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2ème dimanche de Carême C

C’est ainsi que commence notre messe du Dimanche. Les lectures suivantes reflètent cette angoisse. D’abord la 1ère (Genèse 15) « Un sommeil mystérieux tomba sur Abram, une sombre et profonde frayeur tomba sur lui….il y eut des ténèbres épaisses »,  puis dans l’Évangile selon St. Luc (9, 28b-36) «Pierre n’avait pas fini de parler, qu’une nuée survint et les couvrit de son ombre ; ils furent saisis de frayeur lorsqu’ils y pénétrèrent ».

Ces récits nous parlent-ils encore aujourd’hui ? Sommes-nous quelques fois inquiets, angoissés, ou au contraire l’homme du XXIème siècle a-t-il enfin, vaincu toutes ses peurs, à l’affût de techniques de plus en plus performantes ?

Il semblerait que non, l’homme est par essence un être angoissé, et le progrès ne dissipe pas la maladie et ses souffrances, la mort et ses séparations d’avec les êtres chers, les lendemains qui semblent de plus en plus incertains, les risques d’une planète qu’on ne respecte plus, etc… la liste serait longue.

Deux attitudes m’interpellent dans ces passages. Dans la Genèse, Dieu qui a promis une terre à Abraham, lui renouvelle sa promesse. Abraham a quitté sa propre terre, et sa famille, pour obéir à Dieu. Il n’émet qu’une seule remarque « Seigneur, comment vais-je savoir que j’aurai cette terre en héritage ? » mais il continue à faire confiance à Dieu. Dans l’Évangile, Pierre, propose à Jésus de s’installer et d’aménager trois tentes, pour profiter plus longtemps de ce moment merveilleux passé avec Elie et Moïse.

Que pouvons-nous retirer de ces lectures. Premièrement que notre angoisse est grande devant notre devenir, qu’il y a toujours pour nous, la tentation de nous « installer » sur cette terre, en oubliant la promesse qui nous a été faite : être unis au corps glorieux du Christ, avec nos frères.                                                             Contribution : MJM

Pour continuer à apprendre à prier:

« Quand le ciel est un peu trop gris, un peu trop sombre, un peu trop triste,
Quand le chemin est un peu trop dur, un peu trop long, un peu trop abrupt,
donne-moi des raisons d’espérer.

Car je sais que c’est toujours Ta parole et Ton corps qui me donnent de relever la tête, de me remettre debout, de traverser les ravins et les murs.

Seigneur Jésus, donne-moi la source de l’espérance,
Ta victoire sur la mort, au matin de Ta Pâque. « 

  (Fr . Thierry Hubert. o.p.)

 


1er dimanche de Carême C

(10 mars 2019) –

Le Carême est un temps de conversion. Il est caractérisé par la pénitence, le partage et la prière. Il n’est pas seulement un temps de pénitence comme on l’envisage parfois ; la pénitence avec le jeûne était autrefois au premier plan. Depuis le Concile Vatican II, l’Église insiste plus sur le partage et la prière.

On peut vivre ce temps de partage en France par les Actions du CCFD, par une opération Bol de riz et par les Kilomètres soleil des enfants. On peut faire aussi un don à une association humanitaire.

Pendant le carême catholique, on peut prier personnellement et participer à des rencontres de prière.

Le carême est un temps d’approfondissement de la foi, un temps d’écoute de la Parole de Dieu. On peut le faire en participant à des Conférences de Carême.

Faire pénitence pendant le Carême par le jeûne et l’abstinence. Pendant ce temps de pénitence, il faut se confesser et faire le chemin de croix.

Aujourd’hui, les fidèles sont seulement invités à s’abstenir d’un repas le mercredi des Cendres et le Vendredi Saint, par exemple le déjeuner, et à manger de façon frugale le matin et le soir, mais même ce jeûne très limité n’est plus guère suivi.

 C’est pour retrouver une approche communautaire que certaines paroisses ont mis en place des « semaines de jeûne » au pain et à l’eau pendant cette période. À Saint-Antoine-de-Padoue, au Chesnay (Yvelines), plus de 350 personnes prennent part chaque année, depuis dix ans, à cette initiative.

Contribution du père L. Maguimey

Pour continuer à apprendre à prier:

« Seigneur et Maître de ma vie, ne m’abandonne pas à l’esprit de paresse,
  de découragement, de domination et de vain bavardage !

