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14ème dimanche C, 07 juillet 2019

Le dernier miracle de Lourdes, la guérison incroyable de sœur Bernadette Moriau, nous secoue : C’est donc que Dieu agit toujours au milieu de nous. Dans les cœurs et dans les corps… Si, bien sûr, nous le savions ! Il y a beaucoup de petites guérisons physiques miraculeuses qui restent dans l’ombre, et aussi des guérisons psychiques et des guérisons spirituelles. Dieu continue de manifester à ses amis sa miséricorde. Mais dans son récit, Sœur Bernadette ajoute : Dieu veut passer par la célébration des sacrements. Voici à la suite quelques lignes tirées de son livre « Ma vie est un miracle ». Dans les mois qui viennent, ce livre sera à emprunter au fond de l’église de Beaumont et à y ramener.

« L’hostie consacrée, c’est pour nous, catholiques, Dieu présent là devant nous, ou protégé et conservé dans le tabernacle… Comme le dit le pape François : « L’eucharistie n’est pas la récompense des bons mais la force des faibles, des pécheurs, le pardon, le viatique qui nous aide à marcher, à avancer.

A Lourdes, c’est lors de la procession eucharistique et la bénédiction solennelle par l’évêque qui portait l’ostensoir que j’ai ressenti quelque chose de fort en moi et cet appel renouvelé du Christ à tout lui donner. À Bresles (Oise), le 11 juillet à 17h45 dans la petite chapelle de notre maison, c’est en priant devant le saint sacrement que j’ai ressenti cette chaleur apaisante de guérison.

Pour nous, religieuses apostoliques, femmes de prières mais aussi des femmes pratiques, engagées au cœur du monde, l’Eucharistie est notre source d’inspiration et de vie, notre force d’action.

Avant la procession eucharistique à Lourdes, sœur Bernadette en bon pèlerin s’était confessé à un prêtre et donne aussi de l’importance au sacrement de la réconciliation :

C’est une œuvre […] de libération fondée sur la reconnaissance de ce que nous sommes vraiment, en vérité, pas en surface. Le prêtre n’est pas alors l’homme qu’il est avec toutes ses limites, ses péchés lui aussi, mais il représente Jésus, son cœur ardent et aimant.[…] le christianisme est la foi des pécheurs pardonnés. Ce n’est pas une religion d’élite. Elle commence par le bas. Le Christ commence par laver les pieds de ses disciples. Dans ce lavement de nos misères, dans ce lavement de soi par Dieu, il n’y a pas d’autres programmes que ce mot, Amour.

Contribution du P. Henri


13ème dimanche C, 30 juin 2019
et St Pierre – St Paul

Saint Pierre et Saint Paul nous sont connus par les récits du Nouveau Testament :

Pierre

Il semble être un simple artisan pécheur du lac de Capharnaüm, du nom de Simon. Il a été un de ceux qui ont suivi Jésus dès le début de sa proclamation de l’Évangile ; et après quelques temps à ses cotés, il ose reconnaître en Jésus le « messie » promis par les prophètes et attendu par tout son peuple.

Un homme simple mais « clairvoyant » sur les autres ? Ce qu’on comprend, c’est qu’il s’attache à Jésus avec une grande détermination « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle ». Ces qualités humaines et cet attachement feront de lui le bras droit de Jésus, qui va jusqu’à le choisir comme « le socle » de la communauté des disciples qu’il souhaite lancer au cœur de l’humanité : « Simon, désormais tu t’appelleras « pierre ». Et sur cette pierre, je bâtirai mon Église »

Une solidité qui n’est pas sans faille – on connait son reniement – et qui ne vient pas de Pierre seul. Plusieurs fois, Jésus affirme que Pierre reçoit de grande grâce pour le bien des autres : « Simon, Simon, Satan vous a réclamés pour vous passer au tamis comme le froment. Mais j’ai prié pour toi afin que ta foi ne défaille pas ; et toi, quand tu seras revenu, affermis tes frères.(Lc22,32)»

Paul

Il semble être un jeune juif « étudiant en théologie » du nom biblique de « Saul ». Généreux et combatif, voici qu’au sortir de sa formation, il prend la défense de la vrai doctrine et veut s’opposer au nouveau courant spirituel lancé par Jésus parmi les juifs, jusqu’à persécuter les premiers disciples. Puis c’est l’expérience d’une rencontre mystique avec Jésus lui-même : « Saul, Saul, pourquoi me persécuter ? »

A partir de ce moment-là de sa vie, il va la consacrer toute entière à faire connaître Jésus dans le monde d’où il vient : les communautés juives disséminées dans les grandes villes de l’empire romain. Et des non-juifs vont aussi être rejoints. « J’ai servi le Seigneur… j’adjurais les juifs et les païens de se convertir à Dieu et de croire en notre Seigneur Jésus », dit-il aux Anciens de Millet (Ac20)

St Pierre et St Paul se rejoignent dans leur émerveillement devant Jésus. Et moi, est-ce que j’ai laissé mon âme entendre Jésus m’appeler à le rejoindre et à m’attacher à lui ?                                                                                                          [Contribution P. Henri]


Fête du Saint Sacrement, dim. 23 juin 2019

« DONNEZ-LEUR VOUS-MÊMES À MANGER. »

Cet Evangile de Luc (Ch.9), nous montre les disciples de Jésus, voyant la fin de la journée s’annoncer, inquiets de la foule qui se pressait autour du Christ : le lieu était isolé, et bientôt ce serait l’heure du repas et de l’hébergement. A leur demande de renvoyer tous ces gens dans les villages voisins Jésus répond seulement « donnez leur vous-mêmes à manger ».

Cette phrase qui a dû complètement désorienter les disciples  nous renvoie à l’actualité de nos paroisses de Beaumont, Presles, Mours,  Nointel,  Nous avons appris récemment le départ de notre curé, remplacé par la Communauté Religieuse Africaine de PERSAN ; Il y a de quoi nous secouer un peu. Ces prêtres assurent déjà un certain nombre de paroisses, vont-ils pouvoir nous accueillir dans leur emploi du temps, comment, ?  quelle sera l’organisation ? bref, nous viennent à l’esprit de nombreuses questions…..

Certes, nous entendons parler depuis longtemps du manque de jeunes prêtres, mais pour le moment nous ne connaissions pas encore totalement cette situation. Alors,  comme les douze apôtres devons-nous chercher des solutions de rechange ? Nos petites villes, près de Paris sont de plus en plus peuplées, nos communautés sont de plus en plus différenciées : nos paroissiens, viennent de l’Afrique  de l’Inde, des territoires d’Outre-Mer,…… Et ces personnes, tout comme celles originaires de Beaumont, ou de Presles, Mours ou Nointel, ont faim et soif de l’enseignement du Seigneur.

Celui-ci répond seulement à chacun d’entre nous, selon notre situation, notre âge, nos compétences ; »donnez leur vous-mêmes à manger » « vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement »……

Les vacances se profilent. A la rentrée de septembre, nous en saurons plus sur les besoins et les demandes de nos nouveaux responsables ; Soyons prêts à leur répondre efficacement et concrètement, chacun à notre place, pour le service de tous nos frères.
Contribution MJM


Fête de la Sainte Trinité, dim. 16 juin 2019

Jésus nous révèle un Dieu qui est Père, Fils et Saint Esprit, un Dieu qui est amour, un Dieu qui veut le salut de tous les hommes. Un jour, Bernadette de lourdes avait du mal à réciter une définition de Dieu apprise par cœur. Comme elle n’y arrivait pas, elle a dit : « Dieu c’est quelqu’un qui nous aime. » Cette réponse n’était pas celle qu’attendait la catéchiste, et pourtant c’était la meilleure. Notre Dieu c’est vraiment quelqu’un qui nous aime. Il s’est révélé comme un Dieu aimant et Sauveur.

Le plus important n’est pas de donner des savantes explications sur la Trinité mais d’accueillir l’amour qui est en Dieu Père, Fils et Saint Esprit. Cet amour que nous recevons de lui, nous avons à le rayonner autour de nous. Nous sommes envoyés pour en être les messagers dans ce monde qui en a bien besoin.

C’est en vue de cette mission que Jésus nous envoie son Esprit Saint pour qu’ils nous conduisent vers la vérité tout entière. Il nous faut être rempli de cet amour qui est en Dieu pour pouvoir le communiquer aux autres. Tout commence par un temps où nous venons puiser à la Source dans la prière, l’écoute de la parole de Dieu et surtout l’Eucharistie. C’est à ce prix que nous pourrons être l’Église de la Pentecôte.

