, le père dans la foi, jaillit la sentence, en nous éclaircissant le dénouement final:

« Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance. » Luc 16,25

La justice de Dieu a rectifié la situation. Dieu ne peut pas permettre que le pauvre demeure pour toujours dans la souffrance, la faim et la misère.

edito-web-25sept2016_im01Cette parabole a remué des millions de cœurs de riches tout au long de l’histoire et a mené à la conversion des foules; mais, de quelle sorte de message aurons-nous besoin, dans notre monde développé, hyper-communiqué, globalisé, pour nous rendre compte des injustices sociales dont nous sommes les auteurs ou, tout au moins, les complices?

Tous ceux qui écoutaient le message de Jésus songeaient à pouvoir demeurer dans le sein d’Abraham, mais, combien, dans notre monde actuel, ne devront-ils se contenter à leur mort, d’être enterrés sans vouloir recevoir la consolation du Père au ciel?
La vraie richesse est celle d’arriver un jour à voir Dieu, et ce qui nous manque n’est que ce que saint Augustin affirme: «Passe par l’homme et tu arriveras à Dieu»… Que les Lazares de nos jours nous aident à trouver Dieu.

Contribution du P. Maguimey


du dimanche 18 sept 2016 – 25°dim. du temps ordinaire – année C

Bonne (r)entrée paroissiale!

Septembre en paroisse, et nous voilà comme des enfants devant une année nouvelle pleine de connaissances encore mystérieuses. Chacun devine qu’il va pouvoir vivre en paroisse des expériences qu’il n’a encore jamais faites et qui le feront grandir.

Nous sommes comme des enfants mais pas tout à fait des nouveaux : Nous connaissons déjà un peu notre Maître et Seigneur, Jésus-Christ. C’est lui qui, depuis 2000 ans, enseignent ses frères et guérit les malades. La joie d’aimer et de prier jaillit de sa personne, libère nos esprits de toutes sagesses trop peureuses et fait respirer un bonheur plus grand.

edito-web-18sept2016_im01Oui, aujourd’hui comme hier, c’est toujours le Seigneur Jésus qui veut former ses disciples et les envoyer vers des frères, vers des familles, vers les villages où il désire se rendre, pour préparer les cœurs à sa venue.

Comment nous demande-t-il de faire cela ? N’est-ce pas en étant simplement remplis de ce qu’il nous apprend, sa façon de regarder, et de sa paix qu’il nous donne. C’est le mystère de notre Dieu, c’est le mystère de la foi en Lui. C’est le mystère de l’Eglise que nous formons autour de Lui.
edito-web-18sept2016_im02► Réjouissons-nous déjà du prochain rendez-vous si fort du dimanche 2 octobre, avec notre évêque. Que personne ne soit absent parce que l’un de nous aurait oublié de le prévenir.

Et je veux encore souhaiter une très bonne « rentrée » à chacun, dans toutes ses activités. Dieu nous accompagne, si nous le laissons faire. Il sera à nos cotés, à la mesure de notre prière toujours plus simple et vraie ; et de notre attention aux paroles de son Fils qu’il a envoyé pour délivrer le monde du péché et de la mort.
► C’est l’appel de l’Evêque : Prenez-le temps, seul et à plusieurs, de vous nourrir de l’Evangile : Elle portera des fruits inattendus.

P. Henri, votre curé


du dimanche 11 sept 2016 – 24°dim. du temps ordinaire – année C

« Se faire petit pour aider l’autre à entrer »

L’Evangile de ce dimanche me réconcilie avec la tendresse de Dieu. En effet quoi de plus parlant que ce berger qui recherche longuement sa brebis, ou cette femme qui balaie minutieusement sa maison pour retrouver la pièce d’argent égarée, Quant au fils perdu, dont le père guette chaque jour le retour, c’est le comble de l’amour.

Voilà qui me rassure, car il y a quelques semaines, on nous parlait de la « porte étroite », et je ne me sentais pas plus que vous sans doute, en, mesure d’être sauvée. Il ne s’agit pas, bien sûr, de glorifier le péché, de le nier, mais on sent aujourd’hui que le Seigneur mettra tout en œuvre pour nous aider à franchir cette porte.