Mais fais-moi la grâce, à moi ton serviteur, 
  de l’esprit de chasteté, d’humilité, de patience et de charité.

Oui, Seigneur-Roi, accorde-moi de voir mes fautes et de ne pas condamner mon frère, ô Toi qui es béni dans les siècles des siècles. Amen. »    (St Ephrem le syrien)

 


8ème dimanche C (03 mars 2019)

Parmi les membres de nos paroisses, certains regrettent les « carnaval s » de leur pays, et de leur enfance. Les petites parades organisées ici pendant 20 mn dans la rue principale n’ont rien à voir avec ce que les gens vivent aux Antilles et dans certaines villes et régions d’Europe.

Le Carnaval est né quand l’Église a réussi à christianiser le calendrier. Parmi les fêtes païennes à rebaptiser, une période de festivités fut appelée  « Carnaval », sans doute à partir du latin populaire  « Carne Levare » = oter la viande. C’était, en février, les jours où l’on pouvait manger de la cuisine grasse avant l’entrée dans la « quarantaine », c’est-à-dire les quarante jours de préparation de la fête de Pâques où l’on mangeait maigre pour accompagner ce temps fort de conversion. (Quarantaine en latin « quadragesima » a donné le mot « carême) »

 Mais se préparer à manger un peu moins, est-ce suffisant pour en faire une fête ? A l’origine, le Carnaval n’était pas une fête, mais un rituel. Car pour nos anciens peuples d’Europe et du Nord de la méditerranée, l’année débutait non en janvier, mais en mars, aux jours du renouveau de la nature et du réveil de la terre. Et dans leur mentalité,  avant toute nouvelle création, le monde devait retourner au chaos primordial pour se ressourcer. Ce chaos des origines, le Carnaval l’a organisé quand il fait élire roi un pauvre d’esprit : celui-ci est alors revêtu des ornements royaux. De même, ailleurs les esclaves deviennent les maîtres et les maîtres prennent la place des esclaves, allant jusqu’à les servir à table. De même, les masques et le maquillage font disparaitre toutes les individualités, créant ainsi la confusion qui symbolise le chaos.

Comme toute fête au sens plein du terme, le Carnaval est un moment de sortie du quotidien. Mais il le fait plus fortement que d’autres fêtes en permettant d’outrepasser les règles morales et sociales.

Aujourd’hui, le Carême n’est plus suivi par la société, et le Carnaval, lui, demeure : Ne soyons pas jaloux. Nous pourrions être choqués de voir défiler nos enfants tout déguisés, criant et dansant, et les poches pleines de bonbon le jour même des Cendres, jour de jeûne et de conversion pour nous.  Mais après tout ce qu’on vient d’apercevoir, ne critiquons pas trop vite les joies de « Mardi gras » autour de nous.

Et témoignons de l’Évangile qui opère lui aussi un vrai retournement, faisant passer les exclus et les derniers de la société devant tout le monde.

Contribution du P. Henri

 


7ème dimanche C (24 février 2019)

L’Évangile selon St Luc, de ce dimanche (Chapitre 6) reprend les paroles du Christ à ses disciples…. «  Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez  pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez et l’on vous donnera…..la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous…. ».

Beau programme, me direz vous, mais c’était le Christ qui parlait, et il s’adressait à ses disciples. Nous, nous ne pouvons pas aller jusque là, c’est juste impossible.

C’est vrai, je partage votre avis, et je pense que dans l’idéal chrétien, c’est peut être, ce qu’il y a de plus difficile à vivre.

Cependant, je pense que Jésus nous laisse là un « mode de vie » très important : « il s’agit bien de se laisser dilater le cœur pour faire face à un concret qui parfois nous blesse jusqu’à l’irréparable. Rappelons-nous que nous pouvons devenir notre propre ennemi en nous enfermant dans notre rancœur, dans notre douleur, dans le groupe de ceux qui nous ressemblent. » (Soeur E.Billoteau. Prions en Eglise).

Pardonner, c’est « essayer » « se reprendre » « prier profondément »… Pardonner, c’est se battre, mais si nous arrivons, non pas à oublier, mais à vouloir le bien de celui qui nous a fait mal, quel soulagement dans notre esprit et notre cœur !