Que ton Esprit, seigneur, soit sur nous pour accueillir cet amour qui vient de toi. Qu’il nous donne force et courage pour en être les messagers tout au long de notre vie.

lmaguimey


Fête de la Pentecôte

Devant moi, une page blanche ! …. Qu’est- ce que la Pentecôte, qu’est- ce que l’Esprit Saint ?

Le mot spiritus, qui a donné Esprit, implique une force qui nous est donnée. Mais son équivalent le mot « Paraclet », en latin paraclitus, est à entendre comme « celui qui répond à un appel, à un cri ». Le cri, que du fond de notre faiblesse, nous lançons « Viens, Seigneur ! » et auquel il répond inexorablement, car il est affamé de relations. De relations vraies qui nous confirment dans notre être et nous rendent libres. (extrait revue Prier )

Si nous nous référons à la 1ère  Lecture (Actes 2-11) , les apôtres – comme le Christ leur avait  promis – reçoivent la force de continuer l’œuvre et la Proclamation de la Bonne Nouvelle de Jésus ; et ce, par l’intermédiaire de langues de feu, se déposant sur chacun d’eux. A l’Annonciation, c’est  un ange, qui informe Marie, qu’elle sera la mère du Sauveur attendu par Israël. Et la Vierge trouvera en elle le courage de répondre « oui ». Les Mages se fient à une étoile,… et ils partent, laissant leur sécurité. Le jour du Baptême de Jésus, il sera identifié et reconnu par une voix disant – sous l’apparence d’une colombe – « C’est toi  mon fils le  bien-aimé, tu as toute ma faveur » … ensuite le Christ s’engagera sur le chemin ……

On voit bien que l’Esprit prend des formes variées, mais, en fait, il s’agit de la parole de DIEU, qui s’adresse à chacun de nous, et sollicite notre réponse : M’AIMES TU ? AIMES-TU TON FRERE ? .

Toujours dans la revue « PRIER », Jean VANIER, fondateur de l’ARCHE et qui vient de nous quitter après une vie donnée aux handicapés mentaux disait : « C’est ma foi dans le message de l’Évangile qui m’a ouvert les yeux sur la valeur de ces hommes et femmes (handicapés). Voyez dans l’Évangile combien Jésus est fragile, et même sujet à l’angoisse….sa fragilité n’est autre que de tout donner et de ne pas être entendu ni reçu. « Je me tiens à la porte et  je frappe ; si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui »(Apocalypse 3..20-21). Le péché, n’est au fond que le refus de la relation et de l’Amour. »

Demandons à l’Esprit Saint,  « non pas d’être partout, de résoudre tous les problèmes, mais bien de recevoir du TOUT AUTRE notre mission propre, de trouver cet espace où notre désir, rejoint le désir de Dieu » (Revue Franciscaine, Un sens à nos vies).

Contribution MJM


7ème dimanche de Pâques, 2 juin 2019

En écoutant ces paroles de prière de Jésus pour l’unité entre ses disciples, c’est le moment d’apprendre les changements qui vont se faire dans l’organisation de nos paroisses de Beaumont, Mours, Nointel et Presles.

……   CHANGEMENTS

A la rentrée de septembre, je suis envoyé à la paroisse de Bouffemont ; en même temps, la charge paroissiale moins forte est pensée pour que je renforce mon engagement auprès des Capverdiens de la région parisienne. Il s’agit de les soutenir dans leurs efforts pour s’entraider à vivre ici leur foi chrétienne reçue de manière si vive au pays. Un soutien en complément à l’accueil fraternel, bien sûr, que les paroisses leur offrent. Jusqu’ici, ils n’avaient pas bénéficié d’un aumônier, et leurs arrivées en Ile de France ne cessent d’augmenter, particulièrement dans le diocèse.

Et pour nos paroisses, qui accueillerons-nous comme curé à la rentrée de septembre? Quel(s) prêtre(s) Mgr Stanislas Lalanne nous enverra-t-il ? Notre évêque, devant le besoin de prêtres pour les paroisses en Val d’Oise, se tourne vers la Communauté Mère du Divin Amour à qui il a déjà confié l’ensemble paroissial de Persan – Champagne – Berne – Bruyères et Ronquerolles. Il s’agit de laisser le temps à cette communauté nouvelle, née en 1988 à Abidjan de s’organiser pour cette nouvelle mission.

Ces changements nous apportent, à chacun, deux invitations ! Qui l’entendra dans son cœur et y répondra ?

1° – Une invitation à aimer davantage sa paroisse !

En lui offrant plus de temps et de cœur. Dans la prière … (c’est essentiel), dans l’écoute de la Parole de Dieu à plusieurs, dans l’attention aux personnes les plus fragiles… et aussi dans l’action directe, pour les différents services nécessaires à toute paroisse : catéchèse, aumônerie des jeunes, aumônerie de l’hôpital et visite des personnes isolées, entretien des bâtiments, animation des messes et service de l’autel, groupes de prière, etc….

2° – Une invitation à la messe du samedi 29 juin pour remercier Dieu avec moi de ce qu’il nous a donné de vivre pendant ces 8 années passées ensemble :

P. Henri, curé


6ème dimanche de Pâques

Je vous laisse la paix,
je vous donne ma paix ;

“Paix”, dans la langue de Jésus se dit “Shalom”, un mot très courant entre juifs pour se saluer.

Jésus salue ses disciples avec une expression plus complète quand il les revoit pour la première fois depuis sa mort sur la croix : « Shalom aleikhem » (la paix soit avec vous).

Soyons attentifs aussi au sens évangélique de la paix. Pour nous, Chrétiens, la paix est beaucoup plus que l’absence de conflit et de guerre. Sans doute chercher la paix de Jésus, c’est condamner la violence, l’agressivité dirigée contre une personne, ou le désir de vengeance. Mais la paix que Jésus souhaite aujourd’hui aux disciples de Jérusalem, et à nous tous, disciples d’aujourd’hui, est plus profonde. C’est une respiration sans peur, pleine d’énergie pour servir ses frères ; une respiration appuyée sur la confiance en Dieu notre Père.

“La paix” est le premier don que le Ressuscité apporte au monde, alors qu’il se manifeste devant ses disciples apeurés. « Que vos cœurs ne se troublent pas » leur disait Jésus quand il annonçait sa mort prochaine. « Vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi ! ».

Un cœur rempli de paix par Jésus est un cœur qui fait confiance, qui croit, qui sait que Dieu l’aime et ne l’abandonnera jamais. Un cœur en paix est un cœur qui ne s’affole pas devant les difficultés et qui ne recule pas devant un défi.

C’est un courage tranquille qui a alimenté l’ardeur missionnaire des premiers Chrétiens et qui, aujourd’hui encore, se fait sentir dans l’Église à chaque fois que des Chrétiens sont confrontés à de l’hostilité

« La paix soit avec vous ! ». Pour que vous puissiez annoncer l’amour ! Offrir vos vies à Dieu ! Témoigner du Ressuscité !

Contribution par le P. Henri


5ème dimanche de Pâques

Dans cet Évangile de Jean (13,31… 35), Jésus sachant qu’il allait mourir, et que c’était le dernier repas partagé avec ses amis, s’adresse à eux en termes particulièrement émouvants. : « Petits enfants, c’est pour peu de temps encore que je suis avec vous…..Comme je vous ai aimé, vous aussi, aimez-vous les uns les autres….. » Ce sont des paroles importantes comme celles  qu’on laisse à ceux qui vous sont chers avant de partir. Le dernier témoignage, les derniers conseils, les mots jamais oubliés par ceux qui restent.

Voilà, tout est dit. L’Évangile, qui veut dire « Bonne nouvelle » se résume dans ces seuls mots « aimez-vous ». Quoique ce message soit court, il est terriblement long à mettre en pratique, et c’est tous les jours – pour un disciple du Christ – que l’on doit se remettre à la tâche.

Cependant, c’est bien d’une véritable « Bonne nouvelle », que cet Amour dont Jésus nous parle. Imaginons un monde où il n’y aurait plus de guerres, plus d’enfants abîmés, plus de couples séparés, plus de manifestations violentes dans nos rues, plus de conflits sociaux, plus de luttes des classes… Arrêtez! – me direz-vous. Ce n’est  pas possible ou alors seulement en rêve. Et le rêve, quand on ouvre les yeux, se fracasse sur la réalité, nous laissant meurtris et déçus. Oui, c’est vrai, notre monde est souvent dur, égoïste, intéressé, dans les problèmes importants, comme dans notre petite vie de tous les jours. Alors que devons-nous faire ? Dire simplement « c’est comme çà ! ». Je ne crois pas : il y a eu, et il y a encore parmi nous de grandes figures qui se sont souvenues du testament spirituel de Jésus, « Aimez-vous ».