D’autre part est-elle si étroite, ou plutôt, pas assez large, parce que nous devons la passer avec nos frères? Imaginons un repas de famille, chacun a pris sa place, lorsqu’un dernier arrivant se présente. Que va-t-on faire ? Lui dire qu’il n’à qu’à s’en retourner chez lui, ou au contraire se mettre tous un peu à l’étroit pour l’accueillir lui aussi au repas ?

Je me trompe peut-être, mais il me semble que non seulement le Seigneur veut de nous un cœur aimant, malgré notre faiblesse et notre péché, mais qu’il nous demande aussi, de rentrer accompagnés de nos parents, de nos amis, en leur laissant la place, en nous faisant petits pour que tout le monde ait l’espace voulu pour pénétrer. Cela ouvre notre cœur, notre regard, aux frères qui sont sur notre chemin. Nous ne pouvons nous désintéresser d’aucun de ceux qui nous entourent.
Le Père nous cherche et nous attend, mais il nous demande d’aider nos proches à Le trouver. « Un homme avait deux fils »… Quand la porte s’est ouverte pour le retour de l’un, elle ne s’est pas pour autant fermée pour celui qui avait été fidèle.
edito-web-11sept216Pour terminer, je vous laisse avec le mot du Père Abbé de l’Abbaye de MONDAYE (Calvados) :
« Aimer, c’est faire passer l’autre avant moi. L’Esprit Saint nous apprend à nous décentrer de nous-mêmes pour aimer. Et si ce décentrement de soi était le vrai chemin du bonheur, le chemin de la vie éternelle, le chemin pour trouver son véritable centre en Dieu ? »
Contribution de M J M.


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du dimanche 04 sept 2016 – 23°dim. du temps ordinaire – année C

(l’édito veut nous aider à vivre la grande fête à vivre cette semaine, la nativité de Marie, ce jeudi 8 septembre.)

edito web 04sept« L’arbre généalogique de Jésus, le Sauveur qui devait être mis au monde par Marie, nous illustre comment l’œuvre de Dieu est entrelacée avec l’histoire de l’humanité, et comment Dieu agit dans le secret et dans le silence de chaque jour. En même temps nous constatons qu’Il est formel dans l’accomplissement de ses promesses. Même Ruth et Rahab (cf. Mt 1,5) étrangères converties à la foi du Dieu unique (et Rahab était une prostituée!) sont des ancêtres du Seigneur.

Le Saint Esprit, qui devait accomplir en Marie l’Incarnation du Fils, a pénétré dans notre histoire depuis bien loin, depuis très tôt, et Il a tracé la route qui mène à Marie de Nazareth, et grâce à Elle à son Fils Jésus. «Voici que la Vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on donnera le nom d’Emmanuel» (Mt 1,23). Comme les entrailles, le cœur et la volonté de Marie devaient être spirituellement délicates pour attirer l’attention du Père et la choisir comme Mère de Dieu-avec-les-hommes, Lui qui devait porter la lumière et la grâce surnaturelles pour le salut de tous. Tout dans cette œuvre nous amène à contempler, admirer et adorer dans l’oraison, la grandeur, la générosité et la simplicité de l’action divine, qui exalte et rachètera notre souche humaine en s’impliquant Lui-même de manière personnelle.

Plus loin dans l’Évangile de ce jour, nous voyons comment fut envoyé à Marie le message qu’elle porterait le Sauveur du Monde. Et pensons que cette femme, vierge et mère de Jésus, serait en même temps notre mère. Ce choix spécial de Marie —«Bénie entre toutes les femmes» (Lc 1,42) fait que nous soyons dans l’admiration de cette tendresse du Seigneur envers nous dans sa façon de procéder car Il ne nous a pas sauvé “à distance” mais en traçant un lien très personnel avec notre famille humaine et notre histoire. Qui aurait imaginé que Dieu pourrait être si grand et en même temps si condescendant en se rapprochant intimement de nous? »
      Contribution du Père Lourdes Maguimey


du dimanche 28 août 2016 – 22°dim. du temps ordinaire – année C

Chemin du chrétien, chemin d’humilité

Descendre, s’abaisser, prendre la dernière place… Autant d’attitudes qui ne nous sont pas spontanées, sauf si on est paralysé par une grande timidité ! Mais voilà qu’une fois de plus, le Christ dans l’Evangile de ce dimanche nous invite à inverser nos critères de valeur. Et la 1ère lecture, Ben Sirac le Sage le dit à sa manière : « Accomplis toute chose dans l’humilité. » Ces paroles, dignes d’une règle de vie d’un monastère, s’adressent pourtant à nous tous !