Donner le pardon aux autres, c’est très bien, mais nous avons également à nous pardonner nous-mêmes : je pense que nous devons nous guérir des blessures que nous nous infligeons, des remords, des regrets, de tel aspect de notre caractère, telle insuffisance qui nous gâchent la vie.

En paix avec DIEU, en paix avec nous-mêmes, en paix avec les autres ! C’est un long chemin que celui de la réconciliation, difficile, mais il vaut la peine que nous le choisissions, et le Christ nous y précède.

Contribution MJM

 


 6ème dimanche C (17 février 2019)

Depuis le IVe siècle, par cette célébration l’Église veut nous démontrer le fait que, comme un don de la part de Jésus à nous tous, l’édifice de son Église s’appuie sur le Prince de ses apôtres, et qu’il jouit d’une aide divine particulière pour mener à bout cette mission. Ainsi l’a manifesté le Seigneur en Césarée de Philippe: «Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église» (Mt 16,18). En effet, «Pierre seul est choisi pour être mis au devant des vocations de toutes les nations, au devant de tous les apôtres et au devant de tous les pères de l’Église» (Saint Léon le Grand).

Depuis le début, l’Église a bénéficié du ministère de Pierre de telle manière que Saint Pierre et ses successeurs ont présidé la charité, ont été source d’unité et plus spécialement, ils ont eu la mission de confirmer leurs frères dans la vérité.

Une fois ressuscité, Jésus a confirmé cette mission à Pierre. Lui qui repenti au plus profond de lui d’avoir renié Jésus à trois reprises, avait pleuré devant Jésus, fait ici une triple déclaration d’amour: «Seigneur, vous connaissez toutes choses, vous savez bien que je vous aime» (Jn 21,17). Et alors, Pierre voit avec soulagement que Jésus ne le considérait point indigne mais que par trois fois Il le confirme dans le ministère qu’Il lui avait confié auparavant: «Pais mes brebis» (Jn 21,16.17).

Cette puissance n’est pas du propre mérite de Pierre, comme ne l’était pas non plus sa déclaration de foi à Césarée de Philippe: «Ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux» (Mt 16,17). Il s’agit, effectivement, d’une autorité investie par une puissance suprême donnée pour servir. C’est pour cela que le Saint Père quand il signe ses écrits, le fait avec le titre honoraire de Servus Servorum Dei.

Pourtant, il s’agit d’une puissance pour servir la cause de l’unité basée sur la vérité. Nous devons beaucoup prier pour le successeur de Pierre, être attentifs à ses paroles et remercier Dieu de ce grand cadeau qu’il nous a fait.

lmaguimey


5ème dimanche C (10 février 2019)

A première lecture, l’Évangile de ce dimanche nous donne presque l’impression d’assister à un spectacle de magie : l’exceptionnelle fécondité du lac, le déchirement des filets, l’enfoncement des barques, l’effroi de Simon-Pierre et de ses compagnons…

Mais on sait que la bible n’a pas peur de nous faire son cinéma. C’est bien ce que nous avons dans la 1ère lecture quand le prophète Isaïe nous fait le récit de son énorme émotion religieuse vécue un jour dans le temple : Vision du Seigneur sur son trône,  Séraphins, cris, fumée, ange prenant conversation avec lui, et la voix du Seigneur qui appelle…

L’Évangile peut pourtant être lu en recherchant le souffle qui traverse cet endroit du lac  où Jésus prêche après s’être éloigné un peu du rivage dans une barque. On peut voir alors un mouvement en 3 temps : – Au premier verset, Jésus se tenait au bord du lac. – Ensuite, monté dans la barque, il demanda de s’écarter du rivage. – Enfin,  quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large… »

En 4 versets, Jésus nous enseigne l’étonnant chemin de la « mission » chrétienne :

          –  Être proche des gens.       – Puis prendre du recul (pour eux et pour soi).        – Enfin, avancer au large, s’enfoncer, « s’élargir » dans un acte de foi généreux « Sur ta parole, je vais jeter le filet… »

Un autre point d’attention encore : ce mot « large » que Jésus emploi pour demander à Pierre de s’engager plus loin sur le lac : « Avance au large » – Le dictionnaire lui donne plusieurs significations.  Large : « Qui a une étendue supérieure à la moyenne. » – et encore : « vaste », « ouvert », « pas mesquin », « pas étriqué », « pas borné », « pas tendu ».  Et encore : « souple », « libre ».