Je pense à Maximilien KOLBE, donnant sa vie en prenant la place d’un autre prisonnier, pendant la guerre de 1940 , il y a eu Jean VANIER, qui vient de nous quitter, et dont la vie a été un don total aux personnes atteintes mentalement, il y a tous les jours, autour de nous, discrètement, une voisine, un ami, qui se tient à l’écoute d’une personne âgée, d’un enfant handicapé, d’un proche hospitalisé.

A la suite du CHRIST, nous devons être « …une flamme créée par Notre Seigneur pour éclairer le monde. Tout homme est une lampe faite par Lui pour rayonner et donner une lumière » (Parole de Saint Charbel, moine Libanais du XIXème siècle).

Contribution MJM


4ème dimanche de Pâques

Dans la rencontre avec le Seigneur, certains peuvent sentir l’attrait d’un appel à la vie consacrée ou au sacerdoce ordonné. Il s’agit d’une découverte qui enthousiasme et qui en même temps fait peur, se sentant appelés à devenir « pêcheurs d’hommes » dans la barque de l’Église à travers une offrande totale de soi-même et l’engagement d’un service fidèle à l’Évangile et aux frères. Ce choix comporte le risque de tout laisser pour suivre le Seigneur et de se consacrer complètement à lui pour devenir collaborateurs de son œuvre. De nombreuses résistances intérieures peuvent empêcher une décision de ce genre, comme aussi dans certains contextes très sécularisés, où il semble ne plus y avoir de place pour Dieu et pour l’Évangile, on peut se décourager et tomber dans la « lassitude de l’espérance »

Pourtant il n’y a pas de joie plus grande que de risquer sa vie pour le Seigneur ! En particulier à vous, les jeunes, je voudrais dire : ne soyez pas sourds à l’appel du Seigneur ! S’il vous appelle pour ce chemin, ne tirez pas votre épingle du jeu et faites-lui confiance. Ne vous laissez pas contaminer par la peur, qui nous paralyse devant les hauts sommets que le Seigneur nous propose. Rappelez-vous toujours que, à ceux qui laissent les filets et la barque pour le suivre, le Seigneur promet la joie d’une vie nouvelle, qui comble le cœur et anime le chemin.

Très chers, il n’est pas toujours facile de discerner sa vocation et d’orienter sa vie d’une façon juste. Pour cela, il faut un engagement renouvelé de la part de toute l’Église – prêtres, personnes consacrées, animateurs pastoraux, éducateurs – afin que s’offrent, surtout aux jeunes, des occasions d’écoute et de discernement. Il faut une pastorale pour les jeunes et les vocations qui aide à la découverte du projet de Dieu, spécialement à travers la prière, la méditation de la Parole de Dieu, l’adoration eucharistique et l’accompagnement spirituel.

Contribution du père L. Maguimey


3ème dimanche de Pâques

Est-ce que tu m’aimes?

Dans la 2°partie de l’Évangile de ce dimanche (lue dans la version longue), l’apôtre Pierre confesse par trois fois son amour à Jésus.

Ce dialogue répété 3 fois entre Jésus et Pierre « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu? » renvoie l’apôtre à la façon dont il a nié par trois fois durant la passion son attachement à Jésus « N’es-tu pas, toi aussi, l’un des disciples de cet homme ? » « Non, je ne le suis pas ! »  Dans ces heures-là où Jésus venait d’être arrêté et avait été traîné de façon humiliante et violente devant les Grands-Prêtres, Pierre refusait clairement de s’embarquer avec le maître dans l’aventure de l’amour qui se fait don.

Mais avant cela, Pierre est aussi celui qui, parmi les disciples, refuse de se faire laver les pieds par Jésus : On le sait mieux maintenant, laver les pieds d’un invité avant le repas était l’affaire des personnes les plus humbles de la maison. Et on peut comprendre que pour Pierre, le Messie de Dieu devait être un maître puissant, au-dessus des autres hommes, et non un maître qui s’abaisse pour servir les plus petits que lui et leur faire le don de sa vie. A ce moment-là de son cheminement de disciple, il raisonne encore en termes de supériorité et d’autorité selon le monde. Dans la réponse de Jésus à Pierre « Si je ne te lave pas [les pieds], tu n’auras pas de part avec moi » on peut tirer la leçon que celui qui est installé dans une mentalité de domination et d’autorité n’a pas de place dans la communauté chrétienne.

C’est donc à un réel changement de mentalité que Jésus invite Pierre en lui faisant faire cette triple confession d’amour : « Dans la communauté de mes disciples, la valeur fondamentale est l’amour. Il n’y a pas de véritable adhésion à ma personne sans se risquer sur le chemin d’amour et d’engagement de la vie que j’ai pris. C’est seulement de cette manière que tu pourra « me suivre » ».

Et la mission de présider et d’animer la communauté des disciples que Pierre reçoit de Jésus (faire paître son troupeau d’agneaux et de brebis) est posée, fondée seulement sur un « très grand amour », et selon la logique du service et du don de sa vie.

Contribution du P. Henri


2ème dimanche de Pâques

L’Évangile de ce dimanche nous est bien connu (St Jean 20, 19-31). On y voit Thomas en pleine crise d’incrédulité.

Mais reprenons le texte « Jésus vint, Il leur dit « La paix soit avec vous !« » puis une seconde fois il leur dira «la paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie». Huit jours plus tard, il reprendra ce souhait de paix cette fois en présence de Thomas.

Pourquoi, le premier souhait de Jésus, quand il retrouve ses apôtres, concerne-t-il la Paix ? Et nous-mêmes, souhaitons-nous être en paix, ainsi que ceux qui nous entourent ? L’ambiance dans laquelle nous vivons est-elle paisible ?


A première vue, il n’en est rien. Attention, il ne faut pas confondre la paix de Dieu, avec  « un long fleuve tranquille », ou avec la formule « tout le monde est beau, tout le monde est gentil ». La paix voulue par Dieu est exigeante, elle nous demande de nous « convertir » ce qui veut dire aussi « nous retourner », elle nous demande surtout d’aimer. Et il nous faut bien toute une vie pour essayer d’y arriver, et demander chaque jour au Christ – Lui qui a aimé jusqu’au bout – de savoir prier et supplier en ce sens.

Voici les extraits d’une prière qui pourrait  peut-être nous aider :

« Oui Seigneur, j’accueille ton amour, et je me laisse aimer,
    Oui, Jésus, j’ai confiance en toi »…..
    Oui Père je m’accepte tel que je suis,
    J’accueille ma petitesse et j’accepte de me laisser transformer par Toi,
    Je te donne mes faiblesses et mes limites.
    Père, j’accueille ta Miséricorde qui vient guérir ma misère.

    Oui Père, j’accepte les autres tels qu’ils sont sans vouloir les changer,
    Je te confie totalement chacun et chacune afin que Tu t’en occupes.
    Oui Père j’accepte les évènements tels qu’ils sont, bons ou mauvais,

    Je te donne toutes les clefs de ma vie pour que Tu la conduises ;
    Oui mon Père je m’abandonne à Toi,
    Que Ta Volonté soit faite et non la mienne !
    Prends le contrôle de ma vie.
    Père entre Tes mains, je remets mon esprit !… »

Contribution MJM – dimanche de la « Divine Miséricorde »


Dimanche de Pâques

Fête de la Pâque?  Comme hier le peuple hébreu qui traversait la mer avec Moïse pour sortir de l’esclavage d’Égypte, c’est tous ensemble, en peuple de baptisés, que nous devons avancer avec Jésus-Christ vers la liberté donnée par sa mort sur la croix et sa résurrection. Un chemin de « Vie par amour ».