Oui, le décentrement de soi, la capacité à placer les autres au premier rang de nos priorités, et surtout avant nos revendications personnelles : voilà les attitudes de l’amour chrétien.

Cet amour-là n’est pas le simple sentiment qui, un beau matin, repeindrait nos volets en rose ! Cet amour-là se décide et nous demande de passer au-dessus de nos antipathies ; c’est le contraire de l’égoïsme. Il est « puissance infinie d’effacement de soi », c’est-à-dire humilité. Fondement de toute communauté humaine et de toute fraternité.
Il s’agit de réorienter notre regard. Nos yeux seront-ils tournés vers nous-mêmes, cherchant toujours notre propre avantage ? Ou bien seront-ils ouverts sur les frères, pour apprendre à les aimer comme Jésus nous aime?

Jésus Christ dit ce qu’il fait et fait ce qu’il dit : il appelle chacun de ses disciples à l’humilité et la proximité avec les pauvres. En parole et en acte : Lui a dîné avec les estropiés et les pécheurs. Il a pris la place du malfaiteur sur une croix. Lui, le Fils, il est devenu esclave. Sa vie est une école d’amour parce qu’elle est une école d’humilité qui élève plus qu’elle n’abaisse.

Consacrons donc du temps à la lecture de l’évangile ! Contemplons le Christ qui s’y abaisse pour aimer. Puis laissons-nous aller au même mouvement : ouvrons notre carnet d’adresses, notre agenda, et programmons nos invitations et nos visites avec un brin d’humilité… cherchons à donner plus qu’à briller ! Alors bonne et heureuse rentrée
P. Henri, – d’après Sr Véronique Thiébaut


pour la fête de l’Assomption 2016 (15 août)

Marie nous fait cadeau de sa louange, de sa même joie devenue musique, son Magnificat: «Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur!» (Lc 1,46-47).

Quel superbe cadeau le ciel nous rend avec le Cantique de Marie, devenu Parole de Dieu. Dans ce Cantique nous trouvons les indices pour comprendre comment l’humain et le divin, le terrestre et le céleste, se fusionnent ensemble, et pouvoir ainsi réagir, comme elle l’a fait, au cadeau que Dieu nous fait dans la personne de son Fils, à travers sa Sainte Mère:

pour devenir un don de Dieu au monde, et, demain, un cadeau de l’humanité pour Dieu, en suivant l’exemple de Marie, qui nous a précédé dans cette glorification qui nous attend.                                      Père Maguimey

edito web15 aout


du dim. 31 juillet 2016 – (18° dim. du temps ord.- année C)

« Ce que tu auras accumulé qui l’aura ? » COMMENTAIRES PRATIQUES SUR L’EVANGILE selon St Luc 12 (13-21) –

Dieu ne te demandera pas quelle était la marque de ta voiture,
Il te demandera seulement combien de personnes tu as transportées

Dieu ne te demandera pas quelle était la superficie de ta maison,
Il te demandera seulement combien de personnes tu y as reçues.

Dieu ne te demandera pas le nom de ton couturier,
Il te demandera seulement combien de personnes tu as aidé à se vêtir.

Dieu ne te demandera pas quels étaient tes diplômes,
Il te demandera seulement si tu as accompli ton travail au mieux de tes possibilités.

Dieu ne te demandera pas combien d’amis tu avais,
Il te demandera seulement combien de personnes te considéraient comme leur ami.

Dieu ne te demandera pas dans quel voisinage tu vivais,
Il te demandera seulement quels étaient tes rapports avec tes voisins.