  N’est-ce pas un magnifique portrait du disciple, libéré par la grâce de la foi en Jésus, et qui s’occupe d’offrir à des proches d’entrer à leur tour dans cette vitalité « large ».

Contribution du P. Henri, à partir du journal La Croix

 


4ème dimanche C (03 février 2019)

Le 2 Février nous fêtons ou avons fêté « LA CHANDELEUR ». Forcément, me direz-vous, nous avons mangé des crêpes ! Oui, je sais bien, il s’agit là d’une coutume … très agréable d’ailleurs. Mais d’où vient cette tradition. L’ordinateur (merci à lui) m’a indiqué qu’il s’agissait d’une fête païenne. Plus tard, en 427, le Pape Gélase 1° transforme ce jour en fête religieuse. « La fête des Chandelles ». Celles-ci, allumées et portées à l’église, assuraient les paysans d’une bonne récolte (du moins on l’espérait). Les crêpes auraient été faites avec la farine restant de l’année précédente, et il fallait faire sauter la première d’une main, tandis que dans l’autre main on tenait une pièce de monnaie, pour demander que les prochaines moissons soient bonnes.

Je ne suis pas une spécialiste de l’histoire romaine, ou gallo-romaine, et j’aimerais seulement partager avec vous, notre méditation sur la fête chrétienne, qui s’appelle « Présentation de Jésus au temple », comme nous l’on redit les lectures.

Tout d’abord, au temps de Jésus, la Loi  Juive demandait aux parents d’un nouveau-né d’aller l’offrir à Dieu. C’est ce que firent Joseph et Marie, en Juifs attentifs à leur religion. Et nous, particulièrement en ce début d’année, qu’avons-nous à offrir au Seigneur ? Qu’attend-il de nous ?

Le 2ème point me semble tout aussi important. Quand Joseph et Marie gravissent les marches du temple, ils rencontrent le vieillard Syméon, et celui-ci prenant l’enfant dans ses bras,  remercie le ciel « Maintenant, ô Maitre souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix….car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples ; lumière qui se révèle aux nations …» Tiens, on reparle de la lumière.

Dans ces mois d’hiver, où les jours gris se succèdent, d’instinct nous appelons la lumière, au physique et au moral. Syméon nous confirme la joie des bergers de la crèche, la joie des rois mages : « un SAUVEUR nous est né ». Nous allons vers la Lumière du Christ, si nous le suivons ; « Je suis la Vérité et la Vie »  nous dit-il. Deux autres questions se posent à nous :

¦ De quelle Lumière avons-nous personnellement besoin, pour poursuivre notre vie de chrétien ?

¦ Quel est  le rayon de lumière, que les autres attendent de nous ?

Contribution MJM


3ème dimanche C (27 janvier 2019)

Nous venons de fêter la Conversion de St Paul – ce vendredi 25 janvier. Nous lisons St Paul presque tous les dimanches sans trop connaître ce « missionnaire » tellement génial. Profitons de cette fête pour jeter un coup de projecteur sur lui.

1 – Qui est « l’apôtre St Paul » ?   Paul s’appelait Saul au début de sa vie. Il était juif et sa famille s’était installée à l’extérieur de la Palestine, à Tarse (ville située aujourd’hui en Turquie). Mais il aurait grandi à Jérusalem et c’est dans cette ville qu’il a étudié sa religion auprès d’un certain Gamaliel.

Saul était plein d’énergie et de générosité pour défendre sa religion juive attaquée de l’extérieur par la civilisation grecque ; et de l’intérieur par les divisions sur les interprétations et les pratiques. Parmi les fauteurs de division, il y avait les juifs devenus disciples de Jésus. Saul veut étouffer la nouvelle spiritualité apportée par Jésus.  Dans sa lettre aux Galates, il écrit : « Vous avez certes entendu parler de ma conduite jadis dans le judaïsme, de la persécution effrénée que je menais contre l’Église de Dieu et des ravages que je lui causais » (Ga 1, 13-14 et voir aussi Ph 3,4-6)

2 – L’irruption du Christ dans sa vie.  Et voici que son combat, qu’il croit sincèrement conforme au projet de Dieu, est remis en question radicalement à la suite de l’irruption de Jésus dans sa vie, à la fois fracassante et discrète. Le livre des Actes des Apôtres raconte cette irruption du Christ ressuscité dans la vie de Saul 3 fois : Aux chapitres 9, 22  et 26.