« Dieu est la souveraine gratuité […]. Se situer face à Dieu ouvre à l’homme un champ infini d’espace et de liberté. La pensée de Dieu nous ouvre une humanité ouverte, elle l’ouvre sur un pôle infini. A condition de ne pas dire que Dieu est « notre Dieu » et de ne pas lui imposer notre manière de le concevoir…

Celui qui, consentant aux sollicitations de l’amour, choisit d’exister avec Dieu n’accède pas d’un seul coup au royaume de la liberté. Il ne découvre pas tout de suite le visage de Dieu dans sa totale vérité. Il lui faudra du temps pour se débarrasser des images du Dieu mondain, c’est-à-dire utile, enfouies dans la religiosité et la rationalité naturelles. Il lui faudra beaucoup d’effort pour résister aux sécurités de la condition servile. Il aura toujours besoin de revenir à la Croix pour prendre sa liberté devant Dieu à ses risques et périls, pour apprendre, selon l’expression célèbre de Bonhoeffer, à « vivre, devant Dieu et avec Dieu, sans Dieu », sans le mettre à contribution, sans le prendre en otage…

Le chrétien est ramené à l’Évangile et à sa manière de penser Dieu d’une manière nouvelle. Il est appelé à quitter un culte conçu de manière utilitaire : je te donne pour que tu me donnes…

L’Évangile nous apprend que Dieu s’est lassé de ce type de rapport, il a appelé l’homme à s’en dégager. L’homme moderne a besoin de désapprendre une certaine forme d’esprit religieux – faite de soumission, de calcul, d’expressions de besoins matériels, de craintes… – pour entrer dans un autre type de rapport à Dieu : Dieu nous demande d’entrer en relation avec lui en développant des relations de fraternité, de gratuité, d’amitié les uns avec les autres. »  Joseph Moingt
– Contribution du P. Henri)

« Depuis le jour du sang versé, vous savez bien que tout est grâce »


dimanche des Rameaux et de la passion du Seigneur

Le sens de la semaine sainte qui commence en ce jour, il pourrait se résumer à « Prendre sa croix avec Jésus ».

En effet, Jésus-Christ demande à chacun : « Celui qui veut me suivre, qu’il prenne  sa croix et qu’il me suive ».

Mais quelle est cette croix qu’il nous faut prendre ?

Certains pensent que la croix si lourde qu’ils portent, ce sont toutes les contradictions du quotidien : un voisin qui se fâche pour un rien, une tension en famille, un enfant qui souffre et qui fait souffrir en retour ses parents (et ses frères et sœurs). Une déception dans nos projets, une humiliation difficile à avaler… Un deuil…

Tout cela peut empêcher d’avancer ; donner envie d’abandonner, de ne plus croire. Et Jésus nous dit quelque chose comme « Prenez votre croix, au contraire, et suivez moi !  Levez-vous et faites face aux difficultés, aux épreuves, en vous préoccupant surtout de me suivre, de vivre selon mon Évangile »

Et interrogeons-nous encore : Est-ce les contradictions rencontrées dans la vie qui sont les plus grands obstacles sur nos chemins ? En vérité, qu’est-ce qui nous est le plus difficile et le plus humiliant ? N’est-ce pas plutôt nos limites personnelles … Nos mauvais penchants … Nos mauvaises pulsions et nos mauvaises habitudes ? On n’arrive pas à s’en débarrasser et on comprend que ce sont eux qui nous réduisent à la petitesse, quand ce n’est pas à la misère.

Jésus nous demande de regarder en face notre caractère, nos dons et nos défauts. Par beaucoup de paroles de confiance, Il nous invite à développer nos talents. Mais il nous demande aussi d’empoigner nos défauts (les plus gênant). « Ne les laissez-pas traîner par terre, ne les cachez pas, ces manières intimes qui vous tiennent éloignés des autres et de la justice de Dieu ! Chargez-les sur vos épaules et suivez-moi. Alors vos défauts deviendront un chemin pour aller vers plus de fraternité et de justice. »

Contribution du P. Henri


5ème dimanche de Carême C

L’entrée de Jésus à Jérusalem et le récit de la passion sont entrelacés, même si le premier a l’air d’un triomphe et le dernier d’une humiliation.

Jésus arrive à Jérusalem en tant que roi messianique, paisible et humble, dans une attitude de service et non en tant que roi temporel qui utilise et abuse de son pouvoir de roi. La croix est le trône depuis lequel Il règne (il porte une vraie couronne également), en nous aimant et en nous pardonnant. En effet, on peut récapituler l’Évangile de Luc en disant que dans celui-ci la miséricorde et le pardon nous dévoilent l’amour de Jésus.

Ce pardon et cette miséricorde sont présents durant toute la vie de Jésus, mais tout particulièrement sur la Croix. Comme la signification des trois paroles prononcées par Jésus sur la Croix est immense!

—Il aime et pardonne même ses bourreaux: «Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font» (Lc 23,34).

—Au voleur à sa droite, qui lui demande de se rappeler de lui dans Son Royaume, Il le pardonne et le sauve également: «Je te le dis en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis» (Lc 23,43).

—Jésus aime et pardonne surtout au moment décisif de son offrande, quand Il s’exclame: «Père, je remets mon esprit entre tes mains» (Lc 23,46).

C’est la dernière leçon du Maître depuis la Croix: la miséricorde et le pardon, fruits de l’amour. Nous, nous avons tant de mal à pardonner! Mais si nous faisions l’expérience de l’amour de Jésus qui nous excuse, nous pardonne et nous sauve, il ne nous serait pas difficile de voir ceux qui nous entourent avec une tendresse qui pardonne avec amour et qui absout sans mesquinerie.

Saint François l’exprime dans son Cantique des créatures: «Loué sois-tu, Seigneur, pour ceux qui pardonnent par amour pour toi».

Contribution du P. Lourdes Maguimey


4ème dimanche de Carême C

Quelques recommandations
toujours actuelles du Pape
François (extraits 2014)

.Prenez soin de votre vie spirituelle, de votre relation à Dieu. C’est la colonne vertébrale de tout ce que nous faisons et de tout ce que nous sommes. Un chrétien, s’il ne se nourrit pas de la prière, des sacrements, de la parole de Dieu, se flétrira inévitablement, il se dessèchera…….

2.Prenez soin de votre vie familiale en donnant à vos enfants et aux êtres chers non seulement de l’argent, mais surtout du temps, de l’attention et de l’amour.

3.Prenez soin de vos relations avec les autres en transformant la foi en vie et les mots en bonnes actions, particulièrement lorsque vous vous adressez aux plus nécessiteux.

 4 .Prenez soin de votre langage en purifiant votre langue de tous mots blessants, de toute vulgarité et du jargon propre à la décadence mondaine

5.Appliquez sur les blessures du cœur l’huile du pardon en pardonnant à ceux qui vous ont blessés, en soignant aussi les blessures que vous avez infligées aux autres.

6,Prenez soin de votre travail en l’accomplissant avec enthousiasme, humilité, compétence, passion, avec une âme capable de remercier le Seigneur.

7.Guérissez-vous de l’envie, de la concupiscence, de la haine et des sentiments négatifs qui dévorent notre paix intérieure et font de nous des personnes détruites et destructrices.

8.Guérissez-vous de la rancœur qui pousse à la vengeance, de la paresse qui mène à l’euthanasie existentielle, de la tendance à montrer du doigt qui rend orgueilleux et du besoin de se plaindre qui conduit au désespoir…… Au bout du compte, nous nous serons détruits les uns les autres, ce qui ne mène nulle part ; Mieux vaut demander au Seigneur la sagesse de garder notre langue plutôt que de prononcer des paroles insultantes qui nous laisseront dans la bouche un goût amer.

9.Occupez vous de vos frères fragiles  j’ai vu tellement de beaux exemples, parmi vous, et je vous en remercie, bravo ! Il s’agit de veiller sur les plus âgés, sur les malades, sur ceux qui ont faim, sur les sans-abri et sur les étrangers, car c’est là-dessus que nous serons jugés……

Contribution de MJM


3ème dimanche de Carême C

« C’est un scandale que la faim et la malnutrition soient encore présentes dans le monde !

[…] la faim et la dénutrition ne peuvent jamais être considérées comme un fait normal auquel s’habituer, comme si cela faisait partie du système.

Quelque chose doit changer en nous-mêmes, dans notre mentalité, dans nos sociétés… » 

(le pape François pour la journée mondiale de l’alimentation)

Pour lutter contre la faim et ses causes les mouvements de l’Église catholique en France et les évêques ont décidé, depuis plus de 50 ans, de s’unir pour agir plus efficacement et pour entraîner plus de Catholiques dans cette lutte… et ils ont créé le CCFD-Terre Solidaire.

Grâce à nos dons, et particulièrement nos efforts de partage pendant le carême, le CCFD-Terre Solidaire soutient plus de 688 projets en partenariat avec des associations locales dans 68 pays. Le dimanche 7 avril prochain, une quête spéciale est prévue dans toutes les églises de France ; mais on peut aussi rapporter son enveloppe de partage plus tard.

Développer en chacun de nous l’Esprit de partage…   voilà une grande part du changement dont nous avons besoin dans le monde…     Ensemble, nous lutterons contre la quête égoïste du profit ou encore notre avidité sans limite de consommation.

Mais il y a encore d’autres causes de la faim qui sont connues:

. Les conflits armés.  Soutenons les efforts de paix, les évêques dans des situations de guerre civile, des acteurs engagés dans des situations post-conflits… En ce temps de Carême  soyons chacun des artisans de paix.