Auteur inconnu – un texte proposé par MJM


du dimanche 02 juillet 2016 – Deux mois de dispersion, et pour beaucoup, un temps de « repos »
(14° dimanche du temps ordinaire – année C)

Voilà ce que l’été et les vacances peuvent faire pour nous. Entre la famille et le travail, entre les services que nous avons acceptés et ceux auxquels nous n’échapperons pas, ne sommes-nous pas hors d’haleine ? Ou bien, si l’âge se fait sentir, n’avons-nous pas, physiquement et moralement, le souffle court ? Alors il est temps de reprendre souffle.courreurs


fatigueReprendre souffle en nous arrêtant de courir. Les vacances sont là : faisons moins de choses, ou faisons-les plus lentement, ou ne faisons rien du tout. A l’ombre d’un tilleul….. Jésus aussi s’arrêtait parfois, chez Marthe et Marie ou chez d’autres amis.

Reprendre son souffle en lisant, en priant, en cultivant notre jardin – quelles belles pensées l’on peut avoir en cueillant ses framboises et en arrosant ses fraisiers !

Reprendre souffle en nous remettant au Seigneur. Lui demander de nous éclairer, de nous apaiser, de nous rendre notre haleine intérieure. Que pendant cet été, nous soyons détendus dans notre foi, tranquilles dans notre témoignage, sereins dans notre charité.pause

C’est saint Paul qui a comparé sa vie d’apôtre à celle d’un coureur de fond. Or un coureur qui perd son souffle ne va pas très loin.

Notre souffle superficiel, c’est une intelligente répartition de notre temps, entre l’action et le repos, la compagnie et la solitude, l’utile et le gratuit.

meditationNotre souffle profond, c’est le souffle de Dieu, qui se donne à nous pour peu que nous nous tenions prêts à le recevoir, ouverts, disponibles.
Viens, Souffle créateur, Esprit qui rafraîchit, assouplit, détend et redonne la vie :!
Contribution de MJM
D’après Fr.Yves Combeau,o.p


du dimanche 26 juin 2016 – (13° dimanche du temps ordinaire – année C)
– messe d’action de grâce pour l’année –

La « prière d’action de grâce » (prière de remerciement) et la louange ont souvent moins de place que la demande dans notre prière. Si nous ne pensons pas à remercier Dieu, c’est que nous trouvons normal que Dieu s’occupe de nous, qu’il réponde à nos besoins. Alors nous nous précipitons vers Lui avec nos soucis, et bien souvent sans attendre vraiment sa réponse. Et en implorant son aide de Dieu, nous risquons de rester centrés sur nous-mêmes et nos problèmes.

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Pour présenter à Dieu nos difficultés, nous avons besoin de prendre le temps, en priant de toute la force de notre foi. Alors, dans la confiance que nous Lui faisons, et dans le silence de notre cœur qui attend patiemment sa réponse, peu à peu, Lui nous fait voir autrement nos soucis, avec une plus grande profondeur sur l’essentiel de ce que notre cœur cherche. Et s’installe en nous une paix nouvelle. Avec le bonheur d’y voir plus clair, et d’apercevoir des chemins nouveaux devant nous. Alors peut monter en nous une prière de louange et d’action de grâce. .
En cette fin d’année, pourrons-nous prendre le temps de présenter nos demandes à Dieu ?

Il est possible aussi d’entrer directement dans une prière d’action de grâce et de louange. Non plus à partir de nos besoins, mais en reconnaissant tout ce que Dieu à fait pour nous …
A chacun de s’interroger : Depuis septembre dernier, tout au long de cette année 2015-2016, pour quoi, pour qui je devrais Lui dire merci ?

Et comment dire merci à Dieu? D’abord par notre joie ! Joie profonde de ressentir combien il veille sur nous. Joie d’être son enfant bien-aimé !
Mais encore ? Pour Lui dire merci, n’avons-nous pas envie de Lui offrir en retour quelque chose de nous même ! Quoi ? Du temps pour se faire proche de lui ? Et du temps et de l’énergie pour aider d’autres à mieux le connaître à travers sa Parole ? Et aider d’autres à découvrir qu’ils sont eux-aussi aimés de Dieu… tout simplement…

Alors … JOYEUSE FIN D’ANNÉE   pour repartir avec encore plus de bonheur.