L’homme plein de certitudes sur son Dieu, se fait renverser sur le chemin . Ses yeux de chair se ferment pour s’ouvrir devant le Maître et Seigneur qu’il combattait : Il tombe à terre, est aveuglé par la lumière de Dieu : « Saül, Saül, pourquoi me persécutes-tu ? Je suis Jésus que tu persécutes ». C’est tellement bouleversant que Luc n’hésite pas à nous le raconter trois fois.

3 – Conversion ? Vocation ?  Le terme de « conversion » est ambigu dans notre langage actuel pour exprimer le changement de Paul. Il ne s’est pas converti du péché à la sainteté ; il ne s’est pas converti d’une fausse religion à la vraie : Paul n’a jamais eu conscience d’abandonner sa foi juive au moment où il adhérait au Christ Jésus

Mais il a changé radicalement de regard sur la personne de Jésus. Et tout « retourné » par cette rencontre mystique, il dit avoir reçu une vocation nouvelle, un « appel » à être apôtre du Christ ressuscité pour annoncer l’Évangile et fonder des Églises.

Contribution du P. Henri


2ème dimanche C (20 janvier 2019)

Ce Vendredi 18 Janvier s’ouvrait :
 (du 18 au vendredi 25 Janvier).

Dans le même temps, une  amie religieuse m’adressait ses vœux, et comme chaque année, au dos de sa lettre, elle avait relevé un texte qui lui avait plu. Voici cet extrait tiré du livre : « 40 jours avec Maurice ZUNDEL », prêtre catholique et théologien Suisse (1897-1975).

« En effet, il est souvent reproché aux communautés chrétiennes de ne pas être accueillantes et certains nouveaux arrivants dans une paroisse ont  parfois bien du mal à trouver leur place.

Il est important d’être vigilant car nos communautés n’échappent pas à certains phénomènes de groupe, qu’il s’agisse de la place du « chef », du « bouc émissaire », et de bien d’autres choses encore.

L’enjeu est là, car si nos communautés ne sont que le miroir de ce qui se passe dans le monde, elles ne seront témoins de rien.

Nos communautés sont appelées à devenir le miroir de la Jérusalem céleste, avec les valeurs qui la constituent ; l’amour, la bienveillance, la patience…..

Cessons de critiquer nos voisins, mais faisons comme St Paul qui estimait les autres supérieurs à lui-même.

Dans notre parcours de croissance humaine et spirituelle, cette dimension de « vivre ensemble » est fondamentale. Nous ne deviendrons vraiment disciples du Christ que si réellement nous sommes capables d’accueillir sans le juger, l’autre, celui qui est différent de moi, qui ne pense pas comme moi. Ne  succombons pas pour autant à la tentation de n’accueillir que « la différence qui nous ressemble » et de devenir un ghetto.

Tout cela vous apparaît bien difficile ; Prenez le temps d’en parler avec d’autres et de réfléchir concrètement à la meilleure manière de vivre ensemble. »

–  Contribution MJM


de la fête du Baptême du Seigneur (13 janvier 2019)

Quand nous voulons parler de Dieu, les mots de notre langage ne suffisent plus : c’est ce que nous appelons le mystère de Dieu. A vrai dire, il n’y a pas seulement les choses de Dieu qui sont mystérieuses, déjà dans notre propre vie, les choses les plus profondes comme la vie, ou l’amour, ou la joie, sont des mystères. Nous ne pouvons ni en faire le tour, ni les analyser, ni les démontrer. Alors, quand on ne peut pas parler avec les mots humains, on utilise des images. On appelle cela des symboles, ou images « symboliques » : elles sont une autre manière d’atteindre le réel, non plus par des démonstrations logiques, mais par un sentiment intérieur que ces images font naître dans notre propre cœur et qui nous permet comme à tâtons, de toucher ce mystère. C’est le cas du baptême que l’on reçoit par un geste symbolique d’eau.

L’eau est une chose toute simple de chaque jour : elle permet de laver, et c’est pourquoi, dans toutes les religions, l’eau est utilisée pour les rites de purification. Comme l’eau enlève la boue sur notre peau, de même le rite de purification enlève du cœur la salissure du péché. C’est comme cela que Jean-Baptiste a proposé à ses frères juifs de se faire baptiser : « Moi je vous baptise dans l’eau pour le pardon des péchés ».