. Les dérèglements climatiques et la destruction de la nature… En ce temps de Carême réduisons notre empreinte écologique, agissons contre les projets destructeurs de l’environnement.

. La confiance dans l’agro-industrie opposée à l’agriculture paysanne : En ce temps de Carême, soutenons l’agro-écologie, les semences paysannes, luttons contre l’accaparement des terres, favorisons la régulation des multinationales.

. Les discriminations, les inégalités et la pauvreté, qui atteignent des femmes, des enfants, des populations indigènes, des petits paysans : Luttons contre les discriminations, réduisons les inégalités… En ce temps de Carême, comment regardons-nous les pauvres, les préférés de Dieu ? Comment sommes-nous à leur écoute ?


2ème dimanche de Carême C

C’est ainsi que commence notre messe du Dimanche. Les lectures suivantes reflètent cette angoisse. D’abord la 1ère (Genèse 15) « Un sommeil mystérieux tomba sur Abram, une sombre et profonde frayeur tomba sur lui….il y eut des ténèbres épaisses »,  puis dans l’Évangile selon St. Luc (9, 28b-36) «Pierre n’avait pas fini de parler, qu’une nuée survint et les couvrit de son ombre ; ils furent saisis de frayeur lorsqu’ils y pénétrèrent ».

Ces récits nous parlent-ils encore aujourd’hui ? Sommes-nous quelques fois inquiets, angoissés, ou au contraire l’homme du XXIème siècle a-t-il enfin, vaincu toutes ses peurs, à l’affût de techniques de plus en plus performantes ?

Il semblerait que non, l’homme est par essence un être angoissé, et le progrès ne dissipe pas la maladie et ses souffrances, la mort et ses séparations d’avec les êtres chers, les lendemains qui semblent de plus en plus incertains, les risques d’une planète qu’on ne respecte plus, etc… la liste serait longue.

Deux attitudes m’interpellent dans ces passages. Dans la Genèse, Dieu qui a promis une terre à Abraham, lui renouvelle sa promesse. Abraham a quitté sa propre terre, et sa famille, pour obéir à Dieu. Il n’émet qu’une seule remarque « Seigneur, comment vais-je savoir que j’aurai cette terre en héritage ? » mais il continue à faire confiance à Dieu. Dans l’Évangile, Pierre, propose à Jésus de s’installer et d’aménager trois tentes, pour profiter plus longtemps de ce moment merveilleux passé avec Elie et Moïse.

Que pouvons-nous retirer de ces lectures. Premièrement que notre angoisse est grande devant notre devenir, qu’il y a toujours pour nous, la tentation de nous « installer » sur cette terre, en oubliant la promesse qui nous a été faite : être unis au corps glorieux du Christ, avec nos frères.                                                             Contribution : MJM

Pour continuer à apprendre à prier:

« Quand le ciel est un peu trop gris, un peu trop sombre, un peu trop triste,
Quand le chemin est un peu trop dur, un peu trop long, un peu trop abrupt,
donne-moi des raisons d’espérer.

Car je sais que c’est toujours Ta parole et Ton corps qui me donnent de relever la tête, de me remettre debout, de traverser les ravins et les murs.

Seigneur Jésus, donne-moi la source de l’espérance,
Ta victoire sur la mort, au matin de Ta Pâque. « 

  (Fr . Thierry Hubert. o.p.)


1er dimanche de Carême C

(10 mars 2019) –

Le Carême est un temps de conversion. Il est caractérisé par la pénitence, le partage et la prière. Il n’est pas seulement un temps de pénitence comme on l’envisage parfois ; la pénitence avec le jeûne était autrefois au premier plan. Depuis le Concile Vatican II, l’Église insiste plus sur le partage et la prière.

On peut vivre ce temps de partage en France par les Actions du CCFD, par une opération Bol de riz et par les Kilomètres soleil des enfants. On peut faire aussi un don à une association humanitaire.

Pendant le carême catholique, on peut prier personnellement et participer à des rencontres de prière.

Le carême est un temps d’approfondissement de la foi, un temps d’écoute de la Parole de Dieu. On peut le faire en participant à des Conférences de Carême.

Faire pénitence pendant le Carême par le jeûne et l’abstinence. Pendant ce temps de pénitence, il faut se confesser et faire le chemin de croix.

Aujourd’hui, les fidèles sont seulement invités à s’abstenir d’un repas le mercredi des Cendres et le Vendredi Saint, par exemple le déjeuner, et à manger de façon frugale le matin et le soir, mais même ce jeûne très limité n’est plus guère suivi.

C’est pour retrouver une approche communautaire que certaines paroisses ont mis en place des « semaines de jeûne » au pain et à l’eau pendant cette période. À Saint-Antoine-de-Padoue, au Chesnay (Yvelines), plus de 350 personnes prennent part chaque année, depuis dix ans, à cette initiative.

Contribution du père L. Maguimey

Pour continuer à apprendre à prier:

« Seigneur et Maître de ma vie, ne m’abandonne pas à l’esprit de paresse,
  de découragement, de domination et de vain bavardage !

Mais fais-moi la grâce, à moi ton serviteur, 
  de l’esprit de chasteté, d’humilité, de patience et de charité.

Oui, Seigneur-Roi, accorde-moi de voir mes fautes et de ne pas condamner mon frère, ô Toi qui es béni dans les siècles des siècles. Amen. »    (St Ephrem le syrien)


8ème dimanche C (03 mars 2019)

Parmi les membres de nos paroisses, certains regrettent les « carnaval s » de leur pays, et de leur enfance. Les petites parades organisées ici pendant 20 mn dans la rue principale n’ont rien à voir avec ce que les gens vivent aux Antilles et dans certaines villes et régions d’Europe.

Le Carnaval est né quand l’Église a réussi à christianiser le calendrier. Parmi les fêtes païennes à rebaptiser, une période de festivités fut appelée  « Carnaval », sans doute à partir du latin populaire  « Carne Levare » = oter la viande. C’était, en février, les jours où l’on pouvait manger de la cuisine grasse avant l’entrée dans la « quarantaine », c’est-à-dire les quarante jours de préparation de la fête de Pâques où l’on mangeait maigre pour accompagner ce temps fort de conversion. (Quarantaine en latin « quadragesima » a donné le mot « carême) »

Mais se préparer à manger un peu moins, est-ce suffisant pour en faire une fête ? A l’origine, le Carnaval n’était pas une fête, mais un rituel. Car pour nos anciens peuples d’Europe et du Nord de la méditerranée, l’année débutait non en janvier, mais en mars, aux jours du renouveau de la nature et du réveil de la terre. Et dans leur mentalité,  avant toute nouvelle création, le monde devait retourner au chaos primordial pour se ressourcer. Ce chaos des origines, le Carnaval l’a organisé quand il fait élire roi un pauvre d’esprit : celui-ci est alors revêtu des ornements royaux. De même, ailleurs les esclaves deviennent les maîtres et les maîtres prennent la place des esclaves, allant jusqu’à les servir à table. De même, les masques et le maquillage font disparaitre toutes les individualités, créant ainsi la confusion qui symbolise le chaos.

Comme toute fête au sens plein du terme, le Carnaval est un moment de sortie du quotidien. Mais il le fait plus fortement que d’autres fêtes en permettant d’outrepasser les règles morales et sociales.

Aujourd’hui, le Carême n’est plus suivi par la société, et le Carnaval, lui, demeure : Ne soyons pas jaloux. Nous pourrions être choqués de voir défiler nos enfants tout déguisés, criant et dansant, et les poches pleines de bonbon le jour même des Cendres, jour de jeûne et de conversion pour nous.  Mais après tout ce qu’on vient d’apercevoir, ne critiquons pas trop vite les joies de « Mardi gras » autour de nous.

Et témoignons de l’Évangile qui opère lui aussi un vrai retournement, faisant passer les exclus et les derniers de la société devant tout le monde.

Contribution du P. Henri


7ème dimanche C (24 février 2019)

L’Évangile selon St Luc, de ce dimanche (Chapitre 6) reprend les paroles du Christ à ses disciples…. «  Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez  pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez et l’on vous donnera…..la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous…. ».

Beau programme, me direz vous, mais c’était le Christ qui parlait, et il s’adressait à ses disciples. Nous, nous ne pouvons pas aller jusque là, c’est juste impossible.

C’est vrai, je partage votre avis, et je pense que dans l’idéal chrétien, c’est peut être, ce qu’il y a de plus difficile à vivre.

Cependant, je pense que Jésus nous laisse là un « mode de vie » très important : « il s’agit bien de se laisser dilater le cœur pour faire face à un concret qui parfois nous blesse jusqu’à l’irréparable. Rappelons-nous que nous pouvons devenir notre propre ennemi en nous enfermant dans notre rancœur, dans notre douleur, dans le groupe de ceux qui nous ressemblent. » (Soeur E.Billoteau. Prions en Eglise).