P. Henri


du dimanche 19 juin 2016 – 12° dimanche du temps ordinaire – année C

Pierre dit « Tu es le Messie de Dieu ». Mais Jésus déclara :
« Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup,
qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes,
qu’il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite. (Évangile du dimanche)

C’est difficile de comprendre l’attitude de Jésus devant les autorités religieuses de son pays. Si les anciens et les grands prêtres cherchaient à le faire disparaître, Jésus n’avait-il pas les moyens de leur échapper ? Rappelons-nous comment il savait répondre à tous ses adversaires. Et comment il savait guérir les malades, et jusqu’à ressusciter les morts.

En lisant attentivement l’Evangile, nous pouvons mieux comprendre que Jésus n’a pas d’autres solutions pour accomplir sa mission que d’être livré à ses ennemis !
– Sa mission, c’est de libérer l’humanité du mal – du péché et de la mort. Mal dans lequel tous les hommes se trouvent enfermés.
Mais la libération qu’il « doit » apporter ne peut pas se faire grâce à une « domination par la force », par la puissance, par le pouvoir, qui mettrait par terre l’ennemi. Pas, en tout cas, par la domination, le pouvoir que nous avons l’habitude de rechercher pour réussir notre vie.
Pour l’Envoyé de Dieu, la seule puissance qui dominera l’ennemi, le seul pouvoir efficace, c’est le pouvoir du service. C’est le pouvoir du Messie humble, souffrant, écrasé par les hommes. Mais solidaire, solidaire de la condition humaine, solidaire des plus petits. Un Messie rempli de miséricorde pour ceux qui l’humilient et confiant dans la justice de Dieu jusqu’au bout de son épreuve.
edito_croixToutes les autres manières de combattre notre mal ne font que nous enfermer un peu plus dans notre mal. Ce que l’Eglise dit autrement encore : « la violence et la guerre créent plus de problèmes qu’elles n’en solutionnent. »
P. Henri

les passages bibliques lus à la messe de ce dimanche :
1e lecture : Zacharie 12,10… 13,1
Psaume : 62 (63)
2e lecture : Lettre de st Paul aux Galates 3,26-29
Evangile : St Luc  9,18 – 24


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du dimanche 12 juin 2016 – 11° dimanche du temps ordinaire – année C

L’Evangile d’aujourd’hui nous est bien connu, et a inspiré de nombreux artistes, tant il parle à notre imagination. Trois personnages ressortent du tableau: le Christ, la femme repentante, et Simon, qui a invité Jésus dans sa maison.

Simon nous dit Saint Luc, à la première ligne est un pharisien, c’est-à-dire un Juif très respectueux de sa religion, et de ses rites. Il connaît bien la Loi et s’y conforme scrupuleusement.

Arrêtons-nous un instant sur ce 3ème personnage. Simon voit arriver la femme et son attitude avec Jésus. St Luc nous rapporte qu’il se dit en lui-même «si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est : une pécheresse».
Edito_image2Ne nous scandalisons pas trop vite des pensées du maître de maison. Dans des circonstances semblables, comment aurions-nous réagi? Il me semble qu’à chaque instant «nous sommes des SIMON». Très vite, dans nos conversations les plus anodines, nous jugeons les personnes, les situations, et souvent sans indulgence, sans connaître à fond les problèmes. Nos critiques sont nombreuses, parfois acerbes.

Il ne s’agit pas d’occulter les faiblesses de ceux qui nous entourent. Jésus dit à Simon en parlant de la femme « je te le dis: ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés»

Simon est-il sans péché? Sommes-nous irréprochables? Non, mais c’est bien connu, nous trouvons pour nous-mêmes de bonnes excuses, et ne les appliquons pas aux autres. Nous nous refusons pécheurs, nous nions notre péché, et c’est cela qui fait une barrière entre le Christ et nous, entre les autres et nous.