Seulement voilà, ces symboles qui nous permettent d’approcher du réel mystérieux de Dieu ou de notre propre vie ont toujours plusieurs significations. L’eau sert à laver, mais l’eau est encore plus essentielle pour la vie : Sans eau, les plantes et les bêtes meurent de soif. Et plus profondément encore, tous les êtres humains ont une sorte de mémoire inconsciente de ce que leur vie a commencé dans les eaux du ventre de leur mère. C’est pourquoi l’eau du baptême nous parle symboliquement de la nouvelle naissance que l’Église, par ce sacrement, nous fait vivre : « Par le bain du baptême, il nous a fait renaître et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint..  » (Tite3,5)

Et l’eau symbolise la pureté et la vie, oui, mais aussi la mort: Car elle peut faire mourir dans des inondations et simplement par noyades, et encore par la violence des tempêtes et des raz-de-marée. Jésus quand il annoncera sa mort sur la croix, nous dira : « Je dois être baptisé dans la mort, être baptisé d’un baptême que vous ne connaissez pas » (Mc 11, 38). Ce double symbole du baptême chrétien, vie et mort, est résumé par saint Paul: « Par le baptême, […]nous avons été ensevelis avec lui [le Christ] dans sa mort afin que comme le Christ est ressuscité des morts, nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle » (Rom. 6, 3-4).

–  Contribution du P. Henri


de la fête de l‘ÉPIPHANIE (06 janvier 2019)

L’Épiphanie célèbre le salut du monde. Vous avez bien lu « du monde ». Nature, bêtes et gens de tous les espaces !

Mais pourquoi donc avons-nous besoin du salut de Dieu ? Nous disons cette formule à la messe « Pour la Gloire de Dieu et le salut du monde ». Pourquoi avons-nous besoin d’être sauvés, nous-mêmes et toute la création.

La création voulue belle par Dieu s’étant révoltée contre LUI, (ce que l’on appelle le péché originel), le monde qui nous entoure est devenu trouble, violent, un monde pris dans les douleurs de l’enfantement, et nous en subissons tous les jours les conséquences

Empêtrés dans nos convoitises, nos mensonges, nos désirs de domination, … nous ne pouvions plus rejoindre le plan de DIEU. Mais ce dernier, amoureux de ce qu’il avait créé, nous tend la main, pour reprendre le fil de la conversation interrompue : il nous envoie le Christ, son fils. Cette étoile est sûre et nous guide inlassablement sur le chemin de notre Vie, pour aboutir, dans la mort, à notre « re-création en Christ » autrement dit «notre résurrection».

Au fil de l’Évangile, nous comprenons bien que Jésus est venu pour sauver. Zachée perché sur son arbre, reçoit l’invitation de Jésus « aujourd’hui je veux partager ton repas ». Lui  un pécheur ? Il en sortira «retourné» prêt à rembourser ce qu’il aurait mal acquis. La Samaritaine, quant à elle, reçoit une demande simple, près du puits : « Voudrais-tu me donner à boire ? » Comme  pour Zachée, les demandes restent très réalisables, courantes ; mais à partir de leur accord, Jésus peut leur parler en vérité, les faire réfléchir, et finalement les convertir.

Pour nous-mêmes, il est probable que Dieu nous parlera à chacun à notre niveau, et avec les mots que nous employons nous-mêmes. Il souhaite seulement que nous n’ayons pas le cœur fermé sur nos propres convictions, que nous l’écoutions, comme Zachée et la Samaritaine, dans la limite de nos moyens, pour que nous puissions, nous aussi, nous laisser convertir, et marcher à la suite de notre ÉTOILE

Bonne route pour 2019 et que Dieu nous garde !

Contribution MJM


de la fête de la Sainte Famille (30 décembre 2018)

Dans la « Révélation biblique », la famille est une réalité humaine qui renvoie à Dieu et à son amour pour les hommes. Tous les textes de l’Ancien testament montrent la famille profondément insérée dans l’histoire du salut. La théologie ultérieure y verra à juste titre le reflet de la vie de relation entre les trois personnes divines, le Père, le Fils et l’Esprit saint.