Pardonner, c’est « essayer » « se reprendre » « prier profondément »… Pardonner, c’est se battre, mais si nous arrivons, non pas à oublier, mais à vouloir le bien de celui qui nous a fait mal, quel soulagement dans notre esprit et notre cœur !

Donner le pardon aux autres, c’est très bien, mais nous avons également à nous pardonner nous-mêmes : je pense que nous devons nous guérir des blessures que nous nous infligeons, des remords, des regrets, de tel aspect de notre caractère, telle insuffisance qui nous gâchent la vie.

En paix avec DIEU, en paix avec nous-mêmes, en paix avec les autres ! C’est un long chemin que celui de la réconciliation, difficile, mais il vaut la peine que nous le choisissions, et le Christ nous y précède.

Contribution MJM


 6ème dimanche C (17 février 2019)

Depuis le IVe siècle, par cette célébration l’Église veut nous démontrer le fait que, comme un don de la part de Jésus à nous tous, l’édifice de son Église s’appuie sur le Prince de ses apôtres, et qu’il jouit d’une aide divine particulière pour mener à bout cette mission. Ainsi l’a manifesté le Seigneur en Césarée de Philippe: «Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église» (Mt 16,18). En effet, «Pierre seul est choisi pour être mis au devant des vocations de toutes les nations, au devant de tous les apôtres et au devant de tous les pères de l’Église» (Saint Léon le Grand).

Depuis le début, l’Église a bénéficié du ministère de Pierre de telle manière que Saint Pierre et ses successeurs ont présidé la charité, ont été source d’unité et plus spécialement, ils ont eu la mission de confirmer leurs frères dans la vérité.

Une fois ressuscité, Jésus a confirmé cette mission à Pierre. Lui qui repenti au plus profond de lui d’avoir renié Jésus à trois reprises, avait pleuré devant Jésus, fait ici une triple déclaration d’amour: «Seigneur, vous connaissez toutes choses, vous savez bien que je vous aime» (Jn 21,17). Et alors, Pierre voit avec soulagement que Jésus ne le considérait point indigne mais que par trois fois Il le confirme dans le ministère qu’Il lui avait confié auparavant: «Pais mes brebis» (Jn 21,16.17).

Cette puissance n’est pas du propre mérite de Pierre, comme ne l’était pas non plus sa déclaration de foi à Césarée de Philippe: «Ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux» (Mt 16,17). Il s’agit, effectivement, d’une autorité investie par une puissance suprême donnée pour servir. C’est pour cela que le Saint Père quand il signe ses écrits, le fait avec le titre honoraire de Servus Servorum Dei.

Pourtant, il s’agit d’une puissance pour servir la cause de l’unité basée sur la vérité. Nous devons beaucoup prier pour le successeur de Pierre, être attentifs à ses paroles et remercier Dieu de ce grand cadeau qu’il nous a fait.

lmaguimey


5ème dimanche C (10 février 2019)

A première lecture, l’Évangile de ce dimanche nous donne presque l’impression d’assister à un spectacle de magie : l’exceptionnelle fécondité du lac, le déchirement des filets, l’enfoncement des barques, l’effroi de Simon-Pierre et de ses compagnons…

Mais on sait que la bible n’a pas peur de nous faire son cinéma. C’est bien ce que nous avons dans la 1ère lecture quand le prophète Isaïe nous fait le récit de son énorme émotion religieuse vécue un jour dans le temple : Vision du Seigneur sur son trône,  Séraphins, cris, fumée, ange prenant conversation avec lui, et la voix du Seigneur qui appelle…

L’Évangile peut pourtant être lu en recherchant le souffle qui traverse cet endroit du lac  où Jésus prêche après s’être éloigné un peu du rivage dans une barque. On peut voir alors un mouvement en 3 temps : – Au premier verset, Jésus se tenait au bord du lac. – Ensuite, monté dans la barque, il demanda de s’écarter du rivage. – Enfin,  quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large… »

En 4 versets, Jésus nous enseigne l’étonnant chemin de la « mission » chrétienne :

–  Être proche des gens.       – Puis prendre du recul (pour eux et pour soi).        – Enfin, avancer au large, s’enfoncer, « s’élargir » dans un acte de foi généreux « Sur ta parole, je vais jeter le filet… »

Un autre point d’attention encore : ce mot « large » que Jésus emploi pour demander à Pierre de s’engager plus loin sur le lac : « Avance au large » – Le dictionnaire lui donne plusieurs significations.  Large : « Qui a une étendue supérieure à la moyenne. » – et encore : « vaste », « ouvert », « pas mesquin », « pas étriqué », « pas borné », « pas tendu ».  Et encore : « souple », « libre ».

N’est-ce pas un magnifique portrait du disciple, libéré par la grâce de la foi en Jésus, et qui s’occupe d’offrir à des proches d’entrer à leur tour dans cette vitalité « large ».

Contribution du P. Henri, à partir du journal La Croix


4ème dimanche C (03 février 2019)

Le 2 Février nous fêtons ou avons fêté « LA CHANDELEUR ». Forcément, me direz-vous, nous avons mangé des crêpes ! Oui, je sais bien, il s’agit là d’une coutume … très agréable d’ailleurs. Mais d’où vient cette tradition. L’ordinateur (merci à lui) m’a indiqué qu’il s’agissait d’une fête païenne. Plus tard, en 427, le Pape Gélase 1° transforme ce jour en fête religieuse. « La fête des Chandelles ». Celles-ci, allumées et portées à l’église, assuraient les paysans d’une bonne récolte (du moins on l’espérait). Les crêpes auraient été faites avec la farine restant de l’année précédente, et il fallait faire sauter la première d’une main, tandis que dans l’autre main on tenait une pièce de monnaie, pour demander que les prochaines moissons soient bonnes.

Je ne suis pas une spécialiste de l’histoire romaine, ou gallo-romaine, et j’aimerais seulement partager avec vous, notre méditation sur la fête chrétienne, qui s’appelle « Présentation de Jésus au temple », comme nous l’on redit les lectures.

Tout d’abord, au temps de Jésus, la Loi  Juive demandait aux parents d’un nouveau-né d’aller l’offrir à Dieu. C’est ce que firent Joseph et Marie, en Juifs attentifs à leur religion. Et nous, particulièrement en ce début d’année, qu’avons-nous à offrir au Seigneur ? Qu’attend-il de nous ?

Le 2ème point me semble tout aussi important. Quand Joseph et Marie gravissent les marches du temple, ils rencontrent le vieillard Syméon, et celui-ci prenant l’enfant dans ses bras,  remercie le ciel « Maintenant, ô Maitre souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix….car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples ; lumière qui se révèle aux nations …» Tiens, on reparle de la lumière.

Dans ces mois d’hiver, où les jours gris se succèdent, d’instinct nous appelons la lumière, au physique et au moral. Syméon nous confirme la joie des bergers de la crèche, la joie des rois mages : « un SAUVEUR nous est né ». Nous allons vers la Lumière du Christ, si nous le suivons ; « Je suis la Vérité et la Vie »  nous dit-il. Deux autres questions se posent à nous :

¦ De quelle Lumière avons-nous personnellement besoin, pour poursuivre notre vie de chrétien ?

¦ Quel est  le rayon de lumière, que les autres attendent de nous ?

Contribution MJM


3ème dimanche C (27 janvier 2019)

Nous venons de fêter la Conversion de St Paul – ce vendredi 25 janvier. Nous lisons St Paul presque tous les dimanches sans trop connaître ce « missionnaire » tellement génial. Profitons de cette fête pour jeter un coup de projecteur sur lui.

1 – Qui est « l’apôtre St Paul » ?   Paul s’appelait Saul au début de sa vie. Il était juif et sa famille s’était installée à l’extérieur de la Palestine, à Tarse (ville située aujourd’hui en Turquie). Mais il aurait grandi à Jérusalem et c’est dans cette ville qu’il a étudié sa religion auprès d’un certain Gamaliel.

Saul était plein d’énergie et de générosité pour défendre sa religion juive attaquée de l’extérieur par la civilisation grecque ; et de l’intérieur par les divisions sur les interprétations et les pratiques. Parmi les fauteurs de division, il y avait les juifs devenus disciples de Jésus. Saul veut étouffer la nouvelle spiritualité apportée par Jésus.  Dans sa lettre aux Galates, il écrit : « Vous avez certes entendu parler de ma conduite jadis dans le judaïsme, de la persécution effrénée que je menais contre l’Église de Dieu et des ravages que je lui causais » (Ga 1, 13-14 et voir aussi Ph 3,4-6)

2 – L’irruption du Christ dans sa vie.  Et voici que son combat, qu’il croit sincèrement conforme au projet de Dieu, est remis en question radicalement à la suite de l’irruption de Jésus dans sa vie, à la fois fracassante et discrète. Le livre des Actes des Apôtres raconte cette irruption du Christ ressuscité dans la vie de Saul 3 fois : Aux chapitres 9, 22  et 26.