La femme pleure sur ses fautes, les reconnaît et s’abaisse aux pieds de Jésus; c’est pour cela qu’elle reçoit le pardon du Christ «Ta foi t’a sauvée. Va en paix».
– Proposé par MJM

les passages bibliques lus à la messe de ce dimanche :
1e lecture : 2ème livre de Samuel 12,7… 13
Psaume : 31 (32)
2e lecture : Lettre de st Paul aux Galates 13,19-21
Evangile : St Luc  7,36 – 8,3


du dimanche 05 juin 2016 – 10° dimanche du temps ordinaire – année C

« Réponds sans te lasser à notre appel. »

Notre Dieu n’est pas indifférent. Mais pour sauver ce monde, il compte sur nous. Ce monde, il nous l’a confié. Nous en sommes responsables. L’Evangile nous apprend à nous arrêter devant celui ou celle qui souffre. Cette mission, beaucoup la remplissent avec un grand dévouement : pensons aux équipes qui s’engagent pour accompagner les familles en deuil, celles qui vont visiter les malades ou les prisonniers. D’autres trouvent leur place dans une association pour aider les plus démunis à sortir de leur misère. Dans ce monde qui en a bien besoin, ils sont porteurs de la présence et de l’amour du Christ.

Notre mission de chrétiens baptisés et confirmés c’est d’être l’amour du Christ auprès de tous, enfants, jeunes et adultes, malades et bien portants. A travers nous c’est lui qui veut aller vers les autres, en particulier vers les exclus. Avec lui, le mal ne peut avoir le dernier mot. C’est la vie qui triomphe. II veut nous associer tous à sa victoire sur les forces du mal.

Resurrection Fils Veuve Naim_Web2– Il s’approcha et toucha le cercueil ; les porteurs s’arrêtèrent,
et Jésus dit : « Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi. »

Cet Évangile nous révèle donc le pouvoir de résurrection de Jésus qui peut redonner vie à tous. Il peut redonner vie à ce jeune de vingt ans qui a mal tourné parce qu’il s’est laissé entraîner par une bande. Il peut ressusciter l’époux ou l’épouse qui s’est détourné de son conjoint. Il peut ressusciter le foyer où l’on fait semblant de s’aimer. De nombreuses personnes sont sorties de la délinquance, du fanatisme ou de la drogue parce qu’elles ont rencontré Jésus Christ. Leur vie en a été totalement changée. Là où le péché a abondé, l’amour a surabondé. C’est de cela que témoignent les nouveaux convertis.
proposé par le P. Lourdes Maguimey

les passages bibliques lus à la messe de ce dimanche :
1e lecture : Livre des Rois 17,17-24
Psaume : 29 (30)
2e lecture : 1ère Lettre de st Paul aux Galates 1,11-19
Evangile : St Luc  7,11-17


de la « Fête du Saint Sacrement », – dimanche 29 mai 2016

L’évangile de la « FÊTE DIEU » de cette année est merveilleusement simple, mais aussi d’une grande profondeur de sens.
Des foules avaient suivi Jésus en Galilée, suspendues à ses lèvres d’où sortait une parole pleine de grâce. Elles avaient été tellement fascinées par la beauté du message qu’elles n’avaient pas vu passer le temps. « L’homme ne vit pas seulement de pain mais de toute parole sortie de la bouche de Dieu ». Jésus annonçait le Règne de Dieu ! Un message nouveau pour un monde possible, un monde où chacun est invité au bonheur. Et voici qu’il en donne un signe : il donne à manger à ces gens qui ont faim.
Edito_image1Le pain et le vin, dans la Bible et dans la civilisation méditerranéenne où elle a pris chair, sont signes de rassasiement, de bonheur, d’alliance avec Dieu. C’est ce que veut dire la figure de Melchisédek (roi de justice), apportant pain et vin devant Abraham vainqueur de ses ennemis (1° lecture).
Manger notre pain et boire notre vin ! Un juif pieux – et Jésus en était un – ne se met jamais à manger sans bénir Dieu : « Béni sois-tu, notre Dieu, toi qui fais sortir le pain de la terre, et qui crées le fruit de la vigne ! »
Edito_image2Comprenons la place importante que tiennent les repas dans les quatre Évangiles. Ils sont symboles de la relation d’intimité et de communion que Dieu vient nouer avec les hommes. Toute la création, des galaxies les plus reculées jusqu’au moindre brin d’herbe, est une immense table ouverte que Dieu place devant nous : table de fête de l’alliance entre le Créateur et l’humanité.