Si la vie divine est une vie de communication et d’amour entre les Personnes de la Trinité, vie qui tend à se communiquer ad extra (Dieu est Amour), le couple humain a pour mission de refléter cette dialectique relationnelle, à la fois dans l’amour des conjoints et dans leur fécondité, l’enfant étant l’expression ad extra de cet amour.

La famille de Jésus, Marie et Joseph, revêtait le schéma sociologique d’une famille juive du temps ; et à ce titre son imitation doit dépasser ces limites contingentes pour aller à l’enseignement essentiel, faisant de la famille la cellule du Royaume de Dieu ; si Jésus a voulu vivre si longtemps au sein d’une cellule familiale, ce n’est pas sans signification pour nous, bien au contraire. Par là, Il a marqué l’éminente dignité de cette institution, comme lieu naturel d’une vie accomplie sous le regard de Dieu.

A travers toute cette Histoire Sainte, la famille est un peu comme un fil conducteur, symbole terrestre adapté à notre condition charnelle de ce qui se construit peu à peu, sous l’influence de l’Esprit de Dieu à l’œuvre parmi les hommes, l’édification d’une communauté humano-divine axée sur la participation à la vie familiale suprême et transcendante, celle de la Sainte Trinité.

Face à l’évolution actuelle de la société, la conception chrétienne de la famille doit trouver les voies adéquates pour redonner à la famille son prestige institutionnel et sa fonction indispensable, d’être un des points essentiels d’ancrage (car elle n’est pas le seul) d’une vie chrétienne fidèle à ses sources et à sa mission de témoigner de l’action salvifique de l’Église dans un monde en devenir. C’est ce que rappelait St Jean-Paul II dans sa belle exhortation « Familiaris consortio », en proclamant :

« l’avenir de l’humanité passe par la famille ! »

Contribution du P. Maguimey


du 4ème dimanche de l’AVENT 2018   (23 décembre – année C)
et


L_Maguimey :   Rarement, on met en avant les gens qui sauvent des vies, qui aident leur prochain, qui donnent de leur temps pour s’occuper des autres. Ces gens-là sont discrets et n’attendent pas de remerciements ou de publicité, mais ils nous redonnent espoir en la nature humaine.
–     Quant à la fête commerciale, oh là oui, je le déplore aussi. Comme toujours c’est l’abus qui est mauvais. Trop de jouets, trop perfectionnés, donnés trop tôt, sont en train de pourrir nos chérubins. Mais essaye d’offrir une orange et un ballon à ton petit-fils, comme dans les années 50 et regarde sa réaction.
Que Dieu naisse et remplisse NOS coeurs avec son amour !

 MJM :   Cette nuit où Jésus est né, Saint Luc, l’Évangéliste, nous relate qu’une troupe céleste d’anges, innombrables, louaient DIEU, en chantant « Gloire à DIEU  au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’IL aime ! ».
–     A chaque Eucharistie, le prêtre nous redonne la paix  au nom de Jésus, et nous invite à la partager entre nous. Lorsque nous disons à notre voisin/voisine « La Paix du Christ », c’est au nom de Dieu que nous lui transmettons cette Paix, et en fait, cela revient à mettre un sourire dans le cœur de celui ou celle qui la reçoit. Joyeux NOEL !

 Henri : Noël, c’est Dieu qui vient vivre avec nous, et il commence par une naissance. Par un don de vie ! Par une vie nouvelle ! – La vie, ma vie et celle des autres est un don, un cadeau. A prendre ou à refuser, ou bien à « recevoir ».
–     L’Évangile de Noël comme l’Évangile des dimanches précédents, ce sont des rencontres « engagées », de Marie avec Élisabeth, ou encore Jean-Baptiste avec ses compatriotes. Ils se donnent en entier pour entrer dans la vraie vie, cette grande aventure ouverte sur l’éternité, au-delà de notre temps terrestre… car « son règne n’aura pas de fin ».
Nous aussi, mes amis, vivons de l’amour de ce nouveau né couché dans une mangeoire.


du 3ème dimanche de l’AVENT 2018   (16 décembre – année C)

À l’heure où nous écrivons, notre pays n’est pas encore sorti de la crise dite « des gilets jaunes » : crise révélatrice d’un malaise très profond et très ancien, qui engendre une grave défiance envers les responsables politiques.