L’homme plein de certitudes sur son Dieu, se fait renverser sur le chemin . Ses yeux de chair se ferment pour s’ouvrir devant le Maître et Seigneur qu’il combattait : Il tombe à terre, est aveuglé par la lumière de Dieu : « Saül, Saül, pourquoi me persécutes-tu ? Je suis Jésus que tu persécutes ». C’est tellement bouleversant que Luc n’hésite pas à nous le raconter trois fois.

3 – Conversion ? Vocation ?  Le terme de « conversion » est ambigu dans notre langage actuel pour exprimer le changement de Paul. Il ne s’est pas converti du péché à la sainteté ; il ne s’est pas converti d’une fausse religion à la vraie : Paul n’a jamais eu conscience d’abandonner sa foi juive au moment où il adhérait au Christ Jésus

Mais il a changé radicalement de regard sur la personne de Jésus. Et tout « retourné » par cette rencontre mystique, il dit avoir reçu une vocation nouvelle, un « appel » à être apôtre du Christ ressuscité pour annoncer l’Évangile et fonder des Églises.

Contribution du P. Henri


2ème dimanche C (20 janvier 2019)

Ce Vendredi 18 Janvier s’ouvrait :
 (du 18 au vendredi 25 Janvier).

Dans le même temps, une  amie religieuse m’adressait ses vœux, et comme chaque année, au dos de sa lettre, elle avait relevé un texte qui lui avait plu. Voici cet extrait tiré du livre : « 40 jours avec Maurice ZUNDEL », prêtre catholique et théologien Suisse (1897-1975).

« En effet, il est souvent reproché aux communautés chrétiennes de ne pas être accueillantes et certains nouveaux arrivants dans une paroisse ont  parfois bien du mal à trouver leur place.

Il est important d’être vigilant car nos communautés n’échappent pas à certains phénomènes de groupe, qu’il s’agisse de la place du « chef », du « bouc émissaire », et de bien d’autres choses encore.

L’enjeu est là, car si nos communautés ne sont que le miroir de ce qui se passe dans le monde, elles ne seront témoins de rien.

Nos communautés sont appelées à devenir le miroir de la Jérusalem céleste, avec les valeurs qui la constituent ; l’amour, la bienveillance, la patience…..

Cessons de critiquer nos voisins, mais faisons comme St Paul qui estimait les autres supérieurs à lui-même.

Dans notre parcours de croissance humaine et spirituelle, cette dimension de « vivre ensemble » est fondamentale. Nous ne deviendrons vraiment disciples du Christ que si réellement nous sommes capables d’accueillir sans le juger, l’autre, celui qui est différent de moi, qui ne pense pas comme moi. Ne  succombons pas pour autant à la tentation de n’accueillir que « la différence qui nous ressemble » et de devenir un ghetto.

Tout cela vous apparaît bien difficile ; Prenez le temps d’en parler avec d’autres et de réfléchir concrètement à la meilleure manière de vivre ensemble. »

–  Contribution MJM


de la fête du Baptême du Seigneur (13 janvier 2019)

Quand nous voulons parler de Dieu, les mots de notre langage ne suffisent plus : c’est ce que nous appelons le mystère de Dieu. A vrai dire, il n’y a pas seulement les choses de Dieu qui sont mystérieuses, déjà dans notre propre vie, les choses les plus profondes comme la vie, ou l’amour, ou la joie, sont des mystères. Nous ne pouvons ni en faire le tour, ni les analyser, ni les démontrer. Alors, quand on ne peut pas parler avec les mots humains, on utilise des images. On appelle cela des symboles, ou images « symboliques » : elles sont une autre manière d’atteindre le réel, non plus par des démonstrations logiques, mais par un sentiment intérieur que ces images font naître dans notre propre cœur et qui nous permet comme à tâtons, de toucher ce mystère. C’est le cas du baptême que l’on reçoit par un geste symbolique d’eau.

L’eau est une chose toute simple de chaque jour : elle permet de laver, et c’est pourquoi, dans toutes les religions, l’eau est utilisée pour les rites de purification. Comme l’eau enlève la boue sur notre peau, de même le rite de purification enlève du cœur la salissure du péché. C’est comme cela que Jean-Baptiste a proposé à ses frères juifs de se faire baptiser : « Moi je vous baptise dans l’eau pour le pardon des péchés ».

Seulement voilà, ces symboles qui nous permettent d’approcher du réel mystérieux de Dieu ou de notre propre vie ont toujours plusieurs significations. L’eau sert à laver, mais l’eau est encore plus essentielle pour la vie : Sans eau, les plantes et les bêtes meurent de soif. Et plus profondément encore, tous les êtres humains ont une sorte de mémoire inconsciente de ce que leur vie a commencé dans les eaux du ventre de leur mère. C’est pourquoi l’eau du baptême nous parle symboliquement de la nouvelle naissance que l’Église, par ce sacrement, nous fait vivre : « Par le bain du baptême, il nous a fait renaître et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint..  » (Tite3,5)

Et l’eau symbolise la pureté et la vie, oui, mais aussi la mort: Car elle peut faire mourir dans des inondations et simplement par noyades, et encore par la violence des tempêtes et des raz-de-marée. Jésus quand il annoncera sa mort sur la croix, nous dira : « Je dois être baptisé dans la mort, être baptisé d’un baptême que vous ne connaissez pas » (Mc 11, 38). Ce double symbole du baptême chrétien, vie et mort, est résumé par saint Paul: « Par le baptême, […]nous avons été ensevelis avec lui [le Christ] dans sa mort afin que comme le Christ est ressuscité des morts, nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle » (Rom. 6, 3-4).

–  Contribution du P. Henri


de la fête de l‘ÉPIPHANIE (06 janvier 2019)

L’Épiphanie célèbre le salut du monde. Vous avez bien lu « du monde ». Nature, bêtes et gens de tous les espaces !

Mais pourquoi donc avons-nous besoin du salut de Dieu ? Nous disons cette formule à la messe « Pour la Gloire de Dieu et le salut du monde ». Pourquoi avons-nous besoin d’être sauvés, nous-mêmes et toute la création.

La création voulue belle par Dieu s’étant révoltée contre LUI, (ce que l’on appelle le péché originel), le monde qui nous entoure est devenu trouble, violent, un monde pris dans les douleurs de l’enfantement, et nous en subissons tous les jours les conséquences

Empêtrés dans nos convoitises, nos mensonges, nos désirs de domination, … nous ne pouvions plus rejoindre le plan de DIEU. Mais ce dernier, amoureux de ce qu’il avait créé, nous tend la main, pour reprendre le fil de la conversation interrompue : il nous envoie le Christ, son fils. Cette étoile est sûre et nous guide inlassablement sur le chemin de notre Vie, pour aboutir, dans la mort, à notre « re-création en Christ » autrement dit «notre résurrection».

Au fil de l’Évangile, nous comprenons bien que Jésus est venu pour sauver. Zachée perché sur son arbre, reçoit l’invitation de Jésus « aujourd’hui je veux partager ton repas ». Lui  un pécheur ? Il en sortira «retourné» prêt à rembourser ce qu’il aurait mal acquis. La Samaritaine, quant à elle, reçoit une demande simple, près du puits : « Voudrais-tu me donner à boire ? » Comme  pour Zachée, les demandes restent très réalisables, courantes ; mais à partir de leur accord, Jésus peut leur parler en vérité, les faire réfléchir, et finalement les convertir.

Pour nous-mêmes, il est probable que Dieu nous parlera à chacun à notre niveau, et avec les mots que nous employons nous-mêmes. Il souhaite seulement que nous n’ayons pas le cœur fermé sur nos propres convictions, que nous l’écoutions, comme Zachée et la Samaritaine, dans la limite de nos moyens, pour que nous puissions, nous aussi, nous laisser convertir, et marcher à la suite de notre ÉTOILE

Bonne route pour 2019 et que Dieu nous garde !

Contribution MJM


de la fête de la Sainte Famille (30 décembre 2018)

Dans la « Révélation biblique », la famille est une réalité humaine qui renvoie à Dieu et à son amour pour les hommes. Tous les textes de l’Ancien testament montrent la famille profondément insérée dans l’histoire du salut. La théologie ultérieure y verra à juste titre le reflet de la vie de relation entre les trois personnes divines, le Père, le Fils et l’Esprit saint.