….
Les hommes ont pensé qu’il suffisait de se servir. En venant vers nous, Jésus nous fait assoir avec Lui à la table des noces éternelles. Et à la table de Dieu, comme Lui, chacun reçoit le frère et se donne à lui. Comme Lui…
proposé par le P. Henri

les passages bibliques lus à la messe de ce dimanche :
1e lecture : Genèse 14,18-20
Psaume : 109 (110)
2e lecture : 1ère Lettre de st Paul aux Corinthiens 11,23-26
Evangile : St Luc  9,11-17


de la Sainte Trinité, – dimanche 22 mai 2016

La Trinité, çà vous dit quelque chose ? Pour moi au premier abord, cela me paraît bien compliqué….Et l’édito que je devais faire ne me le semblait pas moins. J’ai donc cherché dans mes vieux souvenirs, c’est-à-dire ce que m’en avait appris le catéchisme. Vous aussi peut-être. … Réponse : « La Trinité, c’est un seul Dieu en trois personnes, le Père, le Fils, le Saint Esprit »

Le Père, c’est facile, Dieu créateur de toutes choses
Le Fils, Jésus-Christ, nous le connaissons par les Evangiles
Le Saint Esprit…. Je bute. Heureusement, la PENTECÔTE, c’était Dimanche dernier, et nous avons entendu le récit de l’effusion de l’Esprit sur les apôtres, et comment de craintifs qu’ils étaient, ils sont partis annoncer l’Évangile au Monde.

Bien. Les 3 personnages sont identifiés, mais comment les relier ? Alors là, j’ai dû quitter mon catéchisme et lire un peu plus loin. Une revue catholique m’y a aidée «L’Esprit Saint, une des trois personnes de la Trinité, est amour infini reliant le Père au Fils ». Et plus loin encore, le témoignage d’une accompagnatrice spirituelle «J’accompagne dans le souffle de l’Esprit. Tout ce qui arrive de bon, de bien, et qui va vers la vie, vient de l’Esprit, c’est à ses fruits que nous reconnaissons l’Esprit: charité, joie, paix, patience…»

C’est alors qu’il m’est revenu une expression courante en parlant de deux personnes qui s’accordent bien : «ces deux là ils s’entendent comme les doigts de la main». La Trinité, dans le fond, çà pourrait être un peu çà…..
Qu’en pensez-vous ?
edito_imageLa conclusion je l’ai trouvée dans PRIONS EN EGLISE. Je cite « La TRINITE nous révèle qu’en Dieu réside la perfection de l’amour, elle manifeste un Dieu parfaitement amour, en lui-même et pour nous.»
M.J.M.

les passages bibliques lus à la messe de ce dimanche :
1e lecture : Proverbes 8,22-31
Psaume : 8
2e lecture : Lettre de st Paul aux Romains 5,1-45
Evangile : St Jean 16, 12-15

 


de la fête de la Pentecôte – 15 mai 2016

L’Esprit Saint envoyé par le Père au nom de Jésus va tenir son rôle auprès de ceux qui l’aiment. Son rôle c’est « d’enseigner » toute chose. Il vient nous rappeler tout ce que le Christ a dit et fait.

Image_Edito1Mais ce n’est pas seulement un « aide-mémoire ». Le plus important c’est de prendre conscience de la portée des paroles et des gestes de Jésus pour notre monde d’aujourd’hui.

C’est important pour nous qui sommes envoyés pour annoncer l’Évangile. Il n’est pas question de répéter un message appris par cœur. Nous vivons dans un monde qui a beaucoup changé.

Image_Edito2– L’Esprit Saint est là pour nous inviter tous à le rejoindre dans ce qu’il vit.
– Il vient nous rappeler que ce qui est premier, ce n’est pas la recherche du confort, ni l’argent mais la personne !
– Dans un monde meurtri par les guerres et les violences, il vient faire de nous des artisans de paix, de réconciliation et de communion fraternelle.
lmaguimey

les passages bibliques lus à la messe de ce dimanche :

1e lecture : Acte des Apôtres 2, 1-11
Psaume : 103 (104)
2e lecture : Lettre de st Paul aux Romains 8,8-17
Evangile : St Jean 14, 15-26


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