[…] Comme nous l’écrivions il y a deux ans, « il faudrait être sourds ou aveugles pour ne pas nous rendre compte de la lassitude, des frustrations, parfois des peurs et même de la colère, intensifiées par les attentats et les agressions, qui habitent une part importante des habitants de notre pays, et qui expriment ainsi des attentes et de profonds désirs de changements. Il faudrait être indifférents et insensibles pour ne pas être touchés par les situations de précarité et d’exclusion que vivent beaucoup sur le territoire national ».

Nous constatons que notre démocratie manque de lieux d’échange et de réflexion […]

L’Église catholique dispose d’un maillage de milliers de paroisses, réparties sur l’ensemble de notre territoire et riches de la présence de multiples mouvements, aumôneries et associations de fidèles. […] Sans se substituer aux politiques, l’Église offre un espace pour faire grandir la fraternité.

Notre proposition : […] Susciter partout où ce sera possible des groupes d’échanges et de propositions en invitant très largement d’autres personnes, partageant ou non notre foi

Pour ce travail, nous vous suggérons les cinq questions suivantes :

1/ Quelles sont les causes principales du malaise actuel ?

2/ Qu’est-ce qui permettrait aux citoyens de se sentir davantage écoutés ?

3/ Quels sont les lieux ou les corps intermédiaires qui favoriseraient cette participation ?

4/ Quel « bien commun » pourrait fédérer nos concitoyens et les tourner vers l’avenir ?

5/ Quelles raisons d’espérer souhaitez-vous transmettre à vos enfants et petits-enfants ?

Vos réponses peuvent être transmises à vos élus. Et en informer votre évêque.

Le Conseil Permanent de la CEF.

(N.B. – le texte de l’appel en entier est à lire sur la page d’accueil, dans la rubrique « Actualité »)


du 2ème dimanche de l’AVENT 2018   (08 décembre – année C)

et solennité de l’ « Immaculé conception »
de la Vierge Marie, mère de Jésus-Christ

« réjouis-toi, comblée de grâce,
le Seigneur est avec toi…
» :

De toute éternité, il a pensé à toi,
De toute éternité tu as été choisie,
Préférée entre toutes.

Mais comment oser croire l’excès,
Trop grand pour moi,
de l’Amour infini ?
Seul l’amour peut croire à l’Amour….
Oh ! Marie,
Prête-moi ton regard et ton cœur.

  1. Bossard, s.m.m..(Extrait du Livre des Heures de Marie)
    ————————————————-

Et aussi, ce même 8 décembre, a eu lieu la célébration de béatification des 7 moines de Tibhirine et des 12 autres religieux  tués en Algérie.

Christian de Chergé, prieur de la communauté des moines, écrivait avant leur enlèvement :

« La paix est d’abord un don de Dieu. Elle nous est donnée. Ne disons pas qu’elle n’existe pas, elle est là. Il faut simplement la faire émerger : Patience (persévérance, c’est pareil) Pauvreté (pas misère….), dans le sens  « humilité ». Présence (c’est au centre), Prière et Pardon… Mais Dieu lui-même est pauvre, Dieu est  présent, Dieu lui-même est prière »

(Dans L’invincible Espérance. Éditions BAYARD.)

[Contribution de MJM]


du 1er dimanche de l’AVENT 2018   (02 décembre – année C)

Dieu, merci de venir réveiller
notre attente endormie
sous les soucis,
la bousculade des jours
et nos ennuis.

Dieu, merci de venir réveiller notre attente endormie
sous le poids des choses.

Nous sommes si pressés
que nous ne prenons plus le temps d’attendre.

Nous avons tant à faire, à penser.
Nos agendas, nos heures, nos vies sont remplis.
Nous sommes si occupés, envahis, pressés
que nous n’avons jamais plus le temps.

Dieu, merci de venir réveiller notre attente.
Toi, tu nous fais cadeau de ce temps neuf.

Voici les temps nouveaux !
D’un temps qui ne peut se gagner ni se perdre.
D’un temps pour respirer, pour espérer, pour vivre.

Dieu, merci pour ce temps d’Avent.
Merci d’arriver à l’improviste,
visiteur inattendu !

Car si Noël est programmé sur nos calendriers,
Toi, Dieu, tu n’as jamais fini de nous surprendre !

Contribution Père Henri


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