Si la vie divine est une vie de communication et d’amour entre les Personnes de la Trinité, vie qui tend à se communiquer ad extra (Dieu est Amour), le couple humain a pour mission de refléter cette dialectique relationnelle, à la fois dans l’amour des conjoints et dans leur fécondité, l’enfant étant l’expression ad extra de cet amour.

La famille de Jésus, Marie et Joseph, revêtait le schéma sociologique d’une famille juive du temps ; et à ce titre son imitation doit dépasser ces limites contingentes pour aller à l’enseignement essentiel, faisant de la famille la cellule du Royaume de Dieu ; si Jésus a voulu vivre si longtemps au sein d’une cellule familiale, ce n’est pas sans signification pour nous, bien au contraire. Par là, Il a marqué l’éminente dignité de cette institution, comme lieu naturel d’une vie accomplie sous le regard de Dieu.

A travers toute cette Histoire Sainte, la famille est un peu comme un fil conducteur, symbole terrestre adapté à notre condition charnelle de ce qui se construit peu à peu, sous l’influence de l’Esprit de Dieu à l’œuvre parmi les hommes, l’édification d’une communauté humano-divine axée sur la participation à la vie familiale suprême et transcendante, celle de la Sainte Trinité.

Face à l’évolution actuelle de la société, la conception chrétienne de la famille doit trouver les voies adéquates pour redonner à la famille son prestige institutionnel et sa fonction indispensable, d’être un des points essentiels d’ancrage (car elle n’est pas le seul) d’une vie chrétienne fidèle à ses sources et à sa mission de témoigner de l’action salvifique de l’Église dans un monde en devenir. C’est ce que rappelait St Jean-Paul II dans sa belle exhortation « Familiaris consortio », en proclamant :

« l’avenir de l’humanité passe par la famille ! »

Contribution du P. Maguimey


du 4ème dimanche de l’AVENT 2018   (23 décembre – année C)
et


L_Maguimey :   Rarement, on met en avant les gens qui sauvent des vies, qui aident leur prochain, qui donnent de leur temps pour s’occuper des autres. Ces gens-là sont discrets et n’attendent pas de remerciements ou de publicité, mais ils nous redonnent espoir en la nature humaine.
–     Quant à la fête commerciale, oh là oui, je le déplore aussi. Comme toujours c’est l’abus qui est mauvais. Trop de jouets, trop perfectionnés, donnés trop tôt, sont en train de pourrir nos chérubins. Mais essaye d’offrir une orange et un ballon à ton petit-fils, comme dans les années 50 et regarde sa réaction.
Que Dieu naisse et remplisse NOS coeurs avec son amour !

 MJM :   Cette nuit où Jésus est né, Saint Luc, l’Évangéliste, nous relate qu’une troupe céleste d’anges, innombrables, louaient DIEU, en chantant « Gloire à DIEU  au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’IL aime ! ».
–     A chaque Eucharistie, le prêtre nous redonne la paix  au nom de Jésus, et nous invite à la partager entre nous. Lorsque nous disons à notre voisin/voisine « La Paix du Christ », c’est au nom de Dieu que nous lui transmettons cette Paix, et en fait, cela revient à mettre un sourire dans le cœur de celui ou celle qui la reçoit. Joyeux NOEL !

 Henri : Noël, c’est Dieu qui vient vivre avec nous, et il commence par une naissance. Par un don de vie ! Par une vie nouvelle ! – La vie, ma vie et celle des autres est un don, un cadeau. A prendre ou à refuser, ou bien à « recevoir ».
–     L’Évangile de Noël comme l’Évangile des dimanches précédents, ce sont des rencontres « engagées », de Marie avec Élisabeth, ou encore Jean-Baptiste avec ses compatriotes. Ils se donnent en entier pour entrer dans la vraie vie, cette grande aventure ouverte sur l’éternité, au-delà de notre temps terrestre… car « son règne n’aura pas de fin ».
Nous aussi, mes amis, vivons de l’amour de ce nouveau né couché dans une mangeoire.


du 3ème dimanche de l’AVENT 2018   (16 décembre – année C)

À l’heure où nous écrivons, notre pays n’est pas encore sorti de la crise dite « des gilets jaunes » : crise révélatrice d’un malaise très profond et très ancien, qui engendre une grave défiance envers les responsables politiques.

[…] Comme nous l’écrivions il y a deux ans, « il faudrait être sourds ou aveugles pour ne pas nous rendre compte de la lassitude, des frustrations, parfois des peurs et même de la colère, intensifiées par les attentats et les agressions, qui habitent une part importante des habitants de notre pays, et qui expriment ainsi des attentes et de profonds désirs de changements. Il faudrait être indifférents et insensibles pour ne pas être touchés par les situations de précarité et d’exclusion que vivent beaucoup sur le territoire national ».

Nous constatons que notre démocratie manque de lieux d’échange et de réflexion […]

L’Église catholique dispose d’un maillage de milliers de paroisses, réparties sur l’ensemble de notre territoire et riches de la présence de multiples mouvements, aumôneries et associations de fidèles. […] Sans se substituer aux politiques, l’Église offre un espace pour faire grandir la fraternité.

Notre proposition : […] Susciter partout où ce sera possible des groupes d’échanges et de propositions en invitant très largement d’autres personnes, partageant ou non notre foi

Pour ce travail, nous vous suggérons les cinq questions suivantes :

1/ Quelles sont les causes principales du malaise actuel ?

2/ Qu’est-ce qui permettrait aux citoyens de se sentir davantage écoutés ?

3/ Quels sont les lieux ou les corps intermédiaires qui favoriseraient cette participation ?

4/ Quel « bien commun » pourrait fédérer nos concitoyens et les tourner vers l’avenir ?

5/ Quelles raisons d’espérer souhaitez-vous transmettre à vos enfants et petits-enfants ?

Vos réponses peuvent être transmises à vos élus. Et en informer votre évêque.

Le Conseil Permanent de la CEF.

(N.B. – le texte de l’appel en entier est à lire sur la page d’accueil, dans la rubrique « Actualité »)


du 2ème dimanche de l’AVENT 2018   (08 décembre – année C)

et solennité de l’ « Immaculé conception »
de la Vierge Marie, mère de Jésus-Christ

« réjouis-toi, comblée de grâce,
le Seigneur est avec toi…
» :

De toute éternité, il a pensé à toi,
De toute éternité tu as été choisie,
Préférée entre toutes.

Mais comment oser croire l’excès,
Trop grand pour moi,
de l’Amour infini ?
Seul l’amour peut croire à l’Amour….
Oh ! Marie,
Prête-moi ton regard et ton cœur.

  1. Bossard, s.m.m..(Extrait du Livre des Heures de Marie)
    ————————————————-

Et aussi, ce même 8 décembre, a eu lieu la célébration de béatification des 7 moines de Tibhirine et des 12 autres religieux  tués en Algérie.

Christian de Chergé, prieur de la communauté des moines, écrivait avant leur enlèvement :

« La paix est d’abord un don de Dieu. Elle nous est donnée. Ne disons pas qu’elle n’existe pas, elle est là. Il faut simplement la faire émerger : Patience (persévérance, c’est pareil) Pauvreté (pas misère….), dans le sens  « humilité ». Présence (c’est au centre), Prière et Pardon… Mais Dieu lui-même est pauvre, Dieu est  présent, Dieu lui-même est prière »

(Dans L’invincible Espérance. Éditions BAYARD.)

[Contribution de MJM]


du 1er dimanche de l’AVENT 2018   (02 décembre – année C)

Dieu, merci de venir réveiller
notre attente endormie
sous les soucis,
la bousculade des jours
et nos ennuis.

Dieu, merci de venir réveiller notre attente endormie
sous le poids des choses.

Nous sommes si pressés
que nous ne prenons plus le temps d’attendre.

Nous avons tant à faire, à penser.
Nos agendas, nos heures, nos vies sont remplis.
Nous sommes si occupés, envahis, pressés
que nous n’avons jamais plus le temps.

Dieu, merci de venir réveiller notre attente.
Toi, tu nous fais cadeau de ce temps neuf.

Voici les temps nouveaux !
D’un temps qui ne peut se gagner ni se perdre.
D’un temps pour respirer, pour espérer, pour vivre.

Dieu, merci pour ce temps d’Avent.
Merci d’arriver à l’improviste,
visiteur inattendu !

Car si Noël est programmé sur nos calendriers,
Toi, Dieu, tu n’as jamais fini de nous surprendre !

Contribution Père Henri